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Kananga : Denise Nyakeru Tshisekedi appuie l’engagement des chefs coutumiers pour l’abolition des pratiques traditionnelles préjudiciables aux femmes

Profitant de son séjour à Kananga, la première dame de la République et présidente de la Fondation Lona a pris part à un dialogue ce 03 septembre 2026. Un dialogue organisé par l’ONG « Femme main dans la main pour le développement intégral » et les autorités traditionnelles.dans le but d’identifier les pratiques qui avillissent la femme et contribuer ainsi à leur abolition.
En effet, dans l’espace Kasaï, certaines pratiques coutumières fragilisent encore les droits des femmes, parfois au point de primer sur les dispositions légales.

Violences conjugales, mariages précoces, répudiation de femmes victimes de violences sexuelles, restrictions à l’accès à l’éducation et au travail figurent parmi les situations dénoncées.
A ces pratiques s’est ajouté le phénomène « Kamuina Nsapu », qui a particulièrement affecté plusieurs femmes mariées victimes de violences sexuelles. Certaines d’entre elles ont été répudiées de leur foyer conjugal, après avoir été contraintes de payer de lourdes amendes et subi diverses humiliations.
Face à ces pratiques jugées avilissantes, cette ONG à travers sa présidente, Nathalie Kambale, se bat à mettre fin à ces différents phénomènes.
«Nous nous sommes rapprochés des autorités traditionnelles, vu toutes les formes de coutumes avilissantes, surtout avec la guerre de Kamuina Nsapu qui a impliqué plusieurs femmes mariées victimes de violences sexuelles, répudiées de leur foyer conjugal. Nous avons fait ce plaidoyer pour que ces femmes puissent regagner leur foyer conjugal. »

L’ONG est appuyée par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). Tous ces efforts ont fait que ce processus de dialogue aboutisse à la signature d’un acte d’engagement par les chefs coutumiers, en faveur de l’abolition de ces pratiques.
Le représentant résident de l’UNFPA en RDC, Alain Akpadji, salue cette initiative :
« L’UNFPA, avec les autres agences du système des Nations Unies, a beaucoup soutenu ce dialogue communautaire, notamment à travers le renforcement des capacités des ONG féminines sur la manière de s’engager avec les chefs coutumiers, parce que nous avons déjà l’expérience et la pratique dans beaucoup de pays. »
Saluant cette avancée, la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi a exhorté les chefs traditionnels à œuvrer en faveur de la paix et de la justice au sein des communautés.
Elle a également appelé les parents et les autorités traditionnelles à encourager les jeunes filles à poursuivre leur scolarité.
« Pour moi, c’est une première de voir que les chefs coutumiers acceptent de coopérer et comprennent l’importance de bannir tout ce qui est injustice selon les coutumes », a-t-elle déclaré.»
De leur côté, les autorités traditionnelles ont profité de cette occasion pour présenter à la Première Dame plusieurs préoccupations de leurs communautés, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et du développement socio-économique.

Cet engagement des chefs coutumiers marque une avancée dans la lutte contre les pratiques traditionnelles qui portent atteinte aux droits des femmes. Il ouvre également la voie à une meilleure protection des femmes dans l’espace Kasaï, dans le respect des lois de la République.
Rappelons qu’après Mbuji mayi, la première dame est arrivée à kananga où elle poursuit ses activités.
Nadine FULA







