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Economie

RDC : le PIB réel progresse de 5,8 % en 2025

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L’économie de la République démocratique du Congo (RDC) a enregistré une croissance réelle de 5,8 % en 2025, selon les estimations préliminaires de la Commission des Études Statistiques et des Comptes nationaux (CESCN).

Cette performance, en léger ralentissement par rapport aux 6,1 % enregistrés en 2024, reste toutefois supérieure à la moyenne de l’Afrique subsaharienne, estimée à 4,5 %.

La croissance de l’économie congolaise demeure ainsi soutenue, malgré un contexte marqué notamment par le ralentissement des activités extractives et la suspension temporaire des exportations de cobalt.

En 2025, le secteur tertiaire s’est imposé comme le principal contributeur à la croissance économique congolaise. Sa valeur ajoutée a progressé de 5,7 %, générant une contribution de 2,7 points de pourcentage à la croissance globale.

Cette dynamique a notamment été portée par l’hôtellerie, les bars et la restauration, le commerce, le transport ainsi que les activités de poste et de télécommunications.

La branche hôtellerie, bars et restauration a enregistré une croissance de 8,5 %, contre 6,0 % en 2024. Le commerce a, pour sa part, progressé de 5,9 %, après une contraction de 0,9 % l’année précédente.

Dans le transport, la croissance s’est établie à 4,7 %, contre 4,6 % en 2024. Les activités de poste et télécommunication ont affiché la progression la plus importante, avec une hausse de 11,0 %, contre 9,7 % une année auparavant.

Le dynamisme des services a contribué à renforcer les activités non extractives, dont la croissance est passée de 4,0 % en 2024 à 4,8 % en 2025. Cette évolution traduit une diversification progressive de la base productive de l’économie congolaise.

Selon les données de la CESCN, l’expansion continue des services de télécommunications ainsi que la présence, dans les grandes agglomérations du pays, d’acteurs majeurs du secteur hôtelier figurent parmi les principaux facteurs ayant soutenu cette évolution.

Le secteur primaire, fortement dominé par les activités extractives, arrive en deuxième position avec une croissance de sa valeur ajoutée de 6,8 % en 2025, contre 9,2 % en 2024.

Sa contribution à la croissance économique s’est établie à 2,3 points de pourcentage, contre 3,0 points un an plus tôt.

Cette décélération est principalement liée à l’évolution de la branche « Extraction de minéraux non ferreux », dont la croissance est passée de 12,3 % en 2024 à 8,7 % en 2025.

Malgré ce ralentissement, les activités minières ont contribué à hauteur de 2,0 points de pourcentage à la croissance globale en 2025, contre 2,8 points en 2024.

Le recul du rythme d’expansion du secteur extractif s’explique notamment par les effets de la suspension temporaire des exportations de cobalt sur la production. Cette mesure a pesé sur la dynamique de l’activité minière.

Toutefois, cette contre-performance a été partiellement compensée par une production de cuivre supérieure aux anticipations initiales, permettant ainsi d’atténuer l’impact du ralentissement lié au cobalt.

Le secteur secondaire a, quant à lui, apporté une contribution de 0,6 point de pourcentage à la croissance du PIB en 2025, contre 1,2 point en 2024.

Cette baisse s’explique principalement par le ralentissement de la branche construction, dont la croissance est passée de 12,4 % en 2024 à 9,2 % en 2025.

Malgré cette décélération, la construction demeure l’un des moteurs du secteur secondaire. Elle a contribué à hauteur de 0,5 point de pourcentage à la croissance globale en 2025, contre 0,7 point l’année précédente.

Cette évolution intervient dans un contexte marqué par la poursuite de l’exécution de plusieurs grands projets d’infrastructures routières à travers le pays.

Les estimations préliminaires de la CESCN mettent ainsi en évidence une structure de croissance reposant sur deux principaux piliers : les services et les activités extractives.

Avec 2,7 points de contribution, le tertiaire devance désormais le secteur primaire, qui a contribué à hauteur de 2,3 points. Le secteur secondaire complète cette dynamique avec 0,6 point.

La progression des activités non extractives à 4,8 % constitue par ailleurs un signal encourageant pour la diversification de l’économie congolaise. Mais le poids des industries extractives demeure important, notamment à travers la contribution du cuivre et des autres minerais non ferreux.

En 2025, la croissance congolaise a donc légèrement ralenti, passant de 6,1 % à 5,8 %, tout en conservant un niveau supérieur à la moyenne subsaharienne. L’enjeu pour les prochaines années sera de consolider cette croissance en renforçant les activités non extractives, tout en réduisant la vulnérabilité de l’économie aux fluctuations de la production et des marchés des matières premières.

Mitterrand MASAMUNA

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