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RDC : « Faux, le Gouvernement ne négocie pas secrètement avec les Mobondo », affirme Eliezer Ntambwe

Le Gouvernement congolais affirme ne mener aucune négociation secrète avec les éléments Mobondo dans le cadre du processus de pacification engagé dans l’ouest de la République démocratique du Congo.
Le Ministre délégué près le Ministre de la Défense nationale chargé des Anciens combattants, Eliezer Ntambwe Mposhi, l’a déclaré ce lundi 17 août 2026 à Kinshasa, lors d’un briefing de presse conjoint avec le Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.
La rencontre était consacrée à la pacification et à la restauration de l’autorité de l’État dans les zones affectées par le phénomène Mobondo, principalement dans le triangle Grand Bandundu–Kongo Central–Kinshasa.
Interrogé sur l’existence d’éventuelles discussions discrètes avec certains responsables du mouvement, Eliezer Ntambwe a rejeté cette hypothèse. Il assure que la stratégie du Gouvernement repose essentiellement sur la sensibilisation des combattants encore présents dans la brousse afin de les amener à déposer volontairement les armes.
« Qu’est-ce que nous allons encore négocier discrètement ? », a-t-il déclaré, rappelant que plusieurs missions menées dans les zones concernées se sont déroulées en présence de la presse.
Selon le Ministre délégué, la mission qui lui a été confiée par le Chef de l’État, en sa qualité de Commandant suprême, porte notamment sur le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des combattants.
Le désarmement consiste à récupérer les armes détenues par les éléments qui acceptent de quitter les groupes armés. La démobilisation vise ensuite à les sortir de la logique combattante, avant leur orientation vers des mécanismes de réinsertion.
Dans ce cadre, Eliezer Ntambwe affirme que 596 personnes ont déjà été envoyées à Kanyama Kasese. D’autres restent cantonnées dans plusieurs villages, tandis qu’une partie se trouve encore à Kinshasa.
Sur le plan du désarmement, 146 armes avaient déjà été officiellement remises aux autorités militaires.
Le Ministre précise que d’autres armes ont été récupérées depuis, sans avoir encore été centralisées au niveau de la logistique de l’armée.
Une amélioration de la circulation sur certains axes
Le Gouvernement fait également état d’une amélioration progressive de la situation sécuritaire dans plusieurs zones touchées par le phénomène Mobondo.
Selon Eliezer Ntambwe, la RN1 et la RN17 sont désormais fréquentables « sans crainte ».
Plusieurs missions de pacification ont été menées à Kinshasa ainsi que dans les provinces du Kwango et du Mai-Ndombe.
Le Ministre affirme également que plusieurs villages ont été pacifiés, tout en reconnaissant que la restauration complète de l’autorité de l’État nécessite l’intervention coordonnée de plusieurs institutions publiques.
Sur l’origine des violences, Eliezer Ntambwe refuse de présenter la crise comme un simple conflit communautaire opposant les Teke aux Yaka.
Selon lui, il s’agit avant tout d’un conflit foncier ayant dégénéré depuis 2022.
« Tout Yaka n’est pas Mobondo », a-t-il insisté, appelant à éviter les généralisations susceptibles d’entretenir les tensions entre communautés vivant dans les zones concernées.
Concernant Cobra, présenté comme l’un des responsables Mobondo encore actifs, le Ministre affirme que les autorités connaissent sa localisation. Le Gouvernement entend poursuivre avec lui la même approche de sensibilisation déjà utilisée auprès d’autres combattants, avec pour objectif de l’amener à déposer les armes et à rejoindre le processus de pacification.
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