Catégorie : Gouvernance

  • RDC : Grève des agents de l’Etat, l’Intersyndicale divisée !

    RDC : Grève des agents de l’Etat, l’Intersyndicale divisée !

    Comme le Rassemblement de l’opposition, l’intersyndicale de l’Administration publique vient d’être affectée par la « bicéphalie ». A la base, le déclenchement de grève dont le préavis a été donné au Gouvernement depuis le 16 Mars 2017. A cette divergence majeure, les deux parties s’accordent sur la nécessité pour l’employeur d’alléger la perte du pouvoir d’achat des fonctionnaires et le caractère apolitique de leur démarche.   

    Si le camp de Fidèle Kiyangi estime que le dialogue entamé est suspensif de la grève tant que les discussions n’ont pas abouties, le camp de Guy Nkuku évoque le non respect des termes de leur cahier de charge par l’employeur. D’où, le constat d’échec de ce prétendu dialogue qui ouvre la voie à la grève générale sur toute l’étendue du pays.

    « Nous avons constaté un mépris. Le Gouvernement a dressé un groupe de syndicats qui n’ont pas présenté un cahier de revendications pour se dresser contre nous. Et ça, ce n’est pas normal. Nous demandons à tous les travailleurs d’observer la grève et de n’être du coté d’aucun parti politique qui peut récupérer le mouvement que nous avons déclenchés pour revendiquer nos droits, nos salaires», a déclaré le Coordonnateur de la CDT, Guy Nkuku sur Top Congo.

    De son côté, le Président de l’intersyndicale nationale, Fidèle Kiyangi tient au respect de la procédure syndicale d’autant plus que le préavis a été lancé et que le dialogue n’ayant pas encore rendu la primeur de ses conclusions aux agents qui les ont mandatés.

    « L’intersyndicale a sollicité un échange en paritaire avec le Gouvernement en vue d’alléger la situation de misère des agents de l’Etat. Et depuis vendredi, nous sommes en discussions. Tant que le dialogue n’est pas été rompu, la grève n’a pas sa place », a-t-il déclaré à Zoom Eco.

    Toutefois, commente un observateur, cette divergence majeure sème une confusion, savamment entretenue par des mains occultes, dans l’esprit des agents et fonctionnaires de l’Etat qui n’exigent que l’amélioration de leurs conditions de vie et de leurs salaires. Si dans cette situation de doute, certains préféreraient s’abstenir et/ou carrément prendre position, seule la température de la journée de ce mercredi 5 Avril 2017 au sein de l’Administration publique tranchera. Oui, la base va s’exprimer… Wait and see !

    Zoom Eco

    A RE(LIRE) : 

    EXCLUSIF – L’intersyndicale est formelle : «Il n’y a pas de grève ce mercredi»

  • EXCLUSIF – L’intersyndicale est formelle : «Il n’y a pas de grève ce mercredi»

    EXCLUSIF – L’intersyndicale est formelle : «Il n’y a pas de grève ce mercredi»

    L’intersyndicale de l’Administration publique confirme qu’il n’y a pas grève dans les services de l’Etat ce mercredi 5 Avril 2017. Les agents et fonctionnaires sont appelés à vaquer librement à leurs occupations. Fidèle Kiyangi Matangila, Président de cette plate-forme syndicale vient de le dire en exclusivité à Zoom Eco.

    Il évoque l’indépendance et l’autonomie de leur organisation syndicale vis-à-vis du Gouvernement et son caractère apolitique. Et précise que les discussions avec l’employeur son encours depuis vendredi dernier pour la prise en charge de leurs revendications.

    Ayant constaté la dépréciation du franc congolais et la perte du pouvoir d’achat que cela a entrainé sur par rapport à leurs salaires, l’Intersyndicale a sollicité un échange en paritaire avec le Gouvernement congolais en vue d’alléger la situation de misère des agents de l’Etat. Et ce, avant de plancher sur un barème idéal et réaliste.

    Pour l’intersyndicale, tant que le dialogue n’est pas rompu, la grève n’a pas sa place.

    Cliquer pour écouter Fidèle Kiyangi Matangila : 

    Tout en reconnaissant la portée de la démarche des acteurs politiques pour la société, les syndicalistes ne souhaitent pas que leur cela se fasse derrière leurs dos. Ils attendent donc l’aboutissement des négociations avec le gouvernement pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de leurs salaires.

