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Kinshasa : l’UCOFEM renforce les capacités de 15 femmes journalistes à la prévention du cyber harcèlement

L’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM) a réuni, le 15 septembre 2026 à Kinshasa, 15 femmes journalistes autour d’une formation consacrée aux stratégies de prévention et de lutte contre le cyberharcèlement.
L’activité s’inscrit dans le cadre du projet « Impulsion Médias en RDC : modernisation, protection et accès à l’information publique », financé par la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC).
Cette clinique de renforcement visait à outiller les professionnelles des médias face aux violences commises dans l’espace numérique.
Concrètement, les participantes sont appelées à identifier les différentes formes de cyberharcèlement, à comprendre leurs conséquences sur le travail journalistique et à apprendre comment prévenir, documenter, signaler et répondre à ces attaques.
Cette initiative associe également la Fédération des Radios de Proximité du Congo (FRPC), structure porteuse et coordinatrice du projet avec les organisations professionnelles partenaires.
Le programme de l’activité prévoyait notamment les interventions de la FRPC et de l’UCOFEM, avant une communication consacrée à la clinique et une séance de questions-réponses.
Pour Jean-Claude Lumisa, Secrétaire permanent de la FRPC, cette démarche doit permettre aux journalistes de disposer de réponses concrètes face aux violences numériques. « L’espace numérique ne doit pas devenir un espace sans règles, où l’impunité permettrait de réduire les femmes journalistes au silence », a-t-il déclaré. Il estime que la protection des journalistes en ligne participe aussi à la défense du droit du public à être informé.
La FRPC entend également utiliser cette « clinique itinérante » pour renforcer la solidarité professionnelle. Jean-Claude Lumisa souligne qu’« une journaliste isolée est malheureusement plus exposée au cyberharcèlement et plus vulnérable qu’une journaliste qui appartient à une communauté professionnelle solidaire ».
De son côté, Rose Masala, directrice exécutive de l’UCOFEM, a replacé la formation dans le travail mené par son organisation en faveur des femmes dans et par les médias. « Nous faisons tout pour que les droits des femmes soient respectés dans les médias et par les médias », a-t-elle expliqué.
L’UCOFEM intervient notamment dans la formation, le plaidoyer, la sensibilisation aux questions de genre ainsi que le suivi de la représentativité des femmes dans les médias.
Représentant le ministre de la Communication et des Médias, le conseiller Hugo Mayigu a insisté sur la nécessité de créer un cadre professionnel plus sûr. « Il est de notre responsabilité collective de créer un environnement professionnel dans lequel chaque journaliste, femme ou homme, puisse exercer son métier librement, dignement et en toute sécurité », a-t-il déclaré.
À travers les 15 participantes, les organisateurs espèrent désormais diffuser les connaissances acquises auprès d’un nombre plus important de femmes journalistes et renforcer progressivement les mécanismes de prévention et de protection contre les violences numériques.
Flory MUSISWA







