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RDC : la BCC réduit son taux directeur à 12,5 % et poursuit l’assouplissement monétaire

La Banque Centrale du Congo (BCC) poursuit l’assouplissement de sa politique monétaire.
Réuni en session ordinaire ce vendredi 17 juillet 2026, le Comité de Politique Monétaire (CPM) a décidé de réduire le taux directeur de 100 points de base, le faisant passer de 13,5 % à 12,5 %, afin de consolider la stabilité macroéconomique et d’accompagner la dynamique de croissance de l’économie congolaise.
Selon le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, André Wameso, cette décision s’accompagne d’une baisse du taux appliqué à la facilité de prêt marginal, qui passe de 17,5 % à 16,5 %, traduisant la volonté de la Banque centrale de rendre le coût du refinancement bancaire moins élevé et de favoriser l’accès au crédit.
A en croire le Gouverneur de la BCC, le CPM a également annoncé l’introduction d’une nouvelle maturité de 252 jours pour les Bons BCC, un instrument destiné à renforcer la gestion de la liquidité sur le marché monétaire et à diversifier les options offertes aux investisseurs.
En revanche, les coefficients de la réserve obligatoire demeurent inchangés. Ils restent fixés à 10,5 % pour les dépôts à vue en monnaie nationale, 0 % pour les dépôts à terme en francs congolais, ainsi qu’à 11,5 % et 10,5 % respectivement pour les dépôts à vue et à terme en devises.
Selon le Comité de Politique Monétaire, ces mesures s’inscrivent dans la continuité des décisions prises lors de la réunion d’avril 2026 et reposent sur des perspectives économiques jugées favorables, tant au niveau international que national.
Sur le plan mondial, malgré un contexte marqué par des incertitudes persistantes, la croissance économique devrait atteindre 3,0 % en 2026, contre 3,5 % en 2025. La désinflation devrait ralentir légèrement, avec une inflation mondiale estimée à 4,7 %, un niveau proche de celui enregistré l’année précédente.
En République démocratique du Congo, les indicateurs macroéconomiques demeurent orientés positivement. La Banque Centrale du Congo table sur une croissance de 5,7 % en 2026, identique à celle de 2025 et nettement supérieure à la moyenne attendue en Afrique subsaharienne (4,3 %).
À travers cet assouplissement monétaire, la BCC entend préserver la stabilité des prix tout en soutenant le financement de l’économie, dans un contexte où les fondamentaux macroéconomiques restent solides et où les perspectives de croissance demeurent favorables.
AGNES KAYEMBE