    Pour rappel, le Rassemblement de l’opposition politique avait, dans sa déclaration du 29 Mars 2017, avait affirmé soutenir la grève générale décrétée par les syndicats le mercredi 5 Avril 2017.

    Eric Tshikuma/Zoom Eco

  • RDC : Une journée ville-morte, deux messages transmis

    RDC : Une journée ville-morte, deux messages transmis

    Au-delà des considérations politiques, l’opération ville-morte observée ou (presque) lundi 3 Avril 2017 à l’échelle nationale a transmis deux messages du peuple congolais. Premièrement, le ras-le-bol du comportement de la classe politique qui privilégie ses intérêts au détriment de ceux de la nation. Et deuxièmement, l’indignation du citoyen lambda face à l’incapacité de ses dirigeants de stopper la perte du pouvoir d’achat qui le ronge dans un contexte de misère.

    Si les acteurs politiques ne parviennent toujours pas à s’accorder (volontairement et/ou involontairement) pour aller aux urnes en décembre 2017 et établir un nouvel ordre politique, les incertitudes liées à cette crise contribuent substantiellement à la détérioration inquiétante du tissu économique qui subit déjà le choc exogène à cause de sa dépendance au secteur minier.

    Entre-temps, le fonctionnaire de l’état perd actuellement 50% de son pouvoir d’achat à cause de la dépréciation du franc congolais avec ses effets d’entrainement sur les prix des biens et services dans un marché qui suit le rythme de dollar comme l’ombre suit le papillon.

    Il est vrai que le congolais lambda vit tellement au taux du jour qu’il ne peut observer une journée entière sans entreprendre son activité quotidienne pour trouver de quoi nourrir sa famille. C’est le cas de ces compatriotes trouvés autour du marché Gambela à Kinshasa.

    Vue des alentours du marché Gambela sous l’ambiance de la journée ville-morte du 3 avril 2017. Ph. @Zoom_eco

    Il est tout aussi évident que les activités socio-économiques du pays ont été paralysées cette première journée de la semaine.

    Si dans certaines villes du pays, les activités ont commencé timidement le matin, elles ont repris leur cours normal au-delà de 10 heures. Il y a lieu de citer le cas d’Uvira, Bandundu-Ville, Butembo, Oicha et Bunia…

    A Beni, la majorité de commerces n’ont pas ouverts et la circulation est restée timide sur le boulevard Nyamwisi jusqu’à midi. Autant qu’à Kananga où l’on apprend de nos sources que les magasins, les écoles sont restés fermés en dépit du dispositif sécuritaire renforcé sur les principales artères.

    A Mbuji-Mayi, la ville a tourné au ralenti dans le calme à l’instar de Lubumbashi et Kinshasa qui, du reste, vivent un lundi pas comme les autres. Il a suffit d’observer la circulation sur les principales artères pour s’en rendre compte.

    Pour rappel, cette journée ville-morte a été décrétée par l’UDPS et le Rassemblement pour exiger la mise en œuvre de l’accord politique du 31 décembre 2016.

    Zoom Eco

    A RE(LIRE) :

    RDC : Une journée ville-morte occasionne des pertes sèches de plus de 10 millions USD à Kinshasa

    Photos :

    (11H50) Vue du Boulevard du 30 Juin à Kinshasa, le 3 Avril 2017. Ph. @Zoom_eco
    (11H00) Vue du Boulevard Lumumba à Kinshasa le 3 Avril 2017. Ph. @Zoom_eco
    (12H00) Vue de l’avenue Lukusa (vers le Rond-point Forescom) à Kinshasa le 3 Avril 2017. Ph. @Zoom_eco
    (11H30) Vue de l’avenue du Commerce à Kinshasa, le 3 Avril 2017. Ph. @Zoom_eco
    (12H00) Vue du Centre-ville de Lubumbashi, le 3 Avril 2017. Ph. @Zoom_eco
  • RDC : Les six chiffres de la gestion des finances publiques du Gouvernement Badibanga !

    RDC : Les six chiffres de la gestion des finances publiques du Gouvernement Badibanga !

