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Patrick Muyaya : « le dépistage précoce de la drépanocytose évite la paupérisation »

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Le député national Patrick Muyaya estime que le dépistage volontaire précoce de la drépanocytose évite la paupérisation des familles. Raison pour laquelle il a encouragé les congolais à faire des tests prénuptiaux avant le mariage et le dépistage néonatal dans les antennes de l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) installées à travers la RDC.

Il a lancé ce message à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la drépanocytose célébrée ce 19 juin 2018. A Kinshasa, une journée scientifique a été organisée au Centre de médecine mixte et d’anemie SS (CMMASS) de Yolo-Sud dans la commune de Kalamu.

En effet, l’Inde est le 1er pays au monde le plus touché par la drépanocytose. Le Nigeria est 2ème, tandis que la RD Congo est 3ème au monde et 2ème en Afrique. D’après les statiques de l’IRSS, il y a 300 000 nées drépanocytaires chaque année en RDC.

« Le danger est là. La prise en charge de la drépanocytose coûte chère aux parents congolais dont les revenus sont déjà faibles. Pour un seul produit, il est possible de dépenser jusqu’à 500 USD. C’est pour cela que je nous invite à éviter de donner naissance à des nouveaux drépanocytaires. Le dépistage précoce accessible à tous est fondamental, préventif et salutaire. Il faut qu’il soit soutenu par une sensibilisation accrue jusque dans les milieux ruraux », a recommandé l’élu de la Funa.

Docteur Jeanine lors de son intervention à la journée scientifique sur la lutte contre la drépanocytose au CMMASS de Yolo-Sud à Kinshasa. @Zoom_eco

L’impact défavorable de la drépanocytose sur la dynamique familiale est un fait réel en RDC. Plusieurs parents ressentent des troubles dont les plus courants sont : la pitié pour l’enfant, l’insomnie, la frustration, la peur du décès de l’enfant. Les parents les moins instruits et ceux qui vivent surtout dans les milieux ruraux sont les plus concernés.

Bien plus, la drépanocytose demeure encore l’un des facteurs directs de la séparation de couples, de la détérioration des relations ceux qui vivent toujours ensemble et de l’accentuation de difficultés financières.

Patrick Muyaya estime qu’il est plus qu’urgent d’investir dans la recherche de la thérapeutique afin de capitaliser les avancés pour mieux prévenir et prendre en charge cette maladie d’autant plus que c’est une priorité de santé publique.

« Nous devons tous être conscients d’abord de ce que représente cette maladie. Nous devons arrêter de stigmatiser ceux qui en souffrent en estimant que c’est un cas de sorcellerie. Nous devons travailler à la prévention notamment avec des tests prénuptiaux. Nous devons surtout encourager la jeune équipe conduite par Docteur Jeanine qui travaille dans ce centre à Yole-Sud avec autant d’engagement, de dévouement et de volonté. Et à travers la République, nous avons besoin des personnes si motivées pour faire avancer cette cause », a – t – il plaidé.

En rappel, la drépanocytose est une maladie génétique de l’hémoglobine, une substance contenue dans les globules rouges, qui sert à transporter l’oxygène à travers le corps. Environs 5 % de la population mondiale sont atteints de cette maladie génétique du sang.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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