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Félix Tshisekedi, « ensemble, nous pouvons vaincre les 63% du taux de pauvreté qui ronge le pays !

Le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi s’en va en guerre contre la pauvreté qui a longtemps élu domicile en RDC. D’après lui, « la pauvreté reste un phénomène de masse en RDC, mais que nous allons vaincre tous ensemble ». Il a pris cet engagement solennel ce mercredi 16 octobre 2019 lors du lancement Programme Présidentiel Accéléré de Lutte Contre la Pauvreté et les Inégalités. Un programme lancé sur le site du Lac de Ma Vallée dans la commune de Mongafula.
En 2017, la pauvreté était évaluée à 63% avec une incidence en milieu rural qui avoisine les 70%, ce en dépit de l’absence d’une mise à jour récente de l’enquête nationale sur la pauvreté.
Cette pauvreté est plus accentuée dans 15 territoires de la RDC avec une incidence supérieure à 85%, selon une étude menée en 2017 par la Cellule d’Analyses des Indicateurs de Développement, CAID en sigle. Il s’agit des territoires de Boso-Bolo, Businga, Djolu, Inongo, Kasongo-Lunda, Katako-Kombe, Katanda, Kiri, Kole, Lodja, Lomela, Lusambo, Miabi, Poko, et Songololo.
Plusieurs facteurs signaux alarmants dénotent cette pauvreté assez criante. Il s’agit notamment de :
La desserte en eau potable qui tourne autour de 26% au niveau national, avec une disparité criante entre le milieu urbain, ravitaillé à 38%, et le milieu rural couvert à 14%. La desserte en électricité dont la couverture est inférieure à 10 % au niveau national et de seulement 1% en milieu rural.
Absence de logements décents. A ce sujet, on constate qu’en milieu rural, seuls 7% des logements sont construits en matériaux durables tandis que 95% des ménages sont dépourvus de tout système d’assainissement, de fosses septiques et de latrines couvertes.
Absence d’écoles pour de jeunes gens qui sont abandonnés à eux-mêmes ; pas de formation non plus pour adultes, absence de système de santé adéquat, pas de routes en bon état pour désenclaver, sans nourriture, sans revenu, etc.
Conséquences de cette pauvreté
Cette pauvreté est en outre l’un des principaux vecteurs de violences et divers autres types de conflits. Elle suscite et ravive l’émergence des forces négatives dont les mouvements rebelles en favorisant l’enrôlement facile des femmes, hommes et enfants démunis dans diverses entreprises criminelles, allant du phénomène « Kuluna » dans nos villes, aux rebellions armées qui sévissent encore dans certaines parties du territoire.
Vivre dans un environnement hostile, sans eau potable ni électricité, sans écoles ni formation pour adultes, sans système de santé adéquat, sans routes, sans nourriture, sans revenu, … est l’une des formes les plus insidieuses de violation des droits de l’homme.
Nadine FULA