    Visiblement, le Gouvernement Samy Badibanga à travers les Ministère d’Etat au Budget et le Ministère des Finances concentre ses efforts sur la maximisation des recettes et la rationalisation des dépenses publiques. Toutes les stratégies mises en place pour la bonne gestion des finances publiques semblent porter des fruits. Si pour une frange d’experts des efforts doivent encore être consentis, d’autres sont d’avis que « de rouge sang, les finances tournent petit à petit au vert… » Zoom Eco reprend pour vous quelques chiffres.

    Excédents budgétaires 5,9 milliards CDF
    Au bout de deux premiers mois de l’année 2017, le nouveau gouvernement s’est imposé une discipline rigoureuse et a équilibré les comptes du trésor en réalisant un excédent respectif de 5,9 milliards à fin janvier et 3,7 milliards de CDF en janvier et février. Il en résulte un excédent total de 9,6 milliards de CDF, sans sacrifier les dépense inéluctables, telles que les salaires, les intérêts sur la dette, les rétrocessions aux régies et les transferts aux provinces.

    Le gouvernement Badibanga a, en effet, réalisé une bonne prise en charge des finances publiques : les réalisations des recettes au niveau de trois régies se sont avérées systématiquement au dessus des assignations. Contre des déficits prévus de 6,7 et 34,7 milliards de FC, soit 41,4 milliards de FC, le gouvernement a aligné des excédents de trésorerie de 5,9 et 3,7 milliards de FC, soit 9,6 milliards de FC. Ce qui dégage un bonus de 51 milliards de FC.

    Paie des fonctionnaires, 162 milliards CDF
    L’exécution du plan de trésorerie du secteur public révèle que toutes les rémunérations dans l’administration publique, les agents et fonctionnaires de l’État, les cabinets ministériels, les cabinets de la primature y compris les FARDC et la PNC (la Police Nationale Congolaise), les services des renseignements, les magistrats, les médecins, les professeurs d’université, les corps scientifiques, les enseignants et infirmiers ont été liquidés, soit 162 milliards de CDF décaissés.

    La paie s’est effectuée intégralement et quasiment en temps réel même dans des territoires à accès difficile, dépourvus des succursales des banques.

    Transferts aux provinces, 14 milliards CDF

    Les tensions entre le gouvernement central et les exécutifs des provinces au sujet de la rétrocession relèvent désormais du passé : les provinces ont perçu, à fin janvier 2017, leurs dus avec de substantiels dépassements de 123% par rapport aux allocations initiales. Plus de 14,8 milliards de CDF ont été transférés aux administrations provinciales pour des prévisions de 12 milliards de CDF.

    Par ailleurs, le Kongo Central a bénéficié d’une assistance humanitaire non prévue mais versée sur instruction personnelle du Premier ministre à la suite des sinistres que la ville de Boma a connu du fait de dernières pluies diluviennes.

    Dette intérieure, plus de 8 milliards CDF
    Longtemps considérée par des fournisseurs locaux créanciers de l’Etat comme une dette enterrée, la dette intérieure a également connu un début de paiement à la grande satisfaction des organisations patronales. Pour mémoire, la Fédération des entreprises du Congo, FEC, en avait fait une recommandation non négociable lors des accises du Dialogue de la Cité de l’Union africaine. Issu lui-même des milieux d’affaires, Samy Badibanga a tenu à ses obligations.

    Quelques 8,5 milliards de CDF ont, en effet, été décaissés à titre de dettes intérieures par un gouvernement qui ne vit que des crédits provisoires de moins de 510 milliards CDF mensuels. Pour d’aucuns, Samy Badibanga relève d’entrée de jeu les objectifs qu’il s’est assigné devant l’Assemblée nationale: endiguer la crise économique et sociale, restaurer la cohésion nationale et organiser les élections.

    CENI, désormais 50 milliards CDF
    Le gouvernement Badibanga tient à relever le pari des élections dans le délai. A cet effet, il a mis, aux deux premiers mois de l’année, 28 milliards de CDF à la Centrale électorale. Selon des sources bien informées au Budget où la loi des finances publiques pour l’exercice 2017 subit son dernier toilettage, le cabinet Badibanga va progressivement doter la CENI d’une enveloppe mensuelle de 50 milliards de CDF dès le mois de mars (en mois normal) et 100 milliards de CDF en mois d’échéance fiscale.

