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RDC : l’IGF appelle les mandataires publics à faire de la performance le moteur de la gouvernance

L’Inspection générale des finances (IGF) a clôturé son séminaire de vulgarisation du Plan stratégique triennal 2026-2028 en appelant les mandataires des entreprises et établissements publics à adopter une nouvelle culture de gouvernance fondée sur la transparence, le contrôle préventif, la transformation numérique et la performance.
Organisées sur deux jours, ces assises ont réuni les dirigeants des entreprises et établissements publics autour des réformes destinées à moderniser la gestion des ressources publiques et à renforcer l’efficacité de l’action de l’État.

Ouvrant la deuxième journée des travaux, le Secrétaire exécutif de l’ANEP, Patrick Ngulu Mbiombawhul, est intervenu sur le thème « Mandataires des entreprises et établissements publics : statut, rôle et déontologie », mettant l’accent sur les responsabilités juridiques, éthiques et managériales qui incombent aux dirigeants des entreprises publiques.
Les échanges se sont poursuivis avec les interventions d’Alain Serge Lubelo, président de l’IIA RDC, qui a souligné l’importance du contrôle et de l’audit interne, puis de Jean-Marie Ntumba, président de l’ONEC, qui a mis en avant le rôle complémentaire du contrôle et de l’audit externe dans l’amélioration de la gouvernance publique.

Les participants ont également été sensibilisés aux enjeux de la transformation numérique.
Dans son exposé consacré à la digitalisation et à l’interopérabilité, le professeur Kodjo Ndukuma Adjay a présenté la dématérialisation des processus comme un levier essentiel pour améliorer la transparence, l’efficacité et la redevabilité au sein des entreprises et établissements publics.
Les recommandations issues des deux journées de réflexion ont été présentées par le Coordonnateur du Secrétariat technique du séminaire, Paul Shelubale, avant la remise symbolique des brevets de participation aux mandataires ayant pris part à ces travaux.
Dans son allocution de clôture, l’Inspecteur général des finances, chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, a rappelé que le contrôle systémique promu par l’IGF ne constitue pas un mécanisme de sanction, mais un outil de prévention, d’amélioration continue et d’accompagnement des réformes. Il a invité les mandataires publics à concentrer leurs efforts sur trois axes prioritaires : la promotion de la transparence et de la redevabilité, l’accélération de la digitalisation des procédures de gestion ainsi que l’ancrage d’une culture de la performance dans les entreprises et établissements publics.
En parallèle, l’IGF a réaffirmé son engagement à accompagner les gestionnaires publics dans la conduite des réformes tout en poursuivant sa mission de protection des intérêts de l’État avec professionnalisme et rigueur.
Abordant les défis liés à la transformation numérique, notamment en matière de sécurité des données, Christophe Bitasimwa Bahii a encouragé les responsables publics à faire preuve d’audace face au changement, citant l’entrepreneur américain Mark Zuckerberg : « Le plus grand risque est de n’en prendre aucun. »
À travers ce séminaire, l’Inspection générale des finances entend accélérer la mise en œuvre de son Plan stratégique triennal 2026-2028 en instaurant un partenariat renforcé avec les mandataires publics.

Au-delà des échanges techniques, ces assises auront permis de réaffirmer une ambition commune : faire du contrôle un levier d’amélioration de la gouvernance, de la transparence un principe de gestion et de la performance un indicateur central de l’action publique au service du développement de la République démocratique du Congo.
Mitterrand MASAMUNA
























