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Monde : 52 millions USD des États-Unis pour appuyer les interventions du PAM

Le Département d’État américain a annoncé, ce vendredi 1er août 2025, une contribution additionnelle de 52 millions de dollars au Programme alimentaire mondial (PAM).
Cette aide d’urgence bénéficiera à 1,9 million de personnes réparties entre la République Démocratique du Congo (RDC), l’Éthiopie, Haïti et Djibouti.
Dans un communiqué officiel, les autorités américaines ont souligné que « sous la présidence Trump, les États-Unis demeurent le premier fournisseur mondial d’aide alimentaire et humanitaire ». Une affirmation qui intervient alors même que l’administration américaine a récemment pris des décisions controversées, notamment la suppression des financements à plusieurs institutions internationales, dont l’UNESCO et surtout l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).
La décision de dissoudre l’USAID, annoncée le 1er juillet 2024, par le Secrétaire d’État Marco Rubio, marque une rupture historique dans la politique d’aide extérieure américaine.
Créée en 1961, l’agence jouait un rôle central dans les efforts humanitaires américains à l’étranger.
En République Démocratique du Congo, l’impact de cette fermeture pourrait être lourd.
En 2024, l’USAID avait alloué plus de 838 millions de dollars à la RDC, dont 414 millions spécifiquement destinés à l’assistance humanitaire pour faire face aux conséquences des conflits armés et aux déplacements massifs de population.
Selon le Plan de réponse humanitaire 2025, la RDC a besoin de 2,54 milliards de dollars pour venir en aide à 11 millions de personnes, dont 7,8 millions de déplacés internes. Le pays figure toujours parmi les États les plus touchés au monde par les déplacements forcés. Une situation aggravée par l’insécurité persistante dans l’Est du pays.
La contribution annoncée ce 1er août constitue donc une bouffée d’oxygène pour les partenaires humanitaires, mais elle ne compensera pas à elle seule le retrait structurel des États-Unis de plusieurs mécanismes de coopération multilatérale.
Pour de nombreux acteurs, cette aide ponctuelle souligne les paradoxes de la politique étrangère actuelle des États-Unis : une générosité affichée dans l’urgence, mais une réorientation profonde de leur engagement à long terme.
AGNES KAYEMBE
