    Quelques 860 milliards CDF, soit près de 760 millions de dollars américains pourraient être alloués à la CENI dans le budget 2017 pour couvrir les trois scrutins électoraux. D’où, la nécessité de tenir le pari de la mobilisation et de la rationalisation de la dépense.

    Restauration des 5% de la prime aux Régies

    Les caisses de l’Etat se renflouent, apprend-t-on. Cette situation est la conséquence du rétablissement des rétrocessions à raison de 5% des recettes mobilisées et de la mise en pratique par les régies financières (DGDA, DGRAD, DGI) des consignes édictées par le Premier ministre, Samy Badibanga, lors d’une dernière réunion en présence du ministre des Finances, Henri Yav Mulang.

    A RE(LIRE) : Pierre Kangudia : « Le gouvernement a restauré la prime de mobilisation des agents des régies financières »

    Aux deux premiers mois, les régies financières ont mobilisé 556,2 CDF contre des prévisions de 474,9 milliards CDF, soit un taux de réalisation de 117%. La Direction générale de Douanes et Accises a réalisé 198,2 milliards CDF des recettes pour des prévisions de 170 milliards de FC, soit un taux de réalisation de 117%, la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participation a glané quelque 85 milliards CDF pour des assignations de 66 milliards CDF, soit un taux d’exécution de 129%. Pour des assignations de 220 milliards de FC, la Direction générale des impôts a collecté 244 milliards CDF.

    Si seulement elles pouvaient continuer à monter en puissance pour donner à l’État les moyens autonomes de sa politique. Et cerise sur la gâteau, les perspectives sont plutôt encourageantes avec l’embellie annoncée dans la durée des cours mondiaux des matières premières exportées par la RDC dont l’or noir et le métal rouge.

    Pold Kalombo/Zoom Eco

  • RDC : Joseph Kabila promulgue la Loi sur la sous-traitance dans le secteur privé !

    RDC : Joseph Kabila promulgue la Loi sur la sous-traitance dans le secteur privé !

    Le Président de la République vient de promulguer la Loi sur la sous-traitance dans le secteur privé en RD Congo. L’annonce de la Présidence de la République a été faite au Journal Télévisé de 20 heures de la Télévision Nationale ce mercredi 8 février 2017.

    Cette Loi adoptée au Parlement en janvier dernier rend donc obligatoire l’attribution de la sous-traitance des activités connexes ou annexes à l’activité principale aux seules entreprises congolaises à capitaux congolais. Son application vise l’éclosion de la classe moyenne congolaise à travers les Petites et Moyennes Entreprises congolaises qui en seront bénéficiaires.

    Fixant les principes et les conditions d’exercice de la sous-traitance en RDC, cette Loi exige un contrat écrit avec l’entreprise principale. Les relations entre le sous-traitant et la main d’œuvre, donc les travailleurs seront régies par la législation du Travail.

    Il est désormais interdit la sous-traitance de plus de 40% de la valeur globale d’un marché. Le contrôle de la sous-traitance dans les entreprises sous-traitantes est assuré par l’autorité publique au niveau du Pouvoir central, provincial ou local. Des pénalités sous forme d’amende ou de mesure administrative de fermeture provisoire seront prises à l’encontre des entreprises étrangères fautives.

    Du point de vue de dispositions transitoires, l’entrée en vigueur de cette loi est prévue dans les douze mois à dater de sa promulgation. Les entreprises étrangères qui détiennent des contrats dans des secteurs qui requièrent des compétences spécifiques devraient se constituer en société de droit congolais.

    En sommes, cette loi vient de corriger l’iniquité qui ronge le secteur de la sous-traitance dans le privé. L’anomalie décriée a consisté pour les entreprises étrangères d’exécuter à la fois leurs activités principales et les entreprises annexes ou connexes par d’autres entreprises étrangères qu’elles ont recrutées.

    Les entreprises à capitaux congolais étaient donc exclues de ce champ d’activités connexes de la sous-traitance. Ce qui entraînait un manque à gagner au trésor public et ne favorisait pas la création des emplois.

