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RDC : l’IGF explore un partenariat avec ENABEL autour du contrôle systémique

À Bruxelles, l’Inspection générale des finances (IGF) de la République Démocratique du Congo poursuit la recherche de partenariats pour accompagner la transformation de ses méthodes de contrôle.
Une rencontre tenue le 23 septembre 2026 avec l’Agence belge de développement et de coopération internationale (ENABEL) a notamment ouvert la perspective d’un appui technique et financier à l’implémentation du contrôle systémique en République démocratique du Congo.
La délégation de l’IGF, conduite par l’Inspecteur général des finances-Chef de Service, Christophe Bitasimwa Bahii, a été reçue au siège d’ENABEL à Bruxelles par Michel François, Directeur régional chargé du suivi des activités de l’agence en Afrique centrale et australe.
Les échanges ont principalement porté sur la nouvelle approche de contrôle défendue par l’IGF, fondée sur l’exploitation des données, l’analyse des risques et une meilleure programmation des missions de contrôle.
Présenté comme une évolution des méthodes traditionnelles de contrôle, le contrôle systémique vise à permettre à l’IGF de disposer d’une lecture plus globale du fonctionnement des administrations et des risques auxquels elles sont exposées.
Selon la présentation faite par Christophe Bitasimwa Bahii, les informations produites par les différents organes contrôlés doivent être collectées et intégrées dans une base de données afin d’être traitées et analysées.
L’exploitation de ces données doit notamment permettre d’établir une cartographie des risques, appelée à servir de base à la programmation des missions de terrain.
Cette approche entend ainsi privilégier des interventions ciblées sur les secteurs ou opérations présentant les niveaux de risque les plus importants, plutôt que de recourir à des contrôles indistincts.
L’enjeu est également de renforcer la capacité de l’IGF à détecter plus rapidement certaines vulnérabilités et, lorsque cela est possible, à intervenir avant la matérialisation des risques.
La présentation du projet a suscité l’intérêt des représentants d’ENABEL.
Gilles Oddos, Chef de projet chargé de l’appui à la gouvernance financière et stratégique en RDC, ainsi que Charles Corse, expert des finances publiques basé au COREF en RDC, ont participé aux échanges par visioconférence.
Au terme de la rencontre, les représentants de l’agence belge ont exprimé leur disponibilité à accompagner, dans la limite de leurs possibilités, le projet de l’IGF consacré à l’implémentation du contrôle systémique.
Cet accompagnement pourrait concerner aussi bien les volets techniques que financiers, ouvrant ainsi une perspective de coopération autour de la transformation numérique du contrôle des finances publiques.
Pour l’IGF, cette évolution répond à la nécessité d’adapter les méthodes de contrôle aux transformations de l’administration publique. L’objectif est de passer progressivement d’une logique principalement réactive à un dispositif davantage orienté vers la prévention et l’anticipation.
La collecte, la centralisation et l’analyse des données doivent permettre aux contrôleurs de mieux comprendre les mécanismes de fonctionnement des administrations, d’identifier les zones de vulnérabilité et d’orienter les missions en fonction des risques identifiés.
Cette transformation est étroitement liée à la digitalisation de l’administration publique, considérée par Christophe Bitasimwa Bahii comme une nécessité pour moderniser les services de l’État et améliorer leur performance.
ENABEL dispose déjà d’une expérience dans l’accompagnement d’initiatives liées à la gouvernance financière en RDC, notamment auprès de la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP) et de la Direction générale des Impôts (DGI).
La rencontre du 23 septembre à Bruxelles s’inscrit ainsi dans la recherche, par l’IGF, de partenaires susceptibles de soutenir la modernisation de ses outils et méthodes de travail.
Avec le contrôle systémique, l’institution entend placer davantage la donnée, l’analyse des risques et la technologie au cœur de son dispositif de contrôle. L’objectif affiché est de disposer d’un mécanisme permettant non seulement de constater les irrégularités, mais aussi de mieux identifier les risques et d’orienter les interventions publiques en conséquence.
Mitterrand MASAMUNA







