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RDC–Congo : Vers le développement des barrages hydroélectriques communs sur le fleuve Congo

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La République démocratique du Congo (RDC) et la République du Congo ont signé, ce jeudi 26 février 2026 à Kinshasa, un protocole d’accord visant le développement conjoint d’infrastructures hydroélectriques sur le fleuve Congo. Accord présenté par les autorités comme un patrimoine stratégique partagé par les deux États.

Selon le ministère en charge des Ressources hydroélectriques de la RDC, l’accord prévoit la mise en œuvre de plusieurs projets structurants de part et d’autre du fleuve.

Côté congolais (RDC), le site de Pioka-Tombé devrait développer une capacité estimée à 6.120 mégawatts (MW).

Sur la rive de la République du Congo, les projets identifiés concernent Linzolo, Mbanza-Ndounga et Kintélé, pour une capacité cumulée annoncée de 2.710 MW.

Les autorités soulignent que ces investissements visent en priorité à réduire le déficit énergétique observé dans les principaux centres urbains, notamment à Kinshasa, où le manque d’électricité est estimé à environ 1.000 MW. L’insuffisance de l’offre énergétique constitue un frein récurrent à la croissance économique et à l’amélioration des conditions de vie des populations.

À travers ce partenariat, les deux pays entendent renforcer la production électrique, stabiliser l’approvisionnement des ménages et soutenir le développement industriel.

Les Gouvernements mettent également en avant la perspective d’une meilleure intégration énergétique régionale, en cohérence avec les ambitions de mutualisation des ressources au sein de l’Afrique centrale.

Le protocole d’accord établit un cadre de coopération qualifié de « souverain, équilibré et durable » par les autorités. Il prévoit la coordination des études techniques, la mobilisation conjointe des financements ainsi que la mise en place de mécanismes de gouvernance partagée pour la gestion des ouvrages.

Le fleuve Congo, deuxième plus puissant au monde en termes de débit après l’Amazone, représente un potentiel hydroélectrique considérable encore largement sous-exploité.

Les Gouvernements des deux rives estiment que sa valorisation concertée peut constituer un levier majeur de transformation économique.

Aucun calendrier détaillé de mise en chantier n’a été communiqué à ce stade. Les prochaines étapes devraient porter sur les études de faisabilité approfondies, les évaluations environnementales et la structuration financière des projets.

En s’engageant dans cette initiative conjointe, Kinshasa et Brazzaville affichent leur volonté de faire du fleuve un vecteur de coopération et de développement partagé, dans un contexte où l’accès à l’électricité demeure un enjeu central pour la compétitivité économique et le bien-être des populations.

Mitterrand MASAMUNA

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