Catégorie : Gouvernance

  • RDC : les mandataires publics s’engagent à renforcer la bonne gouvernance

    RDC : les mandataires publics s’engagent à renforcer la bonne gouvernance

    La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a présidé, ce mercredi 24 juillet 2024, la cérémonie de signature du contrat de mandat entre le Ministre du Portefeuille Jean- Lucien Busa, représentant l’Etat actionnaire et l’ensemble des mandataires publics dans les entreprises du portefeuille. L’objectif étant d’améliorer la gouvernance à la tête des entreprises et la gestion orthodoxe du patrimoine de ces sociétés pour des meilleurs résultats possibles.

    Cette signature de contrat intervient conformément à l’article 17 de la loi n°08/010 du 17 juillet 2008 fixant les règles relatives à l’organisation et à la gestion du portefeuille de l’Etat.

    Composé de 23 articles, le document signé fixe la durée du mandat et détermine les droits et obligations de chaque partie du contrat.

    Par exemple, le mandataire devra rendre compte de l’exécution de son mandat dans les formes et délais prévus par les statuts et à chaque fois que le mandant le requiert. Il a également l’obligation de faire preuve d’une gestion transparente, orthodoxe et axée sur le résultat.

    S’agissant du mandant, il doit s’assurer que le mandataire public bénéficie auprès de la société dans laquelle il exerce son mandat d’une rémunération juste et digne ainsi que tous les avantages liés au mandat. A défaut, il doit y pourvoir. Le contrat est conclu pour une durée de 6 ans et peut être renouvelé en cas de nouvelles nominations dans les fonctions du mandataire public.

    Dans son allocution, la Première Ministre Judith Suminwa a salué la tenue de ces assises qui, selon elle, matérialisent la volonté exprimée par le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de replacer les entreprises du Portefeuille de l’État au cœur du développement économique et social du pays.

    « Je voudrai constater avec vous que ce jour augure une nouvelle dynamique dans la mise en œuvre du programme du Gouvernement qui matérialise la vision stratégique pour le développement économique, social et politique de la République Démocratique du Congo, volonté de son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi, Président de la République qui sous-tend un rôle actif des entreprises du Portefeuille en vue de la relance et la diversification de l’économie. Dans cette perspective, il me paraît évident que les objectifs déclinés dans le Plan d’Actions 2024-2028 du Gouvernement, notamment pour construire une économie plus diversifiée et plus compétitive dans l’objectif de créer des emplois, tout en renforçant l’efficacité de services publics…», a-t-elle déclaré.

    De son côté, le Ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Bussa, a interpelé les mandataires publics sur la bonne gouvernance pour atteindre les résultats attendus.

    « Tous les rapports en ma possession confirment la persistance du problème de gouvernance comme celui de la gestion qui demeure préoccupant et les cas sont légions. En vue de changer la trajectoire, il devient impérieux dans un premier temps de procéder à la signature du contrat de mandat qui amorce un processus dont les directives assignés vous amèneront à renforcer la bonne gouvernance, à améliorer la gestion des entreprises que vous dirigez, à les inscrire dans la dynamique des biens et services, à créer et redistribue des richesses. », a souligné Jean-Lucien Busa.

    Ladite cérémonie a connu la participation de plusieurs membres du Gouvernement. Parmi eux, les Vice-Premiers Ministres de l’Economie nationale, de l’Intérieur et des Transports, mais également les Ministres du Budget, de la Recherche scientifique ainsi que celui de la Formation professionnelle.

    E.M

  • Félix Tshisekedi aux membres du Gouvernement Suminwa : « Soyez pragmatiques et obtenez-moi des résultats »

    Félix Tshisekedi aux membres du Gouvernement Suminwa : « Soyez pragmatiques et obtenez-moi des résultats »

    Le Chef de l’État congolais, Félix-Antoine Tshisekedi, a insisté sur la cohésion dans les rangs des membres du Gouvernement afin de bâtir un avenir meilleur pour la République Démocratique du Congo (RDC).

