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Afrique : le sénégalais Cheick-Oumar Sylla propulsé à la tête du Fonds de développement de projets d’Africa50

Le sénégalais Cheick-Oumar Sylla prend la direction du Fonds de développement de projets d’Africa50. Sa nomination, annoncée le 1er septembre 2026, intervient alors que l’investisseur panafricain cherche à accélérer la préparation et la structuration de projets d’infrastructures capables d’attirer davantage de capitaux privés.
Cheick-Oumar Sylla dispose de plus de trente ans d’expérience dans le financement du développement, les infrastructures et l’investissement. Il rejoint Africa50 après avoir occupé les fonctions de Directeur régional de la Société financière internationale (IFC) pour l’Afrique du Nord et la Corne de l’Afrique.
Au sein de l’IFC, il a également travaillé sur les investissements dans les infrastructures et les ressources naturelles en Afrique. Son parcours comprend aussi des responsabilités chez ContourGlobal et à l’Islamic Corporation for the Development of the Private Sector.
Le Fonds de développement de projets qu’il dirigera intervient en amont du financement. Il apporte notamment des capitaux aux premières phases des projets, soutient leur préparation et accompagne leur structuration jusqu’à la clôture financière.
Cette nomination accompagne une phase de mobilisation de nouvelles ressources.
En août 2026, Africa50 a obtenu 50 millions USD auprès d’institutions financières internationales pour soutenir des projets d’infrastructures résilients au changement climatique à un stade précoce.
British International Investment a parallèlement engagé 20 millions USD dans l’Africa50 Infrastructure Acceleration Fund, portant les engagements de ce véhicule à environ 330 millions USD.
La nomination de Cheick-Oumar Sylla intervient dans un marché africain où les besoins en infrastructures restent largement supérieurs aux financements disponibles.
La Banque africaine de développement (BAD) estime les besoins annuels du continent entre 130 et 170 milliards USD, avec un déficit de financement pouvant atteindre 108 milliards USD.
Pour les experts du financement des infrastructures, le manque de capitaux n’explique qu’une partie de cet écart.
La préparation insuffisante des projets, la répartition des risques et les difficultés à parvenir à la clôture financière limitent également l’arrivée des investisseurs privés et institutionnels.
Ces derniers gèrent près de 4.000 milliards USD d’actifs dans le monde, alors que moins de 2,7 % sont orientés vers les infrastructures et les secteurs productifs africains.
Il sied de préciser qu’Africa50 est une plateforme d’investissement dans les infrastructures créée à l’initiative de gouvernements africains et de la Banque africaine de développement. Elle développe, structure et finance des projets de moyenne et grande taille afin de mobiliser des capitaux publics et privés.
À ce jour, Africa50 compte actuellement 38 actionnaires, dont 33 États africains, la BAD et plusieurs institutions financières africaines.
Flory MUSISWA







