Finance
RDC : En rythme mensuel, les services d’assiette ont mobilisé 1.586,9 milliards de CDF au 29 janvier 2026

Les services d’assiette ont mobilisé, en rythme mensuel, 1.586,9 milliards de francs congolais (CDF), soit un montant équivalent à 723,9 millions USD au taux interbancaire de la BCC, de recettes publiques au 29 janvier 2026.
Dans le même temps, les dépenses publiques se sont élevées à 2.617,6 milliards de CDF, représentant plus d’un milliard de dollars, soit un niveau nettement supérieur aux ressources encaissées sur la période.
Ces dépenses ont été principalement orientées vers la rémunération des agents et fonctionnaires de l’État, les charges de fonctionnement des institutions et ministères, ainsi que les rétrocessions dues aux provinces.
Au cours de cette période sous analyse, les finances publiques accusent un gap négatif de 1.030,7 milliards de CDF consécutif au niveau des recettes et les dépenses engagées.
Cet écart entre recettes et dépenses met en évidence une tension de trésorerie au cours du premier mois de l’exercice budgétaire 2026, une situation récurrente en début d’année fiscale, marquée par la rigidité des charges courantes de l’État et la montée progressive des recettes.
Pour l’exercice 2026, la loi de finances votée par le Parlement congolais prévoit une augmentation significative des recettes publiques par rapport à l’exercice précédent.
Ces prévisions reposent notamment sur le renforcement de la mobilisation des recettes fiscales et douanières, l’amélioration de la gouvernance financière, ainsi que la lutte contre les fuites de recettes.
Les autorités budgétaires misent également sur la bonne tenue du secteur minier, principal pourvoyeur de devises et de recettes fiscales, ainsi que sur la montée en régime des réformes engagées au sein des régies financières.
La BCC souligne régulièrement l’importance d’une gestion prudente de la trésorerie, afin de limiter le recours au financement monétaire et de préserver la stabilité macroéconomique.
À mesure que l’année budgétaire progresse, l’évolution des recettes effectives par rapport aux prévisions de la loi de finances 2026 sera déterminante pour apprécier la capacité de l’État à soutenir ses engagements tout en maintenant les équilibres financiers.
Mitterrand MASAMUNA






















