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Lualaba : les opérateurs économiques édifiés sur les avantages de la dématérialisation de l’attestation de sous-traitance de l’ARSP

Après le lancement de la dématérialisation de l’attestation de sous-traitance, l’ARSP met le cap vers la mise en pratique de cette décision. C’est dans ce cadre que Juan Ted Belesgayi a réuni les entrepreneurs du Lualaba le mardi 21 juillet 2026 au chapiteau La Perle, à Kolwezi.
En organisant cet échange, le nouveau Directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Juan Ted Belesgayi, poursuit un double objectif. D’abord, présenter l’entrée en vigueur de la dématérialisation complète de l’attestation de sous-traitance, puis échanger, sans filtre, autour des préoccupations des opérateurs économiques.
Il était assisté par son Directeur des opérations, M. Nyembo qui a, dans son mot de circonstance, présenté les avantages de la nouvelle attestation dématérialisée. Une réforme qui simplifie les procédures, réduit les délais de traitement et de délivrance, dans une perspective de modernisation des services de cet établissement public.
Une vidéo illustrant parfaitement la procédure d’enregistrement jusqu’à l’obtention de l’attestation, en passant par toutes les étapes du traitement, a servi de matériel didactique pour mieux expliquer aux requérants la procédure à suivre.
La démonstration a rapidement laissé place à la preuve par l’expérience. Deux entrepreneurs, parmi les premiers bénéficiaires de cette innovation, sont venus témoigner devant l’assistance. Leurs récits étaient simples, mais révélateurs.
« Dans l’ancien système, il fallait fournir beaucoup d’efforts, déposer des documents par-ci, par-là, pour obtenir cette attestation. Nous avons introduit notre demande au mois de juin et nous avons reçu notre attestation le même mois, sans difficulté » a déclaré l’un d’eux.
Même échos pour un autre : « J’ai introduit ma demande au mois de mars. Il y a eu un peu d’attente à cause du changement entre l’ancien et le nouveau directeur. Mais dès l’arrivée du nouveau directeur, cela n’a plus pris beaucoup de temps. En une semaine seulement, mon attestation était signée. J’ai aujourd’hui mon attestation et j’en suis très content ».
Bien au-delà de cette avancée technologique, le Directeur Général Juan Ted Belesgayi est surtout venu écouter.
À tour de rôle, plusieurs entrepreneurs, introduits par les présidents de différentes associations de sous-traitants, ont dressé un état des lieux de leur secteur.
Madame Chanty a ouvert la série des plaidoyers en dénonçant la précarité des marchés de fournitures, souvent limités à de simples bons de commande ponctuels, malgré la signature d’un contrat.
Viendra ensuite Don Israël, qui a attiré l’attention du nouveau patron de la sous-traitance en RDC sur les difficultés rencontrées dans la fourniture de pipes destinées à l’industrie minière, un segment où les opérateurs congolais peinent encore à accéder aux grands marchés.
Enfin, Madame Clarisse a, pour sa part, mis en lumière un autre défi majeur : celui des intrants industriels. Selon elle, certaines sociétés principales produisent et commercialisent elles-mêmes les produits chimiques et autres intrants, un rôle qui devrait, en principe, revenir aux sous-traitants éligibles.
Des préoccupations relayées et consolidées par le président provincial de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), qui a formulé à son tour plusieurs recommandations afin de créer un environnement plus favorable au développement des sous-traitants nationaux.
Face à toutes ces préoccupations, le Directeur Général de l’ARSP, Juan Ted Belesgayi, a pris le temps de réagir point par point. Il a d’abord réaffirmé sa volonté de conduire une gouvernance fondée sur les résultats, la transparence et le dialogue permanent avec les acteurs clés du secteur. Cela, conformément à la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place l’émergence des véritables entrepreneurs congolais au cœur de son action.
« Ces sociétés qui utilisent des prête-noms, qui sont de mauvaise foi et qui s’organisent en cartels pour fixer des prix planchers afin de vous décourager et de vous rendre moins compétitifs, réussissent parce qu’elles sont organisées. Vous aussi, vous avez cette responsabilité. », a-t-il insisté avant de poursuivre.

« Quand on vous confie un contrat d’un million, ne regardez pas seulement le million, ne regardez pas uniquement la valeur nominale, regardez la marge derrière. Vous devez avoir de bons comptables qui maîtrisent la comptabilité de projet et la comptabilité de contrat. Votre activité peut être saisonnière. N’allez pas trop vite à Monaco ou à Dubaï dès que vous gagnez un million. Restez ici, réfléchissez à la manière de rentabiliser votre contrat, travaillez sur vos coûts pour être compétitifs et considérez que c’est votre véritable métier. Nous voulons l’émergence des entrepreneurs congolais. », a exhorté Juan Ted Belesgayi.
Le jeu de questions réponses a été suivi par la remise officielle au Directeur Général de l’ARSP, Juan Ted Belesgayi, du mémorandum des sous-traitants. Un document qui rassemble les principales préoccupations du secteur ainsi que des recommandations destinées à améliorer l’application de la loi sur la sous-traitance et à renforcer la participation des entreprises congolaises dans l’économie nationale.
Un cocktail a clôturé la journée dans une ambiance conviviale, laissant entrevoir la proximité du nouveau management de l’ARSP avec les sous-traitants.
Le nouveau comité se veut plus proche de sous-traitants pour mieux comprendre leurs doléances et trouver de solutions. Le tout, dans l’objectif de concrétiser la vision du Chef de l’État, celle de créer une classe moyenne.
Nadine FULA























