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Énergie & diplomatie économique : La RDC mise sur Inga II pour attirer les investisseurs internationaux

À quelques jours de la Conférence Solar & Storage Live prévue les 24 et 25 juin 2025 à Dubai World Trade Center, Jackson Engunda Essandja, négociateur d’affaires et représentant de la République Démocratique du Congo (RDC), a accordé une interview exclusive à Zoom-eco.net. Il y expose les priorités stratégiques de la RDC dans les secteurs de l’énergie, des ressources naturelles et des investissements.
Un potentiel énergétique stratégique
La République Démocratique du Congo détient l’un des potentiels énergétiques les plus riches du continent africain, mêlant hydroélectricité, énergies renouvelables et fossiles.
« Le fleuve Congo et ses affluents font de la RDC le pays au plus grand potentiel hydroélectrique d’Afrique, et le deuxième au monde après l’Amazone », rappelle Jackson Engunda.
Le projet Inga II, pierre angulaire de cette stratégie énergétique, vise à répondre à la demande croissante en électricité, tout en stimulant le développement économique régional et en réduisant la dépendance aux énergies fossiles. Il constitue également une garantie de retour sur investissement pour les partenaires techniques et financiers.
Diplomatie économique en action
Représentant les intérêts d’investisseurs dans le cadre de négociations commerciales avec le Gouvernement congolais, Jackson Engunda s’impose comme un acteur clé de la diplomatie économique du pays. Il mobilise son réseau international pour promouvoir les opportunités d’affaires offertes par la RDC, malgré des défis persistants.
« L’accès aux sites de construction, le transport des matériaux et l’acheminement de l’électricité sont encore des obstacles majeurs. Mais avec une approche structurée, ces défis peuvent être convertis en opportunités », explique-t-il.
Une vision à long terme pour l’Afrique centrale
La présence de Jackson Engunda à des forums internationaux ne se limite pas à la prospection. Elle s’inscrit dans une stratégie de repositionnement régional de la RDC, au carrefour de l’Afrique centrale, australe et des Grands Lacs. Ses prochaines interventions à Luanda, Marrakech, Dubaï, Cape-Town et Nairobi visent l’attraction de capitaux étrangers dans les secteurs clés : infrastructures, mines, énergie, hydrocarbures et agriculture.
« Nous devons consolider notre coopération régionale pour résoudre les enjeux transfrontaliers, désenclaver les zones enclavées et valoriser notre position géographique stratégique », affirme le négociateur.

Vers une gestion durable des ressources
Enfin, à travers ses multiples expériences, Jackson Engunda insiste sur une exigence centrale : la gouvernance durable et transparente des ressources naturelles, notamment dans les secteurs minier et pétrolier. Il plaide pour une chaîne de valeur plus performante, soutenue par les technologies innovantes, le recyclage et des politiques post-conflit intégrées.
Pour les experts en diplomatie économique, le message transmis par Jackson Engunda révèle une dynamique nouvelle dans l’approche congolaise : conjuguer ressources naturelles et diplomatie d’influence pour générer une croissance durable. Si le projet Inga II devient le symbole de cette ambition, il cristallise aussi les tensions structurelles du pays, entre potentiel immense et carences en infrastructures. La clé ? La confiance des investisseurs à travers des mécanismes de transparence, des engagements politiques clairs et un plaidoyer stratégique constant sur la scène internationale.
Flory MUSISWA







