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RDC : début timide d’une campagne électorale qui s’annonce ardue !

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Conformément au calendrier électoral de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) la campagne électorale a bel et bien débuté ce jeudi 22 novembre 2018, sur toute l’étendue du territoire national. A cette première journée, il s’est observé une forte timidité. A peine quelques affiches, banderoles sont placées dans les coins stratégiques de Kinshasa.

De Rond-point Moulaert à Bandalungwa, à Kintambo Magasin en passant par l’avenue de Libération ex. 24 novembre, le Rond-point victoire et le boulevard Lumumba. C’était la même ambiance.

Certains courageux sillonnaient les rues à bord de véhicules, fanfares ou baffles et haut-parleurs scandant les chansons à l’honneur de leur candidat. Entre-temps, les proches du candidat distribuent des flyers sur lesquels sont imprimés la photo du candidat, son numéro selon qu’il veut briguer un siège à l’Assemblée nationale ou provinciale.

Cette timidité est aussi observée dans les autres provinces du pays. Dans certains coins, les députés doivent braver plusieurs obstacles dont le principal demeure l’insécurité. C’est le cas de Béni où les groupes armés massacrent la population et défiant même les FARDC et la Monusco. La population de ce coin se demande pourquoi voter si la situation demeure inchangée depuis plusieurs années.

Hormis la sécurité, l’épidémie d’Ebola aussi est un grand obstacle. Alors lequel de ces députés nationaux sauront braver ce danger pour aller battre campagne auprès d’une population meurtrie qui n’attend qu’un sauveur vienne le délivrer?

Il y a également la violence physique. C’est le cas de Dibaya, territoire situé à 90 km de Kangana en province du Kasaï central où trois membres du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) ont été décapités samedi 17 novembre 2018.

Autres obstacles, c’est l’impraticabilité de routes surtout  dans le Congo profond où la pirogue et la moto, demeurent les seuls moyens de transport utilisés. Ces candidats seront-ils prêts à emprunter ces moyens peu confortables pour convaincre leur électorat ? Wait and see, pensent certains observateurs.

Cette campagne s’annonce également ardue au vu du nombre de candidats largement supérieur au nombre de siège à pourvoir. A ces jours, on a 21 candidats pour l’élection présidentielle alors qu’un seul devra briguer la haute magistrature ;  16 358 pour les élections législatives pour 500 sièges ; 19 640 pour les élections provinciales.

C’est donc une vraie course, où seuls les meilleurs vont gagner.

Nadine FULA | Zoom Eco

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