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RDC : Eustache Muhanzi installe les mandataires de l’ARE et l’ANSER

L’Autorité de régulation de l’électricité (ARE) et à l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) sont désormais opérationnelles. Les dirigeants de ces structures ont été installés, le mardi 11 août 2020, par le ministre d’Etat, ministre des Ressources hydrauliques et électricité Eustache Muhanzi.
C’est une prise de fonctions qui concrétise la volonté du législateur congolais qui a libéralisé le secteur de l’électricité en Rd Congo.
Pour le ministre d’Etat, Eustache Muhanzi, c’est un motif de soulagement, compte tenu du fait que l’installation de ces animateurs intervient au terme d’un long processus ayant duré plus de six ans.
« Le travail qui vous attend est exigeant et demande beaucoup d’imagination, de sens du devoir, de sacrifice et d’effort. Autant dire que c’est une vocation de pionnier qui vous attend. C’est à cette vocation qu’une bonne majorité de notre population devra son accès au courant électrique et à tous les services qui l’accompagnent », a-t-il exhorté au cours de cette cérémonie qui s’est déroulée dans la salle de conférence de l’Hotel Rotana à Kinshasa.
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Eustache Muhanzi a rappelé aux uns et aux autres la capacité dont ils doivent se doter en vue de susciter la confiance et d’attirer les investissements en RDC.
Les animateurs de ces structures (ARE et ANSER) ont été ainsi invité à plus de rigueur et de sérieux dans l’exercice de leurs fonctions dans l’optique d’implanter solidement, dans le temps et dans l’espace, les structures rationnelles d’entretien et de croissance énergétique.
Quant à l’effectivité de la libéralisation du secteur hydraulique, a promis Eustache Muhanzi, elle pourra intervenir dans un futur proche, étant donné que les mesures d’application de la libéralisation sont déjà formalisées et en lecture à la Commission des lois.
Le ministre d’Etat estime que l’installation des animateurs de ces organes place la Rd Congo à la croisée des chemins, étant donné que le pays a décidé de changer sa politique énergétique par la libéralisation du secteur.
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— A.R.E/RDC (@AREDRC1) August 12, 2020
Cette libéralisation, pense-t-il, offre deux avantages à la RDC. Le premier c’est l’ouverture à une possibilité de la libre concurrence, possibilité dont devra découler logiquement une croissance ressentie de la capacité énergétique nationale.
Le deuxième avantage, pense Eustache Muhanzi, est relatif à l’opérationnalisation de l’ANSER qui, selon lui, « vient combler un grand vide qui confinait injustement la desserte électrique aux seuls centres urbains, en négligence parfaite de la plupart des milieux ruraux, ce depuis la période coloniale ».
A RE(LIRE) : le ministre d’Etat Muhanzi autorisé à constituer les organes de l’ARE et de l’ANSER
Pour rappel, l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et péri-urbain (ANSER) est un établissement public chargé de la promotion, du financement et de la mise en œuvre de la politique générale gouvernementale pour l’électrification des milieux rural et périurbain.
Quant à l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE), elle se charge, selon les termes de la loi, d’assurer la régulation ainsi que le contrôle et le suivi des activités du secteur de l’électricité.
Elle a pour mission d’organiser et de promouvoir la compétitivité et la participation du secteur privé en matière de production, de transport, de distribution, d’importation, d’exportation et de commercialisation de l’énergie électrique en RDC.
Olivier KAMO

