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RDC : 120 millions USD mobilisés pour la première phase des réparations des victimes des activités illicites de l’Ouganda

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La République démocratique du Congo (RDC) lance la première phase des réparations collectives en faveur des populations et communautés affectées par les activités illicites de l’Ouganda sur le territoire congolais. Une enveloppe globale de 120 millions de dollars américains est affectée à cette opération.

L’annonce a été faite par le ministère d’État, ministère de la Justice et Garde des Sceaux, qui précise que les opérations sont mises en œuvre à travers le Fonds spécial de répartition de l’indemnisation aux victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO).

Cette première phase concerne quatre provinces, à savoir l’Ituri, la Tshopo, le Haut-Uélé et le Bas-Uélé. Chacune bénéficiera d’une enveloppe de 30 millions USD, destinée au financement de projets collectifs prioritaires répondant aux besoins des communautés affectées.

Les fonds devraient notamment financer des interventions dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’accès à l’eau potable, du relèvement économique, ainsi que des initiatives liées à la mémoire et à la résilience communautaire.

Cette opération intervient dans le cadre de l’exécution de l’arrêt rendu le 9 février 2022 par la Cour internationale de Justice (CIJ), qui avait fixé à 325 millions USD le montant des réparations dues par l’Ouganda à la RDC pour les dommages résultant de ses activités illicites sur le territoire congolais.

Dans son communiqué, le ministère de la Justice souligne que 260 millions USD ont déjà été versés par l’Ouganda au titre de ces réparations.

L’enveloppe de 120 millions USD annoncée pour cette première phase représente ainsi une partie des ressources déjà recouvrées au titre de l’indemnisation accordée à la RDC.

Le Gouvernement assure que la sélection et la mise en œuvre des projets seront réalisées suivant des mécanismes visant à garantir la participation des communautés bénéficiaires, ainsi que la transparence et la traçabilité des ressources.

L’objectif affiché est de faire en sorte que les fonds destinés aux victimes produisent un impact direct sur les conditions de vie des populations concernées.

« La réparation est un devoir de justice et une responsabilité de l’État. Cette première phase doit permettre que les ressources destinées aux victimes contribuent effectivement à restaurer leur dignité et à reconstruire leurs communautés. », a déclaré le Ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali.

Le ministère précise toutefois que les réparations individuelles ne sont pas encore concernées par cette première phase. Elles interviendront ultérieurement, après l’achèvement des opérations d’audit, de vérification et de validation des fichiers des victimes, conformément aux procédures applicables au FRIVAO.

Cette étape vise, selon le ministère, à disposer de données fiables et consolidées afin que les indemnisations individuelles puissent être effectuées sur des bases jugées équitables, transparentes et traçables.

Mitterrand MASAMUNA

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