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RDC : CNPV encourage la reforme du secteur bancaire pour préserver l’intégrité du système financier

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La campagne le « Congo n’est pas à vendre » (CNPAV) vient d’encourager le Gouvernement de la Rd Congo à réformer le secteur bancaire congolais en danger. Objectif : préserver l’intégrité du système financier.

Elle réitère son alerte inquiétante à la suite d’une nouvelle publication de The Sentry, laquelle met en cause une banque congolaise qui aurait facilité des opérations à des entrepreneurs nord-coréens afin d’enfreindre des sanctions internationales. 

« Si notre système bancaire venait à être jugé trop risqué, nous pourrions voir les banques internationales refuser toute collaboration avec le système bancaire congolais, coupant ainsi le pays de toute transaction en devise américaine », ajoute Jean Claude Mputu citant le rapport Affaires risquées, publié par l’organisation américaine The Sentry et qui met en cause la banque Afriland First Bank Congo.

Au cours de ces dernières années, soutient le « Congo n’est pas à vendre », nombreuses sont les banques correspondantes qui ont fermées leur porte au Congo, et refusé toute coopération avec son système bancaire.

Alors que l’économie congolaise repose à 90% sur les dépôts bancaires et les prêts en dollars américains, le fait d’être coupé de cette devise aurait des conséquences dramatiques sur l’économie et conduirait à une incertitude financière généralisée.

Recommandations de CNPAV 

Pour la Campagne Le Congo n’est pas à vendre, le Gouvernement congolais ne peut plus rester silencieux et laisser les banques du Congo agir en toute impunité, mettant son économie et le bien-être de ces citoyens en péril. 

« Le Congo n’est pas à vendre appelle donc le président de la Rd Congo à exercer pleinement son rôle de garant du bon fonctionnement des institutions pour s’assurer qu’une enquête judiciaire soit ouverte dans les plus brefs délais », a recommandé Jean Claude Mputu dans un communiqué officiel.

Autant les enquêtes de The Sentry, Global Witness et PPLAAF ainsi que le procès des 100 jours du chef de l’état mettent en exergue des pratiques apparemment frauduleuses au sein de certaines banques commerciales du pays, autant des activistes de la société civile de la Rd Congo sont d’avis que des telles transactions risquent de compromettre le système bancaire congolais au point d’être accusé de laxisme et d’instrument de blanchiment d’argent.

Aux États-Unis, rappelle CNPV, des mises en garde se font déjà entendre. Le 16 août 2020, neuf sénateurs américains ont adressé une correspondance au Département du Trésor Américain et au Secrétaire d’État Mike Pompéo afin de les exhorter à faire pression sur le président congolais Tshisekedi pour qu’il lutte contre la corruption et réforme le secteur bancaire congolais. 

Ils ont demandé notamment au Trésor Américain d’envisager de nouvelles sanctions au Congo et la publication d’une note d’information relative aux risques de blanchiment d’argent et de ne pas faire des affaires avec certains acteurs des secteurs bancaire et minier au Congo.

Agnès KAYEMBE

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