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RDC : Plus de 60 % des jeunes seraient exposés à des contenus intimes non consentis

Plus de 60 % des jeunes de la République Démocratique du Congo (RDC) ont déjà été exposés à des contenus intimes diffusés sans leur consentement, selon une révélation inquiétante faite ce mercredi 30 juillet 2025 à Kinshasa par Jean Mwepa Tshomba, président de l’ONG Veille Santé RDC.
Lors des activités communautaires incluant formations, causeries éducatives et enquêtes anonymes, l’organisation a constaté que la majorité des jeunes interrogés avaient été confrontés à ce phénomène.
« Bien qu’il n’existe pas encore de base de données officielle à l’échelle nationale, ces chiffres mettent en lumière une menace silencieuse pour le tissu social en RDC », a déclaré M. Tshomba.
Un phénomène sous-estimé
Cette pratique, souvent liée à la cybercriminalité ou à des actes de vengeance, peut avoir des conséquences psychologiques graves sur les victimes, notamment l’humiliation, l’anxiété ou la dépression.
Pourtant, peu de mesures concrètes existent pour lutter contre ce fléau en RDC, où la législation sur la protection des données personnelles et le cyberharcèlement reste peu appliquée.
Face à ce constat, « Veille Santé RDC » plaide pour la mise en place d’un cadre juridique renforcé et des campagnes de sensibilisation.
« Il est crucial d’éduquer les jeunes sur les risques du partage non consenti d’images, mais aussi de pousser les autorités à agir », a insisté Jean Mwepa Tshomba.
Les experts recommandent également la création de cellules d’écoute et de signalement pour accompagner les victimes, ainsi qu’une collaboration entre Gouvernement, société civile et plateformes numériques pour endiguer cette vague de violations de la vie privée.
En l’absence de statistiques officielles, cette alerte souligne l’urgence d’une prise de conscience collective face à un phénomène en pleine expansion.
Dieumerci ANAWEZI
Stagiaire
























