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RDC : le Gouvernement muscle les capacités de l’ARPTC pour surveiller les réseaux mobiles

La qualité des services télécoms revient au centre de l’action du Gouvernement.
Face aux plaintes récurrentes des abonnés sur les appels, la connexion internet et la stabilité des réseaux, l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) dispose désormais de nouveaux équipements destinés à mesurer plus précisément les performances des opérateurs.
Le Ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda Kabangu, a inspecté ces installations, le mardi 25 août 2026.
Les outils acquis couvrent le suivi de la qualité des services, le contrôle des flux de télécommunications ainsi que la gestion du spectre des fréquences.
La démarche vise à donner au régulateur des moyens techniques pour vérifier les prestations réellement fournies aux consommateurs et mieux établir les responsabilités lorsque des défaillances sont enregistrées sur les réseaux.
Des données pour mesurer les performances des opérateurs
La démonstration effectuée lors de la visite ministérielle a permis de présenter les capacités de ces équipements.
Le ministère indique qu’ils offrent « une vision globale et précise » des opérations réalisées presque en temps réel par les différents opérateurs.
L’ARPTC pourra ainsi accéder aux données techniques, les traiter et transmettre les informations utiles aux décideurs.
Cette capacité devrait faciliter la comparaison entre les performances observées sur le terrain et les engagements pris par les sociétés de télécommunications dans leurs cahiers des charges.
Le régulateur entend ainsi disposer d’éléments mesurables pour apprécier la qualité d’un réseau, plutôt que de s’appuyer uniquement sur les plaintes formulées par les consommateurs.
Des sanctions mieux documentées
Les nouveaux équipements doivent également servir au contrôle du respect des obligations réglementaires.
Le communiqué du ministère précise qu’ils permettront de « constater objectivement les éventuels manquements » et de déterminer, lorsque cela est nécessaire, les sanctions ou pénalités appropriées conformément à la réglementation en vigueur.
Cette capacité technique pourrait donc renforcer la position de l’ARPTC face aux opérateurs dont les performances ne correspondent pas aux obligations prescrites.
José Mpanda Kabangu était accompagné, lors de cette visite, des conseillers chargés des Postes, Télécommunications et NTIC à la Présidence de la République et à la Primature, ainsi que de membres de son cabinet.
Un dispositif attendu sur ses résultats
L’acquisition des équipements constitue une étape dans le renforcement du contrôle du marché, mais son impact dépendra surtout de l’utilisation des données produites, indiquent les observateurs du secteurs. Pour ces derniers, la véritable évolution sera perceptible lorsque les défaillances détectées entraîneront des mesures correctives rapides et que les contrôles se traduiront par une amélioration mesurable du service.
Dans un marché où le téléphone mobile et l’internet occupent une place croissante dans les paiements, le commerce et l’activité professionnelle, la qualité des réseaux devient aussi une question de performance économique.
Pour l’ARPTC, le défi sera donc de transformer cette nouvelle capacité de surveillance en résultats visibles pour les abonnés.
Flory MUSISWA







