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RDC : Les cours du café et du cacao chutent sous l’effet d’une offre abondante

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Les marchés internationaux des matières premières agricoles évoluent sous pression en ce début du mois de février 2026, marqués par un recul notable des prix du café arabica et du cacao, tandis que le café robusta affiche une évolution plus contrastée.

Ces tendances concernent directement les pays producteurs et exportateurs, dont la République Démocratique du Congo.

Le café arabica a enregistré une baisse significative, atteignant son plus bas niveau en près de cinq mois et demi.

Sur le marché, le contrat de référence KCc1 a reculé de 0,6 % pour s’établir à 3,1515 dollars, après avoir touché un plancher de 3,1405 dollars la livre en séance.

Cette évolution s’explique principalement par les perspectives d’une récolte plus abondante au Brésil, premier producteur mondial, ce qui renforce les anticipations d’une offre excédentaire sur le marché international.

Les opérateurs relèvent également une hausse progressive des stocks certifiés à la bourse ICE, signal d’un rééquilibrage du marché en faveur de l’offre.

Au 3 février 2026, les volumes de café arabica en attente de classement s’élevaient à 60.627 sacs, contre 28.354 sacs une semaine plus tôt, traduisant une accumulation rapide des disponibilités.

Le café robusta, en revanche, a affiché une évolution plus stable.

Le contrat LRCc1 s’est apprécié de 1,05 %, atteignant 3.850 dollars la tonne métrique. Cette progression modérée s’inscrit dans un contexte où la demande reste soutenue pour ce segment, souvent utilisé comme substitut à l’arabica dans l’industrie de la torréfaction.

Du côté du cacao, la tendance demeure résolument baissière.

À Londres, le contrat LCCc1 a perdu 4,2 %, pour s’établir à 2.958 livres sterling la tonne, se rapprochant ainsi de son plus bas niveau de plus de deux ans, fixé récemment à 2.728 livres.

Selon les négociants, le marché reste sur la défensive en raison d’une faiblesse persistante de la demande mondiale, entraînant une accumulation des stocks de fèves invendues en Côte d’Ivoire et au Ghana, principaux producteurs mondiaux.

La flambée des prix observée en 2023 et 2024 a fortement augmenté le coût du chocolat, ce qui a pesé sur la consommation.

Face à cette situation, plusieurs industriels du secteur, dont de grands groupes internationaux, ont procédé à des reformulations de leurs produits, réduisant la teneur en cacao afin de contenir les coûts.

Pour la République Démocratique du Congo, exportatrice de café et de cacao, ces évolutions traduisent un environnement international marqué par une volatilité accrue, susceptible d’influencer les recettes d’exportation et les revenus des producteurs locaux.

L’évolution future des cours dépendra notamment des conditions climatiques, de la dynamique de la demande mondiale et des ajustements de l’offre dans les principaux pays producteurs.

Mitterrand MASAMUNA

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