Finance
RDC : Prestation de serment de près de 50 comptables publics, un tournant décisif pour la gouvernance financière

La République Démocratique du Congo (RDC) a franchi une étape majeure dans la réforme de ses finances publiques avec la prestation de serment de près de 50 comptables publics principaux et secondaires.
La cérémonie solennelle, présidée par le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, s’est tenue sous le haut patronage du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Loin d’être une simple formalité administrative, cet acte marque l’aboutissement de longues années de réformes internes au sein du Ministère des Finances.
Le Ministre Fwamba a salué l’engagement des récipiendaires et rendu hommage aux cadres et agents ayant porté ce chantier stratégique, rappelant les sacrifices consentis pour moderniser l’administration financière de l’État.
Cette prestation de serment s’inscrit dans la dynamique de déconcentration de l’ordonnancement et de modernisation de la comptabilité publique, fondée sur la tenue de la comptabilité en partie double, l’approche des droits constatés, ainsi que la mise en place d’un réseau comptable structuré, coordonné par l’Agence Comptable Centrale du Trésor (ACCT).
Prenant la parole, le Directeur Général de la DGTCP, Serge Maabe Muanyimi, a souligné que cet acte, strictement encadré par les textes légaux, constitue une avancée majeure vers une gestion plus rigoureuse, transparente et responsable, quinze ans après la promulgation de la loi de 2011 relative aux finances publiques.

Sur le plan de l’accompagnement, le Ministre des Finances a rassuré les près de cinquante comptables publics nouvellement assermentés quant au soutien du Gouvernement, tout en appelant à un changement de paradigme fondé sur la responsabilité personnelle, l’intégrité et la discipline financière
Pour les experts en finances publiques, l’assermentation de ces comptables principaux et secondaires renforce la chaîne de redevabilité de l’État et limite les zones d’opacité dans l’exécution budgétaire.

Le succès de la réforme dépendra toutefois de l’effectivité des moyens, de la formation continue et de l’opérationnalisation du Compte Unique du Trésor.
Si ces conditions sont réunies, la RDC pourrait franchir un cap décisif en matière de gouvernance financière.
Flory MUSISWA






















