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RDC : Un système informatique parallèle à l’OCC aurait causé plus de 25 millions USD de pertes en 2025

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Le Ministre du Commerce extérieur de la République Démocratique du Congo, Julien Paluku Kahongya, accuse le Directeur général de l’Office congolais de contrôle (OCC), Étienne Tshimanga, d’avoir mis en place un système informatique parallèle ayant entraîné un manque à gagner estimé à plus de 25 millions de dollars américains pour le Trésor public au cours de l’exercice 2025.

Ces accusations sont contenues dans une correspondance officielle adressée au dirigeant de l’OCC, dans le cadre du suivi de la gestion des entreprises publiques placées sous la tutelle du ministère du Commerce extérieur.

Le Ministre y évoque des faits qu’il qualifie de « gravité exceptionnelle », traduisant, selon lui, une volonté manifeste de s’affranchir des règles administratives, financières et éthiques régissant cet établissement public.

Parmi les griefs formulés, Julien Paluku reproche au Directeur général de l’OCC une gestion jugée irresponsable des ressources humaines.

Le document fait état de recrutements massifs et de promotions qualifiées de frauduleuses, intervenus alors que l’Office rencontrerait des difficultés récurrentes à honorer le paiement des salaires du personnel dans les délais légaux.

Le Ministre rappelle avoir donné des instructions formelles d’austérité, notamment à travers une lettre datée du 18 septembre 2025, interdisant tout recrutement sans autorisation préalable.

Selon lui, ces décisions auraient contribué à alourdir la masse salariale et à détériorer le climat social au sein de l’entreprise.

Le cœur des accusations porte toutefois sur la mise en place présumée d’un système informatique parallèle destiné à la gestion du contrôle des importations.

D’après le Ministre, ce dispositif fonctionnerait en dehors des protocoles officiels de l’OCC et serait particulièrement actif au niveau de la direction provinciale de Matadi.

La même source indique que ce système serait en cours de déploiement dans l’espace Katanga, notamment au Haut-Katanga, laissant craindre une généralisation de la fraude à l’échelle nationale.

Le ministère du Commerce extérieur affirme que la duplication de ce système informatique aurait favorisé l’utilisation frauduleuse des attestations de vérification BIVAC/Bureau Veritas.

Le préjudice financier direct pour l’OCC est évalué à plus de 25 millions de dollars américains pour la seule année 2025.

Selon le document, environ 6.640 dossiers seraient concernés, dont près de 87 % localisés à Matadi, où l’application informatique parallèle aurait été déployée en priorité.

Le Ministre qualifie ce manque à gagner de « crime économique » portant atteinte à l’Office et, par ricochet, au Trésor public.

Face à la gravité des faits allégués, Julien Paluku Kahongya a enjoint le directeur général de l’OCC de fournir, dans un délai de vingt jours, des explications écrites et documentées. Celles-ci devront notamment porter sur la logique administrative ayant présidé aux recrutements contestés, l’identité des concepteurs et administrateurs du système informatique parallèle, ainsi que sur la justification de l’évaporation des recettes liées aux attestations de vérification litigieuses.

Mitterrand MASAMUNA

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