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RDC : Les dépôts bancaires chiffrés à 15,7 milliards USD à fin novembre 2025

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À fin novembre 2025, l’encours global des dépôts bancaires en République Démocratique du Congo (RDC) s’est établi à 15,7 milliards de dollars américains, enregistrant une hausse mensuelle de 1,0 % et une progression annuelle de 6,6 % par rapport à décembre 2024, selon les dernières données du secteur bancaire, publiées par la Banque Centrale du Congo (BCC).

Cette évolution positive est essentiellement portée par la dynamique des dépôts libellés en devises, principalement en dollars américains, aussi bien du côté des ménages que des entreprises privées.

À l’inverse, les dépôts en Franc congolais (CDF) affichent un repli de 2,0 % sur un mois, confirmant la persistance d’une forte dollarisation de l’épargne.

La structure des dépôts demeure largement orientée vers les devises étrangères, qui représentent 87,6 % du total des dépôts bancaires, contre seulement 12,4 % pour la monnaie nationale, en baisse de 0,4 point de pourcentage par rapport au mois précédent (12,8 %).

Cette configuration traduit la prudence des agents économiques face aux risques de change et à l’évolution du cadre macroéconomique.

Les dépôts bancaires restent majoritairement alimentés par les ménages, qui concentrent 35,8 % de l’encours, suivis des entreprises privées avec 31,2 %. Cette structure confirme le rôle central du secteur privé dans la mobilisation de l’épargne bancaire, dans un contexte de financement encore limité de l’économie formelle.

Sur le plan spatial, les dépôts bancaires présentent une forte concentration à Kinshasa, qui capte 65,2 % de l’encours total. Les provinces minières suivent, notamment le Haut-Katanga (22,9 %) et le Lualaba (4,0 %), tandis que le Nord-Kivu représente 2,7 % des dépôts. Cette répartition reflète le poids économique et financier des principaux pôles urbains et miniers du pays.

Sectoriellement, les dépôts proviennent principalement des autres secteurs hors administration publique (39,2 %), du commerce (21,7 %) et de l’industrie extractive (14,5 %), illustrant la contribution significative des activités commerciales et minières à la liquidité bancaire.

À fin novembre 2025, les crédits bancaires bruts se sont établis à 10,02 milliards USD, en baisse mensuelle de 0,8 %, mais en hausse de 17,3 % en glissement annuel. Cette contraction mensuelle s’explique principalement par la diminution des financements accordés aux entreprises privées et aux administrations publiques centrales.

Par devise, les crédits libellés en monnaie nationale ont reculé de 3,2 %, tandis que ceux en devises ont diminué de 0,8 % sur un mois, traduisant une certaine prudence des établissements de crédit.

En 2024, les crédits bancaires avaient néanmoins enregistré une croissance annuelle de 17,3 %, soutenue par l’augmentation des financements en faveur des entreprises privées, des ménages et de l’administration centrale. Leur répartition géographique confirmait une concentration à Kinshasa (47,5 %) et dans les provinces minières, notamment le Haut-Katanga (35,7 %) et le Lualaba (9,6 %).

Sur le plan sectoriel, les financements étaient dominés par l’industrie extractive (35,4 %) et les autres services hors administration publique (27,1 %), soulignant l’orientation du crédit bancaire vers les secteurs moteurs de l’économie congolaise.

Mitterrand MASAMUNA

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