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Lubumbashi : des juristes et professionnels de santé formés sur les VBG et le protocole de Maputo

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Le Conseil Supérieur de la Magistrature a organisé, ce mardi 5 août 2025, à Lubumbashi, un atelier d’informations et de sensibilisation en faveur des professionnels de droit et de la santé. Cet atelier financé par Marie Stopes International ( MSI), une organisation internationale de santé sexuelle et reproductive, a porté sur leur rôle dans la lutte contre l’impunité des VBG et sur la protection des DSSR de la femme par l’application du protocole de Maputo.

Selon les statistiques, 240 millions de conception sont enregistrées dans le monde chaque année. Aussi, 60 millions d’avortements spontanés et 42 millions d’interruptions volontaires de grossesse ( IVG) dont 22 millions sont sécurisées et 20 millions non sécurisées.

Il sied de noter que 3 millions de morts-nés sont enregistrés et 135 millions de naissantes vivantes.

Concernant les avortements, les interventions ont souligné l’ampleur des avortements dans le monde.

En effet, chaque minute dans le monde, 380 femmes tombent enceintes ; 190 grossesses non désirées ; 40 femmes subissent des avortements et une femme meure. Et 3 avortements sur 4 pratiquées en Afrique et Amérique latine, ne sont pas sécurisés.

La RDC est parmi les six pays réputés en décès maternel dont l’une des causes sont les avortements non sécurisés.

Alors qu’en RDC le protocole de Maputo a été ratifié en 2008 et publié au journal en 2018. Et l’article 14 incarne une justice humaine en autorisant l’accès à l’avortement sécurisé en cas de viol, inceste, danger de la santé mentale de la femme.

Malgré cette ratification, l’accès des femmes éligibles aux soins complets d’avortements demeure toujours préoccupant et insignifiant.

Pour le premier Président du Conseil Supérieur de la magistrature du Haut-Katanga, en dépit des instruments juridiques du pays, il ressort que les femmes sont empêchées de jouir de leur droit sexuel au motif de discrimination.

Le premier Président du Conseil Supérieur de la Magistrature a encouragé les professionnels de droit à suivre scrupuleusement les dispositions de la loi concernant l’instruction de dossiers liés aux violences sexuelles.

Plusieurs causes à la base ont été relevées notamment la faible capacitation à gérer les crimes de VBG, manque de moyens, effectif insuffisant, contexte d’insécurité, absence de statistiques judiciaire fiable.

Concernant le protocole de Maputo, les participants ont été invités à vulgariser les dispositions de l’article 14 auprès des acteurs judiciaires (magistrats, OPJ, avocats), des professionnels de santé ainsi que des associations de femmes et jeunes filles. Ils sont encouragés à s’approprier ce protocole comme outil juridique et stratégique dans la protection de la femme; à mettre en place des
points focaux dédiés à la répression des VBG et à l’application du protocole de Maputo.

Nadine FULA

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