    « Ensemble, je nous invite à marquer positivement l’histoire de notre pays en accélérant sa transformation et son émergence, en garantissant le mieux-être de nos compatriotes. Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir meilleur pour la République Démocratique du Congo. Je compte sur chacun de vous pour faire preuve de détermination, de dévouement et de discipline dans la réalisation de nos objectifs communs. », a souligné le Président Tshisekedi dans son discours prononcé par la Première Ministre Judith Suminwa à l’occasion de la clôture du séminaire gouvernemental organisé du 21 au 23 juillet 2024 au Palais de la Nation.

    Le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a appelé les membres du Gouvernement Suminwa a être pragmatiques dans la recherche des résultats.

    « Je vous invite dès lors à emporter avec vous les enseignements que vous avez tirés de ces échanges et à les appliquer dans vos responsabilités quotidiennes. Le pacte d’engagement citoyen que nous scellons aujourd’hui est celui de mettre en œuvre des politiques qui améliorent la vie de chaque Congolaise et de chaque Congolais, sans exception. Soyez pragmatiques et obtenez-moi des résultats. C’est le mandat que le peuple nous a donné. », a dit le Président Tshisekedi.

     

    A l’issue de ce séminaire gouvernemental treize (13) recommandations ont été formulées et des lettres de mission remises à chacun des membres du Gouvernement Suminwa.

    Notons que ce Séminaire avait pour principal objectif de promouvoir une nouvelle approche de gestion basée sur la performance et à diffuser les bonnes pratiques de la gouvernance publique, en misant sur la cohésion et la solidarité gouvernementales pour susciter l’engagement, la responsabilité et la redevabilité des membres du Gouvernement dans la mise en œuvre du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) 2024-2028.

    Au cours de ces assises, les principales thématiques abordées ont tourné sur la gouvernance, l’économie, la diplomatie et la sécurité.

    Patrick BOMBOKA

  • RDC : Félix Tshisekedi appelle les membres du Gouvernement Suminwa à la cohésion

    RDC : Félix Tshisekedi appelle les membres du Gouvernement Suminwa à la cohésion

    Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à l’ouverture des travaux du séminaire gouvernemental, ce dimanche 21 juillet au Palais de la Nation à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.

    Axé sur le thème : « Sceller le pacte d’engagement citoyen par la promotion de la performance dans la gouvernance et l’implémentation efficace des réformes en exécution du PAG 2024-2028 », ce séminaire vise le renforcement des capacités des membres du Gouvernement Suminwa.

    Sa mission principale est de promouvoir une nouvelle approche de gestion basée sur la performance et à diffuser les bonnes pratiques de la gouvernance publique, en misant sur la cohésion et la solidarité gouvernementales pour susciter l’engagement, la responsabilité et la redevabilité des membres du Gouvernement dans la mise en œuvre du PAG 2024-2028.

    Organisé par la Primature sous le haut patronage du Président de la République, ce séminaire gouvernemental bénéficie de l’accompagnement technique du Secrétariat National pour le Renforcement des capacités (SENAREC). Ce dernier est à sa cinquième édition d’accompagnement des séminaires gouvernementaux aux niveaux central et provincial.

    Dans son allocution, le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a appelé les membres du Gouvernement à faire preuve de solidarité et de s’activer pour assurer une gouvernance efficace, efficiente et orientée vers les résultats, sous la coordination de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka.

    « Je vous invite donc à vous approprier pleinement les principes directeurs, les valeurs cardinales et les obligations qui régissent la fonction ministérielle et l’action gouvernementale. Votre rôle est crucial pour assurer une gouvernance efficace, efficiente et orientée vers les résultats. La solidarité gouvernementale, la discipline et l’adhésion sans faille aux rôles de coordination de la Première Ministre, cheffe du Gouvernement, sont les éléments essentiels pour garantir le succès de votre action collective. Le présent séminaire s’inscrit dans cette démarche d’appropriation et de maîtrise des outils essentiels pour une meilleure exécution de vos tâches. », a-t-il déclaré.

    Et de poursuivre : « Nous devons travailler ensemble dans un esprit de coopération, d’efficacité et de transparence. La réussite de nos politiques publiques dépendra de notre capacité à collaborer de manière harmonieuse, à faire preuve de rigueur et à adopter une approche pragmatique dans la définition et l’implémentation de nos actions.»

