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RDC : les trois décisions de la Gécamines sur son parc immobilier !

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Se défaire des éléments devenus inutiles pour financer la modernisation des immeubles nécessaires, céder à ses agents et retraités certains terrains à un prix symbolique dans le cadre de son plan social, et garder intact son patrimoine européen sauf les deux villas déclarées insalubres par les communes bruxelloises. Voilà, en substance, les trois décisions de la Gécamines à propos de la gestion de son parc immobilier !

C’est pour répondre à la campagne de désinformation engagée depuis mercredi 20 juin 2018 sur la prétendue vente de ses biens immobiliers que la Gécamines fait cette mise au point.

Respect de la procédure

En effet, indique la Gécamines, son actionnaire-unique (l’Etat congolais) réuni en Assemblée générale, lui avait recommandé de se concentrer sur son cœur de métier, à savoir : l’extraction des minerais, leur transformation et la vente des métaux.

Dans cette perspective, il a été engagé un inventaire et une valorisation de tous les actifs immobiliers de la Gécamines, dont certains étaient quasiment à l’abandon, en vue de leur cession. Et sur décision du Conseil d’administration, la Direction générale s’est exécutée, en parfaite coordination avec la Délégation syndicale au sein d’une commission mixte.

« Gécamines tient à préciser que dans la mise en œuvre de cette opération, la réglementation ainsi que la procédure en vigueur à la société ont été scrupuleusement suivies et respectées, en concertation avec la Délégation syndicale, et en accord avec l’Actionnaire Unique de la société », rapporte le communiqué officiel daté du 22 juin dernier.

Se défaire pour moderniser

Au regard des résultats de l’inventaire et la valorisation des actifs de la société, la première décision du Conseil d’administration a été celle de se défaire des éléments devenus inutiles de son parc pour financer avec l’argent des ventes, la réhabilitation des immeubles nécessaires à sa stratégie de modernisation.

Cette démarche s’inscrit, d’après la Gécamines, dans la continuation de ce qui a déjà été réalisé avec l’immeuble de la direction générale qui fait désormais la fierté de la ville de Lubumbashi.

« Avec l’argent issu de la vente des premiers actifs, Gécamines a-t-elle pu, d’ores et déjà, engager les travaux de construction du nouveau siège de sa Direction des Participations, tout comme prochainement elle engagera les travaux de son futur Guest-house VIP, qui seront donc tous deux autofinancés », précise le même communiqué.

Cession préférentielle de terrains au personnel

La deuxième décision du Conseil a consisté en la cession des terrains disponibles, à un prix symbolique, aux agents et retraités de la Gécamines dans le cadre de son plan social.

La Gécamines affirme avoir « sollicité et obtenu la création des lotissements à Likasi, Lubumbashi, Kolwezi, Kipushi et Kambove sur ses concessions foncières qui faisaient l’objet d’occupations anarchiques et de nombreuses convoitises. Les terrains issus de ces lotissements sont désormais offerts à la vente à titre préférentiel à ses agents. »

Bien loin de se cacher, le géant minier congolais rappelle que cette opération a été officiellement lancée par le chef de l’Etat, à Lubumbashi le 22 décembre 2017, par la remise  symbolique des titres de propriétés aux premiers heureux bénéficiaires.

Deux villas de Bruxelles, contrainte de cession

Si pour son patrimoine immobilier européen de Bruxelles et Paris la Gécamines a décidé qu’aucun de ses immeubles de bureaux ne soit proposé à la vente, elle est cependant contrainte de vendre deux villas situées à Bruxelles, lesquels ont fait l’objet d’un avis d’insalubrité de la part des communes.

La Gécamines affirme n’avoir « ni les moyens, ni la nécessité de les réhabiliter pour ses propres besoins. » Et d’ajouter : « Les produits financiers de ces ventes iront donc à l’investissement du nouveau Parc immobilier de Gécamines où ils seront plus utiles ».

Au demeurant, la Gécamines dit regretter, une nouvelle fois, que certaines informations erronées, voir calomnieuses soient distillées dans l’opinion dans le seul but de nuire aux efforts de réforme menés par l’entreprise. Et dont les premiers résultats se concrétisent aujourd’hui, qu’il s’agisse de l’engagement de la réorganisation ou de la renégociation des partenariats.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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