    Philippe Katumba/Zoom Eco

  • RDC : Obsèques de Tshisekedi, l’UDPS ouvre un compte à la Rawbank pour les contributions

    RDC : Obsèques de Tshisekedi, l’UDPS ouvre un compte à la Rawbank pour les contributions

    L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) vient d’ouvrir un compte bancaire à la Rawbank RDC pour les obsèques d’Etienne Tshisekedi Wa Mulumba. L’annonce vient d’être faite par le Comité d’organisation mise n place par une décision du Secrétaire Général de ce parti politique.

    « [L’UDPS] informe toute personne désireuse d’apporter sa contribution financière à l’organisation des obsèques, et dans le souci de transparence dans la gestion de ces fonds à recevoir, qu’il vient d’ouvrir u compte en dollars américains », a annoncé Augustin Kabuya, Porte parole de ce parti.

    Le SWIFT CODE : RAWBCDKI
    N° Compte en USD : 95101-01010131702-60
    N° Compte en CDF : 95101-01010131701-63

    Si le souci de transparence conduit cette démarche, la logique voudrait que le comité d’organisation fasse le rapport de toutes les contributions et de leur affection au public. C’est aussi cela la Bonne Gouvernance.

    Communiqué officiel UDPS.
    Communiqué officiel UDPS.

    Entre-temps, des sources proches du gouvernement rapportent que le Gouvernement congolais se serait engagé à financer le voyage de 15 membres de la famille biologique d’Etienne Tshisekedi et de l’UDPS. De son côté, le Royaume de Belgique a déjà annoncé la prise en charge de l’avion devant rapatrier le corps de l’Opposant historique à Kinshasa accompagné des membres de sa famille.

    Mboyo Emilie/Zoom Eco

  • RDC : Révision du fichier électoral, le budget approuvé par l’ONU a été de 50 millions USD

    RDC : Révision du fichier électoral, le budget approuvé par l’ONU a été de 50 millions USD

    [ENTRETIEN EXCLUSIF] – Si le budget prévisionnel était arrêté à 73 millions USD, le Conseil de Sécurité des Nations Unies l’a finalement réduit de 23 millions USD. Cette réduction aura été motivée notamment par la crise financière qui frappe tous les Etats contributeurs et le caractère supplémentaire de cette enveloppe sur la contribution traditionnelle de l’ONU en RDC.

    Pour cerner les contours de ce dossier, Zoom Eco s’est entretenu avec Florence Marchal, la Chargée de communication et Coordonnatrice du Groupe de Communication des Nations Unies (UNCG) en Rd Congo.

    Révision du fichier électoral, 50 millions USD

    « Nous avions fait des prévisions pour 73 millions USD pour la révision du fichier électoral du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017. Ce qui a été approuvé par le siège à New-York (les états membres) représente 50 millions USD. Ce qu’on nous a demandé de faire, nous l’avons fait», a indiqué Florence Marchal.

    Avec ces crédits de 50 millions USD, la MONUSCO espère parvenir à accomplir totalement sa double mission lui assignée par la résolution 2277 : apporter un soutien logistique et une assistance technique à la révision du fichier électoral en RDC.

    A en croire Florence Marchal, la plus grosse ligne du budget a été la location des avions pour une période de six mois :

    « Nous avons loué auprès de sociétés privées quatre avions cargos Iliouchine 76 et C-130 Hercules et 16 hélicoptères MI-8 pour réaliser ces opérations. C’est ce que ça coûte très chers. Ils volent depuis fin octobre 2016 en RDC et on espère avoir terminé fin mars 2017 ».

    Vue d'un chargement des matériels de la CENI. Ph. Monusco
    Vue d’un chargement des matériels de la CENI. Ph. Monusco

    Résultat de l’appui logistique et technique
    Les statistiques révélées à Zoom Eco ce week-end font état de plus de 1 700 tonnes de matériels transportés et livrés de Kinshasa vers les Hubs grâce sur 110 vols d’avions et sans compter le tonnage de plus de 200 rotations d’hélicoptères.

    « Dans le cadre opérationnel, les tâches des NU ont été bien définies après concertation avec la CENI. A ce titre, il était convenu que la Monusco déploie les matériels d’abord, de Kinshasa vers les Hubs (Chefs-lieux des provinces) par avion ; ensuite, par hélicoptère, des Hubs vers 104 antennes qui sont difficiles d’accès », a précisé Florence Marchal.

