Autres actualités
RDC : Tshisekedi encourage la mise en place d’un identifiant unique pour les entreprises

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a instruit le Gouvernement de mettre en place un identifiant unique pour les entreprises en République démocratique du Congo.
Cette directive, donnée lors de la 99ᵉ réunion ordinaire du Conseil des Ministres, tenue le 25 septembre 2026, vise à réduire les formalités administratives et les coûts qu’elles imposent aux opérateurs économiques.
La multiplication des numéros et références délivrés par les services publics entretient un circuit administratif coûteux et répétitif.
Les entreprises doivent fournir à plusieurs administrations des informations qui se recoupent, sans que ces démarches successives améliorent nécessairement la qualité de leur identification.
L’identifiant unique doit permettre de reconnaître chaque entreprise sous une référence commune à l’ensemble des services publics.
En facilitant le rapprochement des dossiers, il doit réduire les démarches répétitives et améliorer la fiabilité des informations.
Pour l’entrepreneur, le bénéfice attendu est une diminution du temps et des dépenses consacrés aux formalités.
Pour l’État, une meilleure circulation des données doit faciliter le suivi des activités, la lutte contre la fraude et la collecte des recettes.
Cette instruction prolonge les engagements pris le 12 septembre 2026, lors de la remise des documents de formalisation à 537 jeunes entrepreneurs à Kinshasa.
Chaque bénéficiaire avait reçu un dossier comprenant sept documents, dont le registre du commerce, l’identification nationale et le numéro d’impôt. Une illustration de la diversité des exigences administratives auxquelles répond la réforme.
Lors de cette adresse, Félix Tshisekedi avait demandé de renforcer les capacités opérationnelles du Fonds spécial pour la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi des jeunes (FSPEEJ), afin d’en faire « un véritable levier d’accompagnement et de développement des entreprises portées par les jeunes », rappelle le compte rendu.
La réalisation de cet objectif exige aussi une révision des règles. Le Président Félix Tshisekedi demande d’harmoniser les textes légaux et réglementaires pour supprimer les obligations redondantes ou obsolètes.
La connexion des bases de données devra donc se traduire par un allègement effectif des procédures.
Sous la coordination de la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, les ministères, administrations et services concernés devront organiser la mise en place du dispositif, assurer la communication entre leurs systèmes informatiques et sécuriser les échanges d’informations.
Un rapport détaillant les dispositions prises, le mécanisme retenu et le calendrier d’exécution est attendu dans trois mois. Ce délai concerne la remise du rapport.
Les travaux de la Banque mondiale sur l’enregistrement des entreprises soulignent l’intérêt de cette interconnexion : une information déjà transmise à un service doit pouvoir être réutilisée par les autres, sans nouvelle saisie.
Appliqué à cette réforme, ce principe place les formalités effectivement supprimées au cœur du gain économique attendu. Un numéro commun conserverait une portée limitée si chaque administration continuait d’exiger les mêmes pièces.
Flory MUSISWA







