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RDC : Raïssa Malu appelle à une gestion plus rigoureuse et fiable de la paie des enseignants

La Ministre d’État, Ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDU-NC), Raïssa Malu Dinanga, veut renforcer la rigueur dans la gestion des effectifs et de la paie des enseignants en République démocratique du Congo (RDC). Elle l’a fait savoir le lundi 17 août 2026 à Kinshasa, à l’ouverture de l’Atelier de renforcement des capacités des directeurs provinciaux de la Direction nationale de contrôle et de la paie des enseignants (DINACOPE).
Organisé du 17 au 22 août 2026 au Centre Nganda, dans la commune de Kintambo (Kinshasa), cet atelier réunit les responsables provinciaux de la DINACOPE autour des enjeux liés à la fiabilité des effectifs, à la qualité des données et à la sécurisation de la gestion salariale des enseignants. En présence notamment du Secrétaire Général à l’Éducation nationale, Juvenal Sanga Kaubo, et du Directeur National de la DINACOPE, Vital Lumbala, Raïssa Malu a souligné le rôle stratégique de cette direction dans le fonctionnement du système éducatif congolais.

Dans son speech, la ministre d’État a rappelé que la DINACOPE est une direction qui se place au cœur de la maîtrise des effectifs et sa mission touche directement à la dignité des enseignants, à la bonne utilisation des ressources publiques et à la crédibilité de l’État.
« Avec l’Inspection générale, la Dinacope est l’une des principales vitrines de l’Administration de l’Éducation nationale », a-t-elle déclaré, appelant ses responsables à faire preuve de compétence, de rigueur, de fiabilité et d’intégrité.
Pour Raïssa Malu, la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire a considérablement accru les responsabilités de l’État à l’égard des enseignants.
Dans ce contexte, la maîtrise des effectifs et la fiabilité des fichiers de paie constituent également un enjeu majeur de gestion des finances publiques.
La Ministre d’État a salué les progrès réalisés ces derniers mois au sein de la DINACOPE sous la nouvelle direction, tout en estimant que les efforts doivent être poursuivis.
« Une administration performante ne doit pas seulement corriger les erreurs, elle doit être organisée pour les prévenir, les détecter rapidement et en établir les responsabilités », a-t-elle insisté.
Raïssa Malu estime que pour bien faire les choses, l’administration doit être en mesure de répondre avec précision à quatre questions fondamentales à savoir : qui travaille, où, à quel titre et pour quelle rémunération ?Cette exigence vise notamment à éviter les confusions entre les enseignants et les agents administratifs, susceptibles d’affecter la fiabilité des fichiers et, par conséquent, la gestion de la masse salariale.
« Anticiper, contrôler, alerter et corriger »
La Ministre d’Etat a particulièrement insisté sur la responsabilité des directeurs provinciaux de la DINACOPE. Ceux-ci sont, selon elle, les premiers garants de la fiabilité des informations transmises à la direction nationale. À ce titre, ils doivent donc connaître avec précision les effectifs relevant de leur ressort et être capables d’anticiper les difficultés avant qu’elles ne se transforment en incidents de paiement.

« Nous ne pouvons découvrir des difficultés lorsque l’enseignant se présente à la banque et constate que sa rémunération n’est pas disponible. Notre méthode doit être simple : anticiper, contrôler, alerter et corriger », a martelé Raïssa Malu.
Cette approche place la qualité des données au cœur de la gouvernance de la paie des enseignants.
Pour l’État, une information erronée peut entraîner une interruption de salaire, tandis qu’une donnée manipulée peut occasionner une dépense injustifiée.
Raïssa Malu a également appelé les Directeurs provinciaux à faire preuve de compétence, d’intégrité, de rigueur, d’impartialité et de sens du service public.
Elle les a notamment exhortés à résister aux pressions et à refuser tout arrangement susceptible de compromettre l’intégrité des fichiers placés sous leur responsabilité.
« La donnée que vous validez engage l’État, votre responsabilité est donc personnelle », a-t-elle averti.
À travers ce message, le ministère entend renforcer la responsabilisation des gestionnaires à tous les niveaux de la chaîne de contrôle et de paie.
Des résultats attendus à l’issue de l’atelier
Au terme des travaux, la ministre d’État attend des changements concrets dans le fonctionnement de la DINACOPE : une meilleure maîtrise des effectifs, des fichiers plus fiables, un traitement plus rapide des dossiers, une meilleure circulation de l’information et une capacité renforcée à prévenir les incidents de paiement.
L’objectif affiché est ainsi de faire de la DINACOPE une administration exemplaire au service des enseignants, des établissements scolaires et de l’État.
Au-delà de la seule gestion administrative, l’enjeu est aussi budgétaire : dans un système éducatif où la masse salariale représente une dépense publique majeure, la fiabilité des effectifs constitue un levier essentiel pour améliorer la traçabilité des dépenses, limiter les irrégularités et garantir que les ressources publiques bénéficient effectivement aux personnels éligibles.

L’atelier de Kinshasa apparaît donc comme une étape supplémentaire dans la volonté du ministère de l’Éducation nationale de professionnaliser la gestion de la paie et de renforcer la gouvernance des ressources humaines du secteur éducatif.
Olivier KAFORO







