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RDC : une croissance de 5,7 % en 2026 portée par les services et le secteur minier

La Banque Centrale du Congo (BCC) anticipe le maintien de la dynamique de l’économie de la République Démocratique du Congo (RDC) en 2026.
Selon les prévisions établies sur la base des données arrêtées à fin mars 2026, le produit intérieur brut (PIB) réel devrait enregistrer une croissance de 5,7 %, soit un niveau identique à celui observé en 2025.
Ces estimations, issues des travaux de la Commission d’Études Statistiques et des Comptes Nationaux, traduisent une conjoncture économique jugée favorable, soutenue principalement par les performances du secteur tertiaire et de l’industrie extractive.
Le secteur des services devrait notamment bénéficier du dynamisme des activités de l’hôtellerie, des bars et de la restauration, qui continuent de contribuer à la croissance de l’économie nationale dans un contexte de reprise de la demande.
Dans le secteur extractif, principal moteur de l’économie congolaise, la valeur ajoutée des minéraux non ferreux devrait progresser de 8,0 % en 2026, contre 8,7 % en 2025.
Cette légère décélération s’explique essentiellement par le maintien de la mesure de quota sur le cobalt, qui continue de limiter le rythme de croissance de la production de ce minerai stratégique.
En dehors des industries extractives, l’activité économique devrait également rester bien orientée.
Le PIB hors industries extractives est attendu en hausse de 4,9 % en 2026, contre 4,8 % l’année précédente, illustrant une progression graduelle des autres secteurs de l’économie.
Ces perspectives confirment la résilience de l’économie congolaise malgré les contraintes qui pèsent sur certaines filières minières. Elles mettent également en évidence la contribution croissante des services à la diversification de la croissance, même si le secteur minier demeure le principal levier de création de richesse en République démocratique du Congo.
Mitterrand MASAMUNA
