    Il y a également des entrepôts de la MONUSCO et la manutention qui sont mis à la disposition de la CENI à Kinshasa comme dans les Hubs ainsi que le soutien non chiffré dues services de la Radio Okapi.

    A tout prendre, deux raisons ont motivé cette intervention pour le Conseil de Sécurité de l’ONU : la requête du Gouvernement congolais à travers la CENI faite fin 2015 et la nécessité d’avoir un fichier électoral crédible sans lequel il ne peut y avoir des élections crédibles en RDC.

    « Le Gouvernement et la CENI sont des partenaires de la MONUSCO. Pour l’instant, ils nous ont dit : transportez et livrez les matériels que nous mettons à votre disposition à partir de Kinshasa. Nous faisons ce que le partenaire nous demande de faire. On est complètement dans les rails », a conclu Florence Marchal.

    Eric TSHIKUMA/Zoom Eco

  • RDC : Rencontre Trump – Badibanga, le tweet qui fait mouche !

    RDC : Rencontre Trump – Badibanga, le tweet qui fait mouche !

    Le tweet du Premier Ministre congolais alimente les débats sur les réseaux sociaux depuis le début de cette soirée. En séjour aux Etats-Unis, Samy Badibanga Ntita a posté la photo de sa rencontre avec le Président des Etats-Unis d’Amérique, Donald Trump.

    Si des questions fusent de partout pour connaitre les circonstances de cette rencontre « au sommet » et les termes de leurs échanges, des sources proches de la Primature ont affirmé à Zoom Eco que le Chef du Gouvernement congolais a réellement rencontré le nouveau Président américain ce vendredi 3 février 2017.

    Il y a quelques jours, Samy Badibanga a entamé une tournée euro-américaine sans tambours battant. Certaines sources indiquent qu’il aurait pris des contacts avec Washington en toute discrétion. Et que la primeur de ses entretiens serait réservée au Président Joseph Kabila.

    Quoi qu’il en soit, soutient un observateur anonyme, Samy Badibanga a le mérite d’avoir été le premier des autorités politiques congolaises à serrer la main du Président américain, le milliardaire Donald Trump depuis sa récente investiture. Nous y reviendrons.

    Zoom Eco

  • RDC : Néhémie Mwilanya présente le Plan stratégique national de développement

    RDC : Néhémie Mwilanya présente le Plan stratégique national de développement

    Mesdames et Messieurs les professionnels de la Presse,
    Je réitère la bienvenue à votre endroit sur ce site présidentiel du Palais de la Nation.
    Il n’est pas usuel, à tort ou à travers, pour un Directeur de Cabinet du Président de la République de communiquer avec la Presse dans notre pays.

    L’exception se justifie aujourd’hui par le devoir qui m’incombe, d’informer l’opinion, par votre entremise, d’une initiative présidentielle vieille de quelques années qui est arrivée à maturation : la planification d’un rêve, le cadrage d’une vision, la vision du Président de la République Joseph KABILA, pour le Congo.

    Vous permettre d’accéder à ce cadrage, tel est le but de l’invitation vous adressée ce jour, par le Cabinet du Président de la République. Et d’entrée de jeu, laissez-moi vous rappeler que le 06 décembre 2006, le Président de la République présentait son rêve d’un Congo nouveau en ces termes : « Je vois le Congo où, chaque jour, le peuple se remet au travail, renversant les paramètres de pauvreté en chantier de prospérité « , Fin de citation.

    Dans son discours d’acceptation de la demande lui adressée par des millions des Congolais à être candidat à l’élection présidentielle de 2011, le Président de la République est revenu sur cette pensée, à Kingakati, en ces termes : « J’ai accepté ce défi avec la conviction que Dieu aidant, nous allons gagner. Je suis convaincu que nous allons gagner parce que vous et moi avons : Une passion : celle du Congo ; Une vision : celle de la modernisation de notre pays ; Un objectif : le bien-être des Congolais ; Une équipe homogène, disciplinée, rodée, déterminée et performante.  » Le Président de la République a conclu sa confession de foi en ces termes :  » Au bout de cinquante ans d’indépendance, notre peuple a tout vu, tout entendu et connu. Il connaît son histoire et ses politiciens. II sait qui est qui dans notre pays. II sait aussi qui a fait quoi et pour quel résultat. Notre peuple sait, enfin, qui a une parole, qui n’a pas de parole et qui n’a que la parole « , Fin de citation.

