Santé
RDC : le Gouvernement prépare l’extension de l’Assurance Maladie Obligatoire pour alléger les dépenses des ménages

Le Gouvernement congolais engage les consultations pour déployer progressivement l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), notamment auprès des fonctionnaires et des travailleurs de l’économie informelle.
Les travaux ont été lancés, le mardi 6 octobre 2026 à Kinshasa, avec pour objectif de mieux protéger les familles contre le poids des dépenses de santé.
La cérémonie était présidée par le Vice-Premier Ministre chargé de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, représentant la Première Ministre, aux côtés du Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba.

L’assurance maladie repose sur la mise en commun de ressources pour financer les soins des personnes couvertes.
Ce mécanisme permet de répartir le risque financier lié à la maladie entre les assurés, plutôt que de laisser chaque ménage supporter seul les frais au moment de se faire soigner.
Pour les familles, l’enjeu est de pouvoir accéder à une consultation, à des médicaments ou à une hospitalisation sans compromettre les dépenses essentielles du foyer.
Samuel Roger Kamba a inscrit cette démarche dans la vision de solidarité et d’équité portée par le Président Félix Tshisekedi.
Selon le Ministre, la refondation du système de santé passe par un financement renforcé, une meilleure disponibilité des médicaments, la digitalisation et la régulation du secteur.
La représentante de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a également présenté les enjeux de la couverture santé universelle.
Le Directeur Général du Fonds de Solidarité de Santé a, pour sa part, expliqué le rôle de son institution dans la mise en œuvre de l’AMO.
L’intégration progressive des travailleurs de l’économie informelle constitue un enjeu majeur. Leurs revenus irréguliers rendent nécessaire une organisation adaptée pour faciliter leur participation et assurer la continuité de leur couverture.
Ces consultations ouvrent une phase de préparation et de mobilisation des parties prenantes.
L’enjeu sera de traduire cette solidarité en soins accessibles et en une diminution réelle des sommes restant à la charge des familles.

Il sied de rappeler qu’en 2023, les paiements directs des ménages représentaient environ 38 % des dépenses courantes de santé en RDC, selon les données de l’OMS. Ce qui revient à dire, sur 100 dollars consacrés à la santé, près de 38 dollars étaient payés directement par les familles au moment des soins. Ramener cette part à 20 % supposerait une baisse de 18 points, soit presque une division par deux, grâce à un recours accru aux financements publics ou mutualisés.
Flory MUSISWA







