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RDC : le Parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu, fer de lance de l’industrialisation agricole

Le Gouvernement congolais entend faire de l’agriculture l’un des principaux moteurs de la diversification de l’économie nationale.
Lors de la 94ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, l’Exécutif a examiné le financement des études de faisabilité de huit projets agricoles structurants destinés à constituer un portefeuille d’investissements bancables. Parmi eux, le Parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu se distingue par un investissement d’un milliard de dollars, l’aménagement de 105.000 hectares, dont 85.000 hectares cultivables, une production annuelle attendue de 700.000 tonnes de denrées transformées, la création de plus de 20.000 emplois directs et indirects ainsi que sa contribution à la réduction d’une facture d’importations alimentaires évaluée à 1,79 milliard de dollars par an.
Face à la forte dépendance de l’économie aux secteurs minier et extractif, le gouvernement mise sur des investissements structurants pour bâtir une croissance plus diversifiée.
Le Ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire a ainsi sollicité la participation financière de l’État afin de réaliser les études de faisabilité de huit projets répartis dans plusieurs provinces.
Ces études devront démontrer leur viabilité technique, économique, financière, environnementale et sociale afin de constituer un portefeuille de projets capables d’attirer les partenaires techniques, financiers et les investisseurs privés.
Les projets concernent notamment l’irrigation, la production agricole, la transformation agro-industrielle et l’organisation de grands bassins de production dans le Kongo Central, le Kwango, le Lualaba, le Nord-Kivu, le Kasaï Oriental, le Kasaï Central, le Sankuru, Ngandajika et Muene-Ditu.
Parmi ces huit investissements, le Parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu apparaît comme le projet phare de la stratégie nationale de diversification économique.
Issu du partenariat public-privé conclu le 30 septembre 2025 entre le ministère de l’Agriculture et le groupe suisse Mole Groupe, il mobilise un investissement d’un milliard de dollars.
Le complexe sera développé sur un domaine de 105.000 hectares, dont 85.000 hectares cultivables destinés à la production de manioc, maïs, blé, riz et canne à sucre. Les unités industrielles transformeront ces cultures en farine de blé, farine de maïs, farine de manioc, riz usiné et sucre. À pleine capacité, le parc produira près de 700.000 tonnes de denrées alimentaires transformées par an, renforçant ainsi la valeur ajoutée locale.
Un puissant levier de diversification
Le projet ambitionne de réduire la dépendance alimentaire du pays, alors que les importations ont représenté en moyenne 1,79 milliard de dollars par an entre 2019 et 2023, selon la Banque centrale du Congo. Il prévoit également la création de plus de 20.000 emplois directs et indirects dans les filières agricoles, industrielles, logistiques et commerciales.
Au-delà de ces retombées, le parc favorisera le développement des infrastructures rurales, la structuration des chaînes de valeur agricoles, l’amélioration des revenus des producteurs, l’attraction de nouveaux investissements privés et le renforcement de la sécurité alimentaire grâce à une offre accrue de produits transformés.
« Nous créons plus de 20.000 emplois directs et indirects et posons les bases d’une transformation agricole durable capable de générer des revenus pour les populations locales tout en renforçant la souveraineté alimentaire de la RDC », avait déclaré le directeur général de Mole Groupe, Gandi Mole.
Avec près de 80 millions d’hectares de terres arables, dont seulement 10 % sont exploités, la RDC entend ainsi convertir son immense potentiel agricole en levier durable de croissance, d’industrialisation, de création d’emplois et de diversification de son économie.
E. M
























