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Kinshasa : carburant, vers une rupture de stock justifiée par deux facteurs !

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Kinshasa : carburant, vers une rupture de stock justifiée par deux facteurs ! 1

Deux facteurs majeurs sont à la base de la rupture du stock en carburant qui se profile à l’horizon à Kinshasa. La désuétude du taux de change appliqué dans la structure de prix en vigueur nécessitant un réajustement d’environ 9%. Ensuite, il y a l’augmentation du Prix moyen frontier (PMF) de près de 26%. Ces paramètres sont, d’après des sources crédibles, à la base des stocks négatifs enregistrés par les sociétés commerciales (Socoms).

« Nous aimerions attirer votre attention sur le fait que ce 11 septembre 2018, et pour la première fois, les stocks disponibles des SOCOMS sont négatifs tant en essence qu’en gazole. Nous les avons mis en demeure de reconstituer urgemment leurs stocks, sans actions de leur part », a alerté l’expert en logistique pétrolière dans une correspondance officielle adressée au ministre des Hydrocarbures en date du

Entre les lignes, il y a lieu de considérer la limite de compétence de Services des Entreprises Pétrolières Congolaises (SEP), qui n’est qu’un gestionnaire des stocks, face à la réalité à laquelle les opérateurs pétroliers sont confrontés. Visiblement, il s’agit là d’un refus contraignant des SOCOMS de procéder au renouvellement de leurs stocks par crainte de continuer à enregistrer des pertes énormes.

La solution à ce problème consiste à réajuster les deux paramètres, à savoir : le taux de change et le prix moyen frontier. Ce réajustement offre l’avantage de rééquilibrer la structure de prix du carburant. Cela va entraîner, sans nul doute, à une nouvelle révision à la hausse des prix du carburant à la pompe.

Pour y parvenir, le gouvernement a tout intérêt à dénouer la situation en approuvant, au terme d’une concertation avec le secteur pétrolier, la révision de l’actuelle structure de prix du carburant en vigueur depuis le 22 avril 2018.

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Va – t – il consentir à cette démarche ? Si non, les pétroliers seront – t – ils prêts à reculer ? Si oui, qui va supporter le coût des écarts constituant des pertes du business de ces opérateurs économiques ? Le peuple sera – t – il encore victime de ce face à bras de fer en vue ?

En attendant des réponses appropriées à ces questions que se posent de nombreux analystes, le danger lié à la pénurie du carburant frappe à la porte de Kinshasa. Et une solution devrait se trouver en toute urgence afin de permettre aux SOCOMS de reconstituer leurs stocks.

Ne pas le faire signifie s’attendre à des ruptures de produits dans les stations-service dans les prochaines heures. Ce, en considérant que la situation se dégrade depuis le 11 septembre dernier.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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Edito

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