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RDC : les pays du Corridor de Lobito veulent passer des engagements à la concrétisation

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La deuxième réunion de coordination de haut niveau sur le Corridor de Lobito s’est ouverte lundi 5 octobre 2026 à Lusaka, en Zambie, avec la participation de la République démocratique du Congo (RDC), de l’Angola, de la Zambie, de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement (BAD) et de plusieurs autres partenaires.

Cette rencontre vise à accélérer la mise en œuvre des engagements pris autour de ce corridor stratégique, considéré comme un levier d’intégration économique et de développement des échanges entre les trois pays d’Afrique australe et la région.

Au cœur des discussions figurent notamment la mobilisation du secteur privé pour le financement des infrastructures énergétiques et logistiques, ainsi que le développement du Corridor de Lobito comme un véritable écosystème économique.

Les participants mettent également l’accent sur la transformation locale des minerais, la facilitation des échanges commerciaux et la réduction des barrières administratives.

L’harmonisation des procédures douanières entre les pays concernés constitue, à ce titre, un autre enjeu majeur de la rencontre.

Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le Président zambien, Hakainde Hichilema, a présenté le Corridor de Lobito comme un programme intégré susceptible de contribuer à l’accroissement des échanges commerciaux intra-africains.

Selon lui, le développement de cet axe doit notamment contribuer à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), en facilitant la circulation des marchandises et en renforçant les connexions économiques entre les pays.

Le Chef de l’État zambien a également salué l’accord conclu entre la Zambie et la RDC pour la modernisation de leurs frontières communes. Celui-ci prévoit notamment la construction de postes frontières à arrêt unique, avec pour objectif de réduire les coûts et les délais liés aux opérations d’importation, d’exportation et de transit.

La délégation congolaise à cette deuxième réunion de haut niveau est conduite par le Ministre d’État, Ministre du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo Mbwizya. Elle comprend également Julien Paluku Kahongya, Ministre du Commerce extérieur, et John Banza Lunda, Ministre des Infrastructures et Travaux publics.

Au cours des échanges, Guylain Nyembo a plaidé pour une matérialisation effective des différents engagements pris dans le cadre du Corridor de Lobito.

Pour la RDC, l’enjeu ne se limite pas au développement d’une infrastructure de transport destinée à faciliter l’acheminement des minerais. Kinshasa entend également tirer parti de cet axe pour favoriser l’émergence d’activités économiques et industrielles le long du corridor.

Le Ministre a ainsi insisté sur la promotion des zones industrielles et la construction des infrastructures nécessaires à leur développement. Il a également mis en avant le potentiel de l’agro-industrie et du tourisme comme secteurs susceptibles de bénéficier de la dynamique créée autour du Corridor de Lobito.

Cette approche vise à faire du corridor un outil de transformation économique au-delà du seul secteur minier, en favorisant la création de valeur localement et en générant davantage de retombées pour les populations des territoires traversés.

La rencontre de Lusaka intervient ainsi dans une phase où les différents partenaires cherchent à traduire les annonces et engagements en projets concrets.

Pour la RDC, la réussite du Corridor de Lobito dépendra notamment de la capacité des États et de leurs partenaires à accélérer les investissements dans les infrastructures, à améliorer la connectivité régionale et à lever les obstacles administratifs qui ralentissent encore les échanges.

À terme, l’ambition affichée est de faire du Corridor de Lobito un axe structurant de l’intégration économique régionale, capable de connecter les ressources minières, les zones de production, les marchés et les infrastructures logistiques de la RDC, de la Zambie et de l’Angola.

La deuxième réunion de coordination de haut niveau de Lusaka doit ainsi permettre de passer des engagements politiques et financiers à la réalisation effective des infrastructures et des projets économiques attendus le long de cet axe stratégique.

Mitterrand MASAMUNA

ZoomEco TV