Banques
RDC: La BCC fustige des pratiques illégales dans les transactions en devises

La Banque Centrale du Congo (BCC) a dénoncé des pratiques jugées contraires à la réglementation de change en vigueur, observées chez certaines messageries financières et établissements de monnaie électronique opérant en République Démocratique du Congo (RDC).
Dans un communiqué rendu public le 15 janvier 2026 à Kinshasa, l’Institut d’émission indique avoir été informée des comportements consistant à imposer aux usagers l’exécution de transferts en devises étrangères, tout en refusant la fourniture de services en monnaie nationale.
Ces pratiques, souligne la BCC, constituent une violation flagrante des orientations et des textes réglementaires en vigueur.
La Banque Centrale rappelle que le Franc Congolais est la seule monnaie ayant cours légal et pouvoir libératoire sur l’ensemble du territoire national. À ce titre, la réglementation impose que les prix des biens et services de consommation soient fixés, affichés et payés en monnaie nationale, sauf en cas de dérogation expresse accordée par l’autorité compétente.
Selon la BCC, ces agissements vont également à l’encontre des efforts entrepris par les pouvoirs publics pour promouvoir l’usage du Franc congolais et renforcer la souveraineté monétaire nationale.
Face à cette situation, la Banque Centrale du Congo affirme avoir déjà engagé des mesures appropriées à l’encontre des établissements contrevenants, conformément aux dispositions légales et réglementaires applicables. Elle prévient par ailleurs qu’elle n’hésitera pas à renforcer ces mesures en cas de persistance ou de récidive.
En outre, la BCC appelle la population à la vigilance et l’invite à signaler, en toute confidentialité, toute pratique contraire à la réglementation auprès du guichet mis en place au sein de ses services compétents. Cette démarche vise à assurer un traitement rapide des plaintes et un suivi rigoureux des dossiers.
Par cette mise en garde, la Banque Centrale du Congo réaffirme son engagement à faire respecter la réglementation de change et à protéger les usagers des services financiers.
AGNES KAYEMBE





