    Ces travaux du séminaire gouvernemental lancés par le Président de la République vont se clôturer le mardi 23 juillet 2024.

    Notons qu’au cours de ces travaux, plusieurs thématiques seront abordées pour permettre aux membres du Gouvernement d’être dotés des outils permettant une meilleure gestion de la chose publique.

    Au terme de ce séminaire, chaque membre du Gouvernement recevra une lettre des missions qui permettra de consigner l’ensemble des assignations qui feront l’objet des évaluations trimestrielles.

    E.M

  • RDC : l’APLC milite en faveur d’une loi spéciale anti-corruption

    RDC : l’APLC milite en faveur d’une loi spéciale anti-corruption

    L’Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC) poursuit son plaidoyer en faveur d’une loi spéciale anti-corruption en République Démocratique du Congo (RDC).

    Au cours de la première édition du Congrès des experts comptables congolais qui s’est clôturée le vendredi 12 juillet 2024, le Coordonnateur intérimaire de l’APLC a évoqué quelques avancées enregistrées dans la lutte contre la corruption en RDC.

    Michel Victor Lessay a noté en effet la création de l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption, et la redynamisation des services traitant diverses matières à savoir : la Coordination de l’Innovation pour le changement des mentalités (CICM);
    L’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Éthique Professionnelle (OSCEP); L’Inspection Générale des Finances (IGF);
    La Cellule Nationale de Renseignements Financiers(CENAREF); La Direction de Reddition des Comptes (RDC); La Cour des comptes (CDC); Le Réseau National des Parlementaires Africains de Lutte Contre la corruption et les Actions proactives des organisations de la société civile.

    Pour lui, ces initiatives expriment la volonté politique des autorités congolaises.

    Par ailleurs, l’APLC insiste sur le renforcement de l’arsenal législatif de la République Démocratique du Congo avec notamment la mise en place d’une loi spéciale anti-corruption et une loi portant protection des lanceurs d’alerte afin de poursuivre le combat pour le changement des mentalités.

    L’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption ambitionne de travailler pour la réduction des pratiques de corruption d’au moins 60% d’ici 2026 et implémenter une culture de l’intégrité dans le secteur public, privé, dans les milieux de la société civile et de la population.

    Depuis sa mise en place en 2024, l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption a déjà traité 57 dossiers de détournement des deniers publics, 7 dossiers de coulage des recettes publiques, 14 dossiers de spoliation des immeubles et 22 dossiers de fraude fiscale.

    L’APLC est un service spécialisé au sein du Cabinet du Chef de l’Etat, créé par ordonnance N° 20/013 bis du 17 mars 2020, en conformité avec la Constitution de la République Démocratique du Congo, la Convention des Nations-Unies contre la corruption, la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption et
    le Protocole de la SADC de lutte contre la corruption.

    L’ordonnance portant sa création la désigne comme l’autorité nationale de référence en matière de lutte contre la corruption en RD Congo. Elle coordonne tous les services et organismes publics en charge de la lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux, et faits y assimilés.

    Mitterrand MASAMUNA

  • RDC : les experts comptables congolais au cœur de l’enjeu de la transparence financière

    RDC : les experts comptables congolais au cœur de l’enjeu de la transparence financière

    Durant deux jours, soit du jeudi 11 au vendredi 12 juillet 2024, les initiés de la profession comptable de la République Démocratique du Congo (RDC) se sont réunis en Congrès à Kinshasa.

    Le thème de cette première édition du Congrès des experts comptables de la RDC est « la Transparence financière ».

    Au cours de ces assises, huit (8) panels ont été animés par les professionnels de profession comptable, passant de « l’expert-comptable, pertinence et crédibilité d’une profession » jusqu’au dernier panel qui a traité de « l’accompagnement des partenaires techniques et financiers (PTF) dans la promotion de la bonne gouvernance en RDC : pistes pour améliorer la transparence financière. »

    A la fin de ces travaux, le Président de l’Ordre national des experts-comptables de la RDC, Nzailu Bansinsa a fait savoir que pour atteindre la transparence financière en RDC, il faut multiplier les interactions entre toutes les parties prenantes.

