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RDC : 78.000 villages restent à électrifier malgré un potentiel hydroélectrique de 167.000 MW

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La République démocratique du Congo dispose d’un potentiel hydroélectrique estimé à 167.000 MW, mais seulement un congolais sur cinq accède aujourd’hui à l’électricité. Quelque 78.000 villages restent encore à électrifier.

Ces chiffres ont été présentés par le Ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi, lors de l’exercice de redevabilité organisé après une année d’action du Gouvernement Suminwa II.

« La RDC dispose d’un potentiel hydroélectrique de 167.000 MW, mais seulement un congolais sur cinq accède à l’électricité, avec 78.000 villages encore à électrifier », a-t-il déclaré.

Pour y remédier, le Gouvernement mise sur plusieurs leviers pour réduire ce déficit. Il cite notamment la centrale de Kakobola, d’une capacité de 10,5 MW, sept centrales développées avec l’ANSER, ainsi que plusieurs projets d’électrification rurale.

Les grands projets hydroélectriques restent également au centre de la stratégie. Inga III, Katende, Zongo et Pioka-Tombe figurent parmi les infrastructures appelées à accroître l’offre. Une interconnexion avec l’Angola pourrait en parallèle permettre à la RDC d’importer jusqu’à 2.000 MW.

Le besoin ne concerne pas seulement les ménages. Le Gouvernement estime à environ 2.000 MW supplémentaires la demande du secteur minier, alors que la progression de la production de cuivre et de cobalt augmente les besoins énergétiques dans les zones industrielles.

Le Compact énergétique fixe, lui, un objectif d’accès à l’électricité de 62,5 % à l’horizon 2030, contre environ 21,5 % comme niveau de référence. Sa mise en œuvre nécessite près de 36 milliards USD d’investissements, dont 19,5 milliards attendus du secteur privé.

Pour les experts en économie de l’énergie, le principal défi reste désormais la transformation du potentiel en capacité réellement disponible.

La RDC possède les ressources, mais leur impact dépend de la construction des centrales, du transport de l’électricité et de la connexion effective des ménages et des entreprises. Ils estiment également que l’équilibre entre grands barrages, mini-réseaux, solaire et investissements privés sera déterminant pour accélérer l’accès dans les zones rurales tout en répondant aux besoins croissants de l’industrie.

Flory MUSISWA

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