Banques
Afreximbank : jusqu’à 30 % de performance sur ses principaux indicateurs au premier semestre 2026

Afreximbank termine les six premiers mois de 2026 sur une trajectoire de croissance soutenue. Entre progression du bilan, hausse des revenus et amélioration du bénéfice, la banque panafricaine affiche des indicateurs globalement orientés à la hausse.
À fin juin 2026, les actifs et engagements conditionnels du Groupe ont atteint 52,3 milliards USD, contre 48,5 milliards USD à fin décembre 2025. Cela représente une progression de 7,8 % en seulement six mois.
Cette évolution est notamment portée par les activités de financement. Les prêts et avances nets sont passés de 33,5 milliards à 35,4 milliards USD, en hausse de 5,7 %.
Cette expansion du crédit intervient alors que GCR Ratings considère le mandat anticyclique d’Afreximbank comme robuste et soutenu par son historique d’intervention ainsi que par l’appui de ses actionnaires. L’agence a confirmé en mars 2026 ses notes internationales A et A2 avec une perspective stable.
Le bénéfice grimpe de 30 %
La progression du bilan se traduit également dans les comptes. Le revenu net d’intérêts s’est établi à 1 milliard USD, en hausse de 22 % par rapport aux 840 millions USD enregistrés au premier semestre 2025.
Les revenus tirés des commissions ont, eux aussi, progressé de 15 % pour atteindre 71,1 millions USD. Au bout de la chaîne, le bénéfice net ressort à 534,7 millions USD, contre 412,7 millions USD un an auparavant. La hausse atteint ainsi 30 %.
La rentabilité suit la même orientation. Le rendement moyen des capitaux propres est passé de 11 % à 13 %, tandis que celui des actifs s’est amélioré de 2,22 % à 2,54 %.
Ces résultats confortent l’analyse de S&P Global Ratings, qui souligne le rôle important d’Afreximbank dans le financement contracyclique en Afrique et la continuité du soutien de ses actionnaires. L’agence a attribué en juin 2026 à la Banque une note de long terme BBB+, assortie d’une perspective stable.
Un portefeuille qui résiste à l’expansion
La croissance des financements ne s’est pas accompagnée, pour l’instant, d’une détérioration du portefeuille. Le ratio des prêts non performants est revenu de 2,43 % à fin décembre 2025 à 2,20 % au terme du premier semestre.
La liquidité représente, de son côté, 13 % des actifs, soit un niveau maintenu dans la fourchette stratégique de 10 à 15 % retenue par Afreximbank.
S&P reste toutefois plus prudent sur ce volet. L’agence juge la liquidité de la Banque adéquate, mais inférieure à celle de plusieurs autres institutions multilatérales comparables. Elle estime donc que l’évolution de la structure de financement demeure un paramètre à surveiller.
Denys Denya, premier vice-président exécutif d’Afreximbank, voit dans les résultats du semestre une capacité renforcée à soutenir les économies africaines.
« La solidité de notre bilan nous donne la capacité de répondre aux perturbations des marchés, tout en continuant à financer le commerce, l’industrialisation et les investissements qui soutiennent la résilience économique à long terme », a-t-il déclaré.
Après la clôture du semestre, Afreximbank a encore mobilisé 1,5 milliard USD sur le marché obligataire international. Une opération sursouscrite environ deux fois qui vient renforcer ses marges de financement pour accompagner son expansion.
Flory MUSISWA