    À l’en croire, la profession comptable peut jouer un rôle majeur dans la promotion de la transparence financière en République Démocratique du Congo.

    « Nous reconnaissons tous que c’est un enjeu très important pour notre pays et la profession comptable peut jouer un rôle majeur dans la promotion de cette transparence et améliorer la gouvernance au niveau du pays. C’est un élément important pour le développement économique. Notre pays a reconnu l’importance de la profession comptable assez tardivement. Parce que dans d’autres pays africains, ils existe déjà des Ordres d’experts comptables depuis 30, 40 ans. Et si vous allez dans les pays européens des vieilles traditions, vous allez vous rendre compte que les Ordres des comptables ont une existence de près de 150 ans au moins. Nous, nous sommes dans notre première décennie. Il faut considérer le tout en termes de maturité. Il faut que l’Ordre croisse pour que son rôle soit mieux compris et que même les membres puissent être de plus en plus compétents pour rendre des prestations professionnelles.», a déclaré Nzailu Bansinsa, Président de l’Ordre national des experts comptables.

    Pour permettre à la profession comptable de jouer un rôle important dans la promotion de la transparence, les participants à cette messe des professionnels de la profession comptable plaident pour un accompagnement technique et financier des différents partenaires.

    « Les principales résolutions de ce Congrès je crois que nous voulons avoir une profession de qualité et nous avons besoin des partenaires techniques et financiers, qui sont disposés à mettre les moyens pour promouvoir une profession comptable de qualité en RDC. », a-t-il dit.

    Nzailu Bansinsa a indiqué par ailleurs que la clôture des travaux de ce premier Congrès des experts comptables ouvre la voie à la préparation des actes du Congrès pour une diffusion plus large à travers le pays.

    « Nous allons nous tourner maintenant à la préparation des actes du Congrès à travers lesquels, les idées peuvent circuler à travers le pays et même les autorités qui n’ont pas pu assister à nos travaux, pourraient entrer en contact avec nos propositions ou les idées qui ont été échangées lors de ces assises. », a-t-il fait savoir.

    La prochaine édition qui se veut beaucoup plus grande que la première est attendue au cours de trois prochaines années, a indiqué le Président de cette structure des experts comptables de la République Démocratique du Congo.

    Mitterrand MASAMUNA

  • RDC : les agents du Secrétariat technique de l’ITIE accusent deux mois sans salaire (ASADHO)

    RDC : les agents du Secrétariat technique de l’ITIE accusent deux mois sans salaire (ASADHO)

    Les agents du Secrétariat technique de l’ITIE ont enregistré deux mois d’impaiement de salaire, dénonce l’Assocation Africaine de défense des Drots de Homme (ASADHO) dans un communiqué publié le lundi 29 janvier 2024.

    D’après le Coordonnateur de l’ASADHO, le manque d’intérêt du Gouvernement vis-à-vis de la mise en œuvre des actvités et du fonctonnement de l’ITIE risque de faire perdre au pays les acquis enregistrés dans le secteur minier depuis la mise en œuvre de cette institution.

    En effet, le Comité exécutif et le Secrétariat technique ont abattu un travail important
    en matère de gouvernance du secteur
    extractf.

    En 2022, l’ITE-RDC avait même obtenu un bon score global dans la mise en œuvre de la norme ITIE 2019, soit 85,5%, lors de sa validation par le Conseil d’admnistraton.

    Grâce au travail de transparence fait par cette institution, la RDC a plus de crédibilité auprès des institutions financières internationales.

    Noeud du dossier

    Selon l’ASADHO, depuis 2012 à ce jour, l’ITE reçoit du Gouvernement congoas l’équivalent en Franc congolais de 100.000 USD pour le fonctionnement et la mise en œuvre des activités du plan d’actions. Une somme insuffsante au vu de la dimension du pays et des défis auxquels cette initiative fait face partculièrement dans le secteur minier.

