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RDC : l’encours global des titres publics évalué à 4.998 milliards de CDF au 15 mai 2025

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L’encours global des titres publics émis par la République Démocratique du Congo (RDC) a atteint le volume de 4.998,2 milliards de Francs congolais (CDF), soit 1,7 milliards de dollars américains, au 15 mai 2025, selon les données publiées par la Banque Centrale du Congo (BCC).

Ce chiffre illustre l’ampleur croissante du recours aux instruments de la dette publique par le Gouvernement pour financer ses besoins budgétaires, tout en diversifiant les supports de placement proposés aux investisseurs du marché intérieur.

Sur le marché domestique, la dernière adjudication organisée le 13 mai 2025 a permis au Trésor public de lever 20,5 milliards de Francs congolais (CDF) au titre d’Obligations du Trésor indexées, d’une maturité d’un an et six mois. Ce montant reste toutefois en deçà de l’objectif initial fixé à 50 milliards de CDF, soit un taux de couverture de 41,1 %.

Entre-temps, les Obligations du Trésor libellées en dollar américain, également à échéance d’un an et six mois, ont enregistré des soumissions retenues pour un montant de 50,5 millions de dollars. Sur un objectif de 80 millions USD, le taux de couverture s’est établi à 63,1 %.

Ces résultats traduisent une certaine prudence des investisseurs, dans un contexte où les conditions économiques et les anticipations de taux pourraient influencer la demande pour les instruments souverains.

Le Gouvernement de la RDC projette une nouvelle opération sur le marché intérieur pour le 30 mai 2025. Cette fois, il entend mobiliser 30 millions de dollars américains à travers l’émission de Bons du Trésor en devise, d’une maturité de six mois. Cette stratégie s’inscrit dans la continuité des efforts visant à renforcer la trésorerie de l’État tout en maîtrisant les délais de remboursement.

L’évolution de l’encours de la dette intérieure et des adjudications successives reste un indicateur clé du financement des politiques publiques en RDC, en attendant une éventuelle réouverture des marchés extérieurs ou l’appui renforcé des partenaires financiers.

Mitterrand MASAMUNA

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