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Affaire 100 m³ de litre de carburant : Ultimate présente les réponses aux griefs lui reprochés

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Depuis février 2026, l’Inspection générale des finances enquête sur les importations pétrolières dans la zone Sud (ordre de mission OM007/2026).

Après trois relances les 20 avril, 12 mai et 9 septembre 2026, le débat public s’est focalisé sur l’APCSC.
Pourtant, une pièce maîtresse est sur la table depuis le 21 mai 2026 : la réponse écrite et circonstanciée de la société Ultimate Oil & Gas RDC Sarl. Ultimate présente les réponses aux griefs qui lui sont reprochés.

Grief n°1 Des déclarations en exonération au nom de la société.

L’enquête s’appuie sur des déclarations modèles IM4 en exonération souscrites au nom d’Ultimate Oil & Gas, présentée comme sous-traitante du chantier Mbuji-Mayi–Nguba.

Réponse de la société.
Dans sa lettre n°UOG/0039/IGF-PR/ BGM/05-2026 du 21 mai 2026, la société soutient que ces déclarations « ont été faites à dessein par des importateurs attitrés pour apurer les déclarations sur entrepôt IM7 souscrites depuis de temps et pour sortir irrégulièrement (frauduleusement) les produits pétroliers qui légalement étaient sous la surveillance de l’administration douanière ». Elle cite huit déclarations IM4 enregistrées en 2025 (n°38.593, 38.695, 38.710, 38.715, 38.889, 38.990, 39.125, 39.126) et cinq enregistrées 2026 (n°9285,9318,9497,9505,9726), qu’elle dit « non prises en compte » dans l’instruction.

Grief n°2 Les 100000 m³ et leur destination inconnue.

Les médias évaluent la cargaison entre 80et110millionsUSD et s’interrogent : où sont passés les produits ?

Réponse de la société.
« Ces quantités restent et resteront dans l’imaginaire et non dans la comptabilité matière de notre société. » Jamais de commande passée, jamais d’utilisation des ports de Beira, Dar es Salaam, Tanga, Walvis-Bay ou Durban. Et surtout : la preuve de la destination ne se trouve pas chez elle mais chez la DGDA bons de livraison, procès-verbaux de jaugeage, reçus de séjour des installations sous douane, immatriculations des camions et chez la douane zambienne, l’accord d’assistance mutuelle ZRA–DGDA de 2006 permettant le recoupement des statistiques de transit. Autrement dit : les réponses aux questions de l’IGF existent, mais elles sont détenues par l’administration douanière, non par la société soupçonnée.

Grief n°3: L’APCSC aurait reconnu Ultimate comme sous-traitante de SISC.

Le Ministre des Finances a, par lettre du 27 juillet 2026, désigné l’agence comme « organe à l’initiative et au fondement technique de la reconnaissance de la qualité de sous-traitant ».

Faits contradictoires. SISC SA a formellement contesté tout lien de sous-traitance et toute réception des volumes (lettres n°1109/SISC/2025 du 4 septembre 2025 et n°3905/SISC/2026 du 26 mai 2026).

Si le maître d’œuvre attitré du chantier nie avoir commandé ou reçu, la piste d’un usage abusif du nom de la société par des tiers devient la ligne d’enquête la plus crédible précisément celle que la lettre du 21 mai 2026 documentée nommant les importateurs (MULYKAP, EXPRESS OIL, GROUPE SIL) et les commissionnaires en douane (WESTGATE PETROLEUM, SEP-CONGO, CARGO CONGO, RAPID Transport, ONE PETROLEUM Sarl).

En conclusion, les griefs adressés à l’APCSC portent sur des documents administratifs reconnus; les réponses d’ULTIMATE désignent, elles, les détenteurs de la chaîne physique : importateurs attitrés, commissionnaires, entrepositaires et DGDA.

Toutes les pièces convergent vers l’exigence formulée par la société : un débat contradictoire auquel devraient participer la DGDA, les entrepositaires et les commissionnaires nommés.

C’est là, et seulement là, que se jouera la vérité des 100 millions de litres pas dans la mise en cause d’un coordinateur qui n’est ni importateur, ni transitaire, ni douane.

E.M

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