    « Pour accéder à la dotation gouvernementale, la Ministre d’Etat et Ministre du Plan est de tous les combats auprès des autres Ministres, des conseillers du Président… Elle fournit des efforts inlassables pour obtenir de l’argent destiné au fonctionnement et à la mise en œuvre de l’ITIE. Elle écrit des lettres. Elle passe des appels téléphoniques qui souvent n’aboutissent à rien. Sans son engagement personnel, l’ITIE-RDC serait totalement oubliée par ceux qui ont la décision de débloquer les fonds destinés à la mise en oeuvre. », fustige l’ASADHO.

    D’après cette ONG de défense des droits de l’homme, le blocage serait au niveau du ministère des Finances.

    Ainsi, l’ASADHO propose le recours à d’autres mécanismes pour le financement de l’ITIE, notamment affecter un pourcentage de 50% de la redevance minière destinée au Gouvernement Central au fonctionnement et à la mise en œuvre de l’ITIE. Ce pourcentage alloué à l’ITIE peut être versé directement par les entreprises sur le compte du Comité exécutif de l’ITIE.

    En outre, l’ASADHO demande au Premier Ministre d’instruire le Ministre des Finances pour qu’il libère la dotation destinée à l’ITIE pour les mois de novembre et décembre 2023 et faire initier une loi devant affecter un pourcentage de 50% de la redevance minière destinée au Gouvernement Central au financement de l’ITIE.

    Au Ministre des Finances, l’ASADHO sollicite que ce dernier mette les dépenses de l’ITIE parmi les priorités du Gouvernement de la République.

    Nadine FULA

  • RDC : outillés par l’IGF, 144 Commissaires aux comptes bientôt au coeur de la lutte contre la corruption

    RDC : outillés par l’IGF, 144 Commissaires aux comptes bientôt au coeur de la lutte contre la corruption

    Nommés tout récemment par le Premier Ministre congolais, Jean-Michel Sama Lukonde, 144 Commissaires aux comptes ont suivi un séminaire de renforcement des capacités organisé par l’Inspection Générale des Finances sur recommandation de la Primature.

    Ces assises de trois jours, animées par l’Ordre National des Experts comptables (ONEC), avait comme objectif d’outiller les experts comptables sur le contexte ainsi que le cadre légal de leurs missions.

    Dans son mot de clôture, Gaspard Ngondakoy-Nkoy,


    Directeur de Cabinet du Premier Ministre congolais a révélé que c’est grâce à la ferme volonté du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, répercutée par le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde que l’on assiste après près de 20 ans à l’installation de 144 Commissaires aux comptes dans les établissements publics.

    « La matérialisation de ce séminaire découle de la détermination du Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi qui n’épargne aucun effort pour la restauration de tous les organes de contrôle, piliers de la bonne gouvernance pouvant contribuer à la lutte contre les anti valeurs », a-t-il déclaré.

    Pour le représentant de Jean-Michel Sama Lukonde, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a gagné le pari de l’implémentation de la bonne gouvernance dans la gestion des établissements publics.

    Ce dernier reste convaincu que le Gouvernement et les autorités du pays sont déterminées à implémenter la bonne gouvernance publique en vue de changer la direction du développement de la RDC.

    Peu avant l’intervention du Directeur de Cabinet du Premier Ministre, l’Inspecteur Général des Finances Chef de service a exposé sur les attentes du Gouvernement de la République sur les Commissariats aux comptes dans les établissements publics.

    Dans son speech, Jules Alingete a rappelé à ses pairs que la nomination des Commissaires aux comptes et l’organisation de ce séminaire d’échange des connaissances montrent davantage la volonté du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, et celle du Premier Ministre Chef du Gouvernement d’instaurer la bonne gouvernance.

    Jules Alingete s’est réjoui du choix de son service pour abriter ce séminaire qui s’est déroulé dans des bonnes conditions.

    Parmi les intervenants du jour le Président de l’ONEC, M. Mukala, a rassuré, au vu des modules dispensés au début du séminaire, que les experts aux comptes s’acquitteront valablement de leurs missions.

    « Les experts comptables pourront désormais faire le distinguo et appliquer avec ferveur les missions d’un Commissaire aux comptes et répondre aux attentes des fonctions leurs attribuées », a déclaré le Président de l’ONEC.

