Autres actualités
RDC : rente de survie, l’armée clarifie les règles et dénonce les malentendus

Au cours du briefing du Gouvernement tenu le 3 juin 2025 à Kinshasa, le Général de Brigade Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC, a tenu à recadrer les débats enflammés autour de la rente de survie des dépendants des militaires, affirmant qu’il s’agit d’un droit reconnu, mais strictement encadré par la loi.
« La rente de survie existe bel et bien. Mais seuls les ayants droit légalement reconnus peuvent y prétendre », a-t-il affirmé.
Ce que dit la loi
Selon le statut du militaire (loi n°13/005 du 15 janvier 2013), plusieurs conditions doivent être réunies :
– Mariage légalement enregistré;
– Statut d’épouse ou d’enfants reconnus;
– Décès du militaire en service ou en pension;
– Non-remariage du conjoint survivant.
« Une épouse reconnue possède une carte biométrique militaire. Elle est enregistrée dans les bases de données de l’armée, tout comme les enfants. », précise le Général de Brigade Sylvain Ekenge.
Cas de rejet fréquents
Le Général Ekenge a pointé du doigt certaines demandes infondées :
– Mariages non reconnus (soldats engagés pour 7 ans, période pendant laquelle le mariage est interdit selon l’article 223);
– Relations non officielles, souvent rencontrées en zones d’opération, sans aucun enregistrement légal;
– Tentatives d’instrumentalisation des drames à des fins médiatiques.
« La loi est claire : un soldat non autorisé à se marier ne peut générer de droits pour une conjointe non déclarée », a-t-il souligné.
Procédure encadrée
La procédure, en cas de décès, est rigoureuse :
1. Notification officielle par le commandant d’unité;
2. Constitution du dossier complet;
3. Traitement par le commandement;
4. Paiement via le ministère de la Défense.
Appel à la rigueur
En conclusion, le porte-parole des Forces armées de la République Démocratique du Congo a lancé un appel à la vérité et à la discipline juridique : « L’armée respecte ses obligations. Mais la rigueur s’impose. Il ne suffit pas de se déclarer veuve d’un militaire pour bénéficier d’une rente. »
Un message clair, destiné à couper court aux amalgames et à restaurer la vérité dans un débat souvent déformé par l’émotion ou l’ignorance des procédures.
Flory MUSISWA
























