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RDC : FCC-CACH, alliés sur papier mais adversaires sur le terrain !

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S’il avait été encore en vie, Maurice Duverger aurait sans doute revisité son livre culte intitulé « Introduction à la politique ». Et pour cause, le cas rd congolais lui aurait ouvert un vaste champ de recherche. Une mine d’or.

Le célèbre professeur des sciences politiques doublé de juriste aurait appris qu’un parti pouvait être et dans l’opposition et au pouvoir.

Il aurait aussi constaté qu’une coalition composant la majorité parlementaire pouvait s’opposer sur des votes essentiels au point de descendre dans la rue pour des motivations diamétralement opposées !

Maurice Duverger se serait, en plus, aperçu que l’on pouvait rejeter la légitimité d’un Président de la république – quitte à en brandir un autre – tout en restant dans les institutions issues du scrutin querellé.

Summum de trouvaille, le politologue français XXL aurait réalisé que l’on pouvait être fier de l’élection du Président tout en qualifiant « d’artificielle » la majorité issue des mêmes élections !

En clair, la CENI serait à la fois compétente et incompétente. Son Président… sortant et son équipe canonisé et diabolisé.

Il n’y a pas meilleur oxymore. Voilà qui aurait sans doute nécessité une mise à jour de l’abc des sciences politiques. Dieu merci, celles-ci ne sont pas une science exacte. Sinon…

N’empêche, comment comprendre que les deux alliés au pouvoir ne le sont que sur papier. Au Parlement, bien malin qui pourrait tracer les frontières dans les travées. Des députés de la Majorité se rentrent habituellement dedans.

La séquence « désignation de Ronsard Malonda » étant un dernier avatar d’une majorité sui generis.

L’Assemblée nationale ayant entériné le candidat Président de la CENI sans l’autre bloc de la Majorité. La voilà qui appelle à manifester dans la rue. Dans le pavé où les deux gestionnaires de la République vont non pas se retrouver, mais se faire concurrence.

Au Gouvernement, mise à part la participation au Conseil des ministres et à des réunions sectorielles, on pourra chercher la cohérence et encore moins la cohésion sans la trouver.

A la place, ce sont par exemple des ennuis d’un Vice-premier ministre en charge de la Justice interpellé sans que le chef du Gouvernement ne soit au courant !

Lorsque le premier ministre s’en offusque via un communiqué, ce sont certains de ses ministres qui déclarent urbi et orbi ne pas être concernés par cette prise de position.

Le énième couac est cette mémo estampillée « confidentielle » d’un vice-ministre de la Santé destinée au premier ministre.

A l’ère et à l’heure des réseaux sociaux, à peine parvenue à son illustre destinataire, cette « confidentialité » se retrouve sur la toile. Et donc dans la rue. L’adjoint FCC déballe carrément son titulaire (CACH-UDPS) à propos de la gestion des fonds Covid- 19.

Retour à Maurice Duverger pour lui dire de ne pas trop se retourner dans sa tombe. Le vernis social-démocrate qui tenait lieu d’idéologie commune n’a pas résisté au temps.

Résultat, tout le monde est redevenu lui-même. Plus pour le pire que pour le meilleur. Triste pour le pays.

José NAWEJ, éditorialiste Forum des As

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