    De son côté, Patrick Ngulu, Secrétaire Permanent de l’ANEP, a insisté sur les valeurs et l’éthique que doivent avoir les Commissaires aux comptes dans l’exercice de leur mandat. Il est revenu sur la nécessité de travailler dans le sens de garder la bonne image des établissements publics où ils sont affectés et de ne pas profiter de ce nouveau statut pour ternir l’image de ces entités publiques qui sortent du fameux registre de « canards boiteux ».

    A la fin de cette formation, l’ensemble des experts comptables ont remercié le Chef du Gouvernement pour la confiance placée en leur modeste personne et promettent à l’unanimité d’accompagner le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi dans l’implémentation de la bonne gouvernance au sein des établissements publics.

    Emilie Mboyo

  • Madagascar : Patricia Nseya en mission d’observation électorale et d’échange d’expériences

    Madagascar : Patricia Nseya en mission d’observation électorale et d’échange d’expériences

    Le Rapporteur de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Patricia Nseya Mulela, a participé au déroulement des opérations de vote du premier tour de la présidentielle à Antananarivo, au Madagascar.

    L’objectif de cette mission est d’observer et d’échanger les expériences avec la Commission électorale malgache à l’approche de l’organisation en RDC des scrutins combinés du 20 décembre 2023.

    « Nous avons tenu à voir comment cela se passe aussi chez les autres, d’autant qu’il est toujours important d’échanger des expériences pour être mieux outillé », a déclaré Patricia Nseya Mulela lors de sa visite dans un bureau de vote.

    Dès le lever du jour, à l’ouverture des bureaux de vote, le Rapporteur de la CENI s’est rendue à l’un d’eux en vue de se rendre compte des préparatifs pour accueillir les électeurs.

    C’est vers 9h qu’elle a rejoint les autres délégations des missions d’observation électorale internationale au siège de la CENI/Madagascar où les ambassadeurs et observateurs ont assisté à un briefing avec le président de l’organe de gestion des élections.

    Avant de prendre la direction de quelques autres bureaux de vote dont un centre spécialisé pour les personnes en situation d’handicap.

    Auprès du président de la CENI malgache, Patricia Nseya Mulela a pu s’enquérir des pratiques électorales du pays, occasion pour elle de partager également l’expérience congolaise.

    Au regard des explications fournies par le Rapporteur de la CENI/RDC, les dirigeants de la CENI malgache ont salué les avancées enregistrées dans le domaine électoral par la Centrale électorale congolaise, louant au passage la logistique très complexe que déploie la RDC et l’usage du Dispositif électronique de vote (DEV). Au Madagascar, le vote étant entièrement manuel.

    Un total de 11 millions d’électeurs, dont 55 % d’hommes contre 45 % de femmes, étaient attendus aux urnes.

    Patricia Nseya Mulela a bouclé sa journée d’observation électorale à la fermeture des bureaux de vote.

    Il importe de préciser que le président sortant, ayant démissionné 60 jours avant la date du scrutin comme le veut la Constitution du pays, est candidat à sa propre succession.

    Il convient de rappeler que Patricia Nseya Mulela a d’abord eu des échanges, au lendemain de son arrivée, avec le Directeur de cabinet du Président de la CENI malgache et la Secrétaire Exécutive Nationale (SEN). Ils ont abordé plusieurs sujets notamment la communication avant pendant et après les élections. La logistique, la sensibilisation des électeurs et des jeunes et femmes ainsi que l’intégration des catégories marginalisées ont été également évoquées.

    Patrick BOMBOKA

  • RDC : Bons du Trésor indexés, l’Etat a emprunté 55 milliards de CDF le 14 novembre 2023

    RDC : Bons du Trésor indexés, l’Etat a emprunté 55 milliards de CDF le 14 novembre 2023

    Au cours d’une séance d’adjudication de l’émission des Bons du Trésor indexés en date du 14 novembre 2023, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a emprunté 55 milliards de Francs congolais (CDF), soit un montant équivalent à 22 millions de dollars sur le marché financier local.

    Selon un communiqué du ministère des Finances du 16 novembre 2023, un seul soumissionnaire a répondu à l’appel du Gouvernement congolais pour un taux de couverture de 91,6% du montant mis en adjudication, soit 60 milliards de Francs congolais de Francs congolais (CDF).

