Autres actualités
Kinshasa : John Banza Lunda inspecte plusieurs chantiers pour accélérer la sécurisation des zones à risque

Le Ministre congolais des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a effectué, le vendredi 4 septembre 2026, une tournée d’inspection sur plusieurs chantiers ouverts à travers Kinshasa. Cette descente de terrain visait à évaluer l’état d’avancement des travaux engagés pour lutter contre les érosions, maîtriser les eaux de ruissellement et sécuriser les zones exposées aux inondations.
Après son déplacement effectué la veille à Kenge, dans la province du Kwango, le Ministre des Infrastructures et Travaux publics a consacré sa journée à l’inspection de plusieurs ouvrages stratégiques dans la capitale congolaise.
À la baie de Ngaliema, John Banza Lunda s’est notamment penché sur les travaux d’aménagement de l’héberge de la rivière Ngaliema, lancés en janvier 2026. Le chantier nécessite toutefois un redimensionnement technique afin d’apporter une réponse durable au problème récurrent des inondations liées, notamment à l’obstruction de la baie.

Sur le site érosif de Bolikango (LALU), le niveau d’exécution des travaux est évalué à 51,9 %. À ce jour, plus de 980 mètres de collecteur ont déjà été construits.
L’entreprise Aaron Sefu, chargée de l’exécution des travaux, doit encore réaliser environ 700 mètres de collecteur, avec pour objectif d’achever cette phase d’ici décembre 2026.
La stabilisation des talus figure également parmi les prochaines interventions prévues sur ce site particulièrement exposé aux risques d’érosion.
À Kimbembo, l’état d’avancement des travaux dépasse désormais 70 %. Le site demeure cependant confronté à la présence de sept têtes d’érosion, qui constituent une menace pour les infrastructures et les habitations environnantes.
Après finalisation des études techniques, l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) envisage la construction de deux voies perpendiculaires destinées à stabiliser la zone. Le projet prévoit également l’aménagement d’une nouvelle route permettant de relier Kimbembo au quartier Jamaïque.
La tournée ministérielle s’est également poursuivie au plateau des Professeurs de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), où le Ministre a inspecté le chantier de construction du bassin provisoire de rétention d’eau de COGELOS.

D’une capacité de 6.000 m³, cet ouvrage doit contribuer à améliorer la gestion des eaux sur le site. Il s’inscrit dans une démarche visant notamment à restaurer l’ancien système hydraulique de l’UNIKIN, qui reposait autrefois sur 13 bassins, tout en accompagnant le projet global de réhabilitation de l’Intendance générale de l’université.
À Selembao, l’inspection a porté sur le site érosif de Camping, considéré comme prioritaire en raison de la progression du ravin.
Alerté sur l’urgence de la situation, John Banza Lunda a instruit ses équipes afin qu’une intervention soit engagée rapidement pour contenir l’avancée de l’érosion et réduire les risques pour les populations riveraines.
D’après le Directeur provincial de l’ACGT, l’ingénieur Kévin Babaka, un ouvrage de drainage de plus de 200 mètres a déjà été construit. Celui-ci doit permettre de canaliser les eaux de ruissellement vers le bassin d’exutoire actuellement en cours de réaménagement.
Au-delà de la construction et de la réhabilitation des infrastructures, les autorités insistent sur la nécessité de préserver les ouvrages réalisés.
L’ACGT appelle ainsi les habitants à éviter de jeter des immondices dans les collecteurs et autres ouvrages d’assainissement. L’accumulation des déchets peut en effet obstruer les canalisations, perturber l’évacuation des eaux et favoriser la réapparition des phénomènes d’érosion et d’inondation.

Cette tournée d’inspection intervient dans un contexte où la maîtrise des eaux pluviales et la lutte contre les érosions demeurent des enjeux majeurs pour Kinshasa, une métropole régulièrement confrontée aux conséquences des fortes pluies et de l’urbanisation rapide.
Pour le ministère des Infrastructures et Travaux publics, le suivi rapproché des chantiers doit ainsi permettre de renforcer la qualité et la célérité de l’exécution des travaux, mais également d’anticiper les risques susceptibles de menacer les populations et les infrastructures de la capitale.
Mitterrand MASAMUNA






