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RDC : 24.922,3 milliards de CDF de recettes publiques mobilisées à fin septembre 2026

Les finances publiques de la République démocratique du Congo (RDC) affichent un déficit de trésorerie cumulé de 1.951,5 milliards de francs congolais (CDF) à fin septembre 2026, contre un déficit programmé de 5.201,0 milliards de francs congolais.
Cette situation découle de recettes publiques cumulées de 24.922,3 milliards de CDF, représentant 101,1 % des prévisions, pour des dépenses exécutées à hauteur de 26.873,8 milliards de CDF.
Selon les données de la Banque Centrale du Congo (BCC), les recettes mobilisées au cours des neuf premiers mois de l’année ont progressé de 13,2 % par rapport à la même période de 2025.
Cette évolution est notamment soutenue par les recettes douanières et des accises, en hausse de 21,0 %, ainsi que par les recettes non fiscales, qui ont augmenté de 16,6 %.
En dépit de cette progression, les dépenses publiques continuent de dépasser les recettes mobilisées. Toutefois, le déficit de trésorerie cumulé reste nettement inférieur aux prévisions établies pour la période. Il s’élevait à 2.833,1 milliards de CDF à fin septembre 2025, contre 1.951,5 milliards de CDF à la même échéance en 2026.
Pour le seul mois de septembre 2026, le Trésor public a enregistré un excédent de trésorerie de 411,2 milliards de CDF. Les recettes se sont établies à 3.790,5 milliards de CDF, soit un taux d’exécution de 91,2 %, tandis que les dépenses ont atteint 3.379,3 milliards de CDF, correspondant à 94,3 % des prévisions mensuelles.
Cet excédent mensuel a contribué à contenir le déficit cumulé sur les neuf premiers mois de l’année. Il traduit un niveau de recettes supérieur aux dépenses effectivement engagées au cours de cette période, sans pour autant effacer le déficit enregistré depuis le début de l’exercice.
La dynamique des dépenses publiques appelle néanmoins une attention particulière. À fin septembre 2026, les dépenses courantes ont augmenté de 21,3 % sur un an, soit une progression supérieure à celle des recettes publiques, limitée à 13,2 %.
Cette hausse est notamment portée par les rémunérations, en augmentation de 20,5 %, et par les frais de fonctionnement des institutions politiques, qui ont progressé de 56,2 %.
L’évolution de ces postes souligne la pression exercée par les charges de fonctionnement sur l’exécution budgétaire.
Si la progression des recettes permet de couvrir une part importante des dépenses prévues, la hausse plus rapide des dépenses courantes constitue un enjeu pour la maîtrise des équilibres budgétaires.
À l’inverse, les dépenses en capital affichent un taux d’exécution de 79,3 % à fin septembre 2026. Ce niveau reste inférieur à celui des recettes, dont la réalisation dépasse légèrement les prévisions cumulées.
Cette situation met en évidence un décalage entre la progression des charges courantes et le rythme d’exécution des dépenses d’investissement.
La capacité du Gouvernement à améliorer l’exécution des investissements publics, tout en maîtrisant les dépenses de fonctionnement, constituera ainsi un élément important de l’évolution des finances publiques au cours du dernier trimestre de 2026.
Au total, les données de la BCC font ressortir une mobilisation des recettes supérieure aux objectifs cumulés et un déficit de trésorerie inférieur aux prévisions à fin septembre.
Mitterrand MASAMUNA