    L’opération financière ayant une maturité de six (6) mois, le pourcentage adjugé au taux limite accepté est de 100%.

    À cet effet, le soumissionnaire à ce titre sera remboursé en totalité le 14 mai de l’année en cours à un taux d’intérêt de 26%.

    Il sied de faire remarquer qu’au cours de cette séance d’adjudication, le Gouvernement congolais a rehaussé son taux d’intérêt passant de 11% à 26%.

    En rappel, les émissions des Bons du Trésor indexés et des Obligations du Trésor indexées permettent au Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC), qui en est l’émetteur, de compenser les déficits de la mobilisation des recettes publiques.

    Malgré le bon comportement des régies financières dans la mobilisation des recettes publiques, améliorées notamment par la hausse de prix des produits miniers, le Gouvernement congolais continue d’émettre les Bons du Trésor indexés et les Obligations du Trésor indexées pour obtenir plus de moyens de sa politique.

    Mitterrand MASAMUNA

  • RDC : PDL-145 T, 85.240 emplois directs devraient être créés grâce au volet « Infrastructures »

    RDC : PDL-145 T, 85.240 emplois directs devraient être créés grâce au volet « Infrastructures »

    Au total 85.240 emplois directs devraient être créés grâce à l’implémentation du Programme de développement local de 145 territoires (PDL-145T) du Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) à travers la construction de 2131 ouvrages sur l’ensemble du territoire national.

    Ces indications ont été fournies par la Ministre d’État, Ministre du Plan, Judith Tuluka, le mercredi 16 novembre 2023, au cours d’un briefing presse co-animé avec son collègue Patrick Muyaya, Ministre de la Communication et des Médias et Porte-parole du Gouvernement congolais.

    Judith Tuluka a indiqué que chaque chantier ouvert emploi au moins 40 ouvriers. Ce nombre multiplié par le nombre des chantiers qui devraient être ouverts sur l’ensemble du territoire national donne les chiffres indiqués ci-haut.

    « Au niveau du programme, chaque chantier ouvert emploie au moins 40 personnes. Si aujourd’hui nous avons 305 bâtiments construits, donc nous avons 305×40 personnes, rien que pour maintenant. Et si vous prenez l’ensemble des projets de construction qui sont en cours, parce que, d’ici décembre nous allons réceptionner au total 916 constructions; mais je vous ai dit qu’il en a 2131 ouvrages à construire. », a dit la Ministre d’État, Ministre du plan Judith Tuluka au cours de cet échange avec la presse.

    Justifiant le retard observé dans certains chantiers, Judith Tuluka a fait savoir que le programme fait face à des multiples contraintes liées notamment à l’accessibilité.

    Elle a également fait savoir que dans certains endroits, notamment à Shabunda, dans la province du Sud-Kivu, les entreprises ont dû faire face au coût exorbitant de ciment allant jusqu’à 120 USD le sac de 50 kg.

    « En termes de difficultés et défis durant l’exécution de ce programme, on peut épingler le prix assez exorbitant du ciment dans certains coins du pays, le problème d’insécurité, la nécessité pour les entreprises qui ont soumissionné d’avoir de garantie bancaire; l’absence ou rareté de main d’oeuvre qualifiée. », a-t-elle dit.

    S’agissant des ouvrages déjà réceptionnés mi-novembre, la Ministre d’État Judith Tuluka a noté qu’il s’agit au total de 305 ouvrages en raison de 178 écoles, 108 centres de santés et 18 bâtiments administratifs.

    Ces ouvrages ont été livrés respectivement de la manière suivante :

    • PNUD : 17 écoles, 0 centres de santé, 2 bâtiments, soit un total de 17 ouvrages et il en reste 746 à livrer;

    • BCECO : 98 écoles, 75 centres de santé, 0 bâtiment, soit 173 et 558 reste à livrer;

    • CFEF : 202 écoles, 141 centres de santé, 21 bâtiments administratifs, soit 364 et il reste 271 ouvrages à livrer.

    Mitterrand MASAMUNA

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