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RDC : les dépôts du Trésor à la Banque Centrale chiffrés à 2.819,9 milliards de CDF au 23 octobre 2026

Les dépôts du Trésor public auprès de la Banque Centrale du Congo (BCC) se sont établis à 2.819,9 milliards de francs congolais (CDF) au 23 octobre 2026, contre 2.816,6 milliards de CDF une semaine auparavant.
Cette évolution représente une légère hausse de 3,3 milliards de CDF sur une semaine, selon les dernières données de la note de conjoncture économique hebdomadaire publiée par la Banque Centrale du Congo.
Comparé au niveau enregistré à fin décembre 2025, où ces dépôts s’élevaient à 1.310,6 milliards de CDF, le montant actuel traduit une progression de 1.509,3 milliards de CDF, soit une hausse d’environ 115,2 % depuis le début de l’année.
Cette accumulation des disponibilités du Trésor intervient dans un contexte de suivi de la trésorerie de l’État, alors que les autorités doivent assurer la couverture des dépenses publiques et le respect des engagements budgétaires.
Selon les données de la BCC, le niveau des dépôts au 23 octobre 2026 représente environ 2,2 fois le déficit de trésorerie programmé pour l’ensemble du mois.
Ce rapport indique que les disponibilités détenues par le Trésor auprès de la Banque Centrale restent supérieures au besoin de financement net prévu dans le plan de trésorerie mensuel.
Autre élément notable, cette constitution des dépôts s’effectue sans financement monétaire supplémentaire. Les créances brutes de la Banque Centrale du Congo sur l’État sont en effet restées inchangées à 4.304,1 milliards de CDF.
Cette stabilité signifie que l’augmentation des disponibilités du Trésor ne s’est pas accompagnée d’une hausse de cet encours de créances de la BCC sur l’État durant la période considérée.
L’évolution de ces indicateurs reste importante pour apprécier la gestion de la trésorerie publique et ses interactions avec la politique monétaire.
Le suivi conjoint des dépôts du Trésor et des créances de la BCC permet notamment d’évaluer les conditions de financement des besoins de l’État et les éventuelles pressions exercées sur la liquidité de l’économie.
À l’approche de la fin de l’exercice 2026, l’enjeu demeure de maintenir un équilibre entre la mobilisation des recettes publiques, l’exécution des dépenses et la gestion des disponibilités de trésorerie.
Mitterrand MASAMUNA