    Lié idéologiquement à la révolution du 17 mai, le Président de la République rappellera dans le même discours que l’action héroïque de son devancier, le Président MZEE Laurent Désiré KABILA, de vénérable mémoire, avait déjà un triple objectif : Libérer le peuple congolais de la dictature Instaurer la démocratie et l’Etat de droit Développer notre cher et beau pays.

    Le Congo dont il venait d’hériter la Magistrature suprême ayant été trouvé dans une situation dramatique, voire même dans un état comateux, découpé en plusieurs morceaux avec tous les indicateurs socio-économiques et politiques au rouge, dans un premier temps, le Président de la République avait assigné à son gouvernement, mieux à toutes les institutions de la République, la mission de refonte de l’Etat en se fixant pour priorité, entre 2001 et 2005, le rétablissement de ses fondamentaux à savoir :

    La paix dans le pays et avec nos voisins ;
    La réunification du territoire national
    L’instauration de la démocratie et de l’Etat de droit
    La restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire.
    La stabilisation du Cadre macro-économique avec pour objectif, la relance de la croissance économique
    Ces promesses, à bien d’égards, avaient été bien tenues.

    C’est ce qui a fait que dans la deuxième phase de son action, correspondant à la première mandature 2006 à 2011, l’action du Président de la République a été orientée, en toute urgence, vers la création d’un environnement propice au développement des investissements privé, la création des emplois et l’amélioration de la qualité des services publics, particulièrement la desserte en eau et en électricité, l’éducation, la santé, le logement et les infrastructures routières.

    Toutes ces urgences feront l’objet d’un programme prioritaire dénommé :  » Cinq chantiers de la République  » (cinq chantiers pour un Congo fort, uni et prospère « .

    Et lorsque cinq ans après, ce pari était également gagné dans la plupart des secteurs, et en voie de l’être dans bien d’autres, et que les bases d’un développement durable étaient posées, plusieurs projets ayant soit démarrés, soit terminés, la dette ayant été allégée et l’économie relancée, le Président de la République a proposé au peuple souverain la troisième phase de son ambition à la tête du pays, à savoir :  » l’émergence du Congo comme un pays de référence et à forte croissance à l’horizon 2030, et son accession au trône de puissance mondiale à l’horizon du centenaire de notre indépendance « .

    Il s’agit ici d’une ambition portée par une vision davantage clarifiée ; celle d’un Congo dont la vocation naturelle est d’être non seulement unie, forte et prospère, mais aussi  » une maison au sommet de la montagne  » ; une vision marquée parla capacité inégalée à transfigurer rapidement notre pays.

    C’est à travers donc des efforts soutenus et accélérés sur la voie de la reconstruction et de la modernisation du pays que cette vision devrait être rencontrée. Et la démarche choisie par le Président de la République, bien évidemment, en rupture avec les schémas classiques du passé, mais marquée par le sens de l’innovation et de l’audace d’entreprendre, sera d’élaborer un plan global de développement qui devait servir de document pérenne de repère à tout programme gouvernemental à court ou à moyen terme.

    Les termes de référence de l’élaboration de ce plan décliné dans son discours d’investiture était la recherche des éléments constitutifs des politiques publiques sectorielles à même d’offrir des réponses concrètes à notre engagement vis-à-vis de notre peuple, à faire du Congo, ce don béni du ciel :

    Un pool d’intelligence et de savoir-faire ; Un vivier de la nouvelle citoyenneté et de la classe moyenne ; Un grenier agricole ; Une puissance énergétique ; Un pool économique et industriel ; Une terre de paix et de mieux-être ; Une puissance régionale au cœur de l’Afrique. Toute l’action du Gouvernement en ce moment précis va dans ce sens.
    Cette lacune d’un instrument de référence a été pourvu aujourd’hui à travers une série de consultations générales sur les politiques de développement de la RDC dans différents secteurs de la vie nationale, ordonnées par le Président de la République dans le courant de l’année 2011, dirigées par son Cabinet à travers le Conseiller Spécial en matière de Sécurité et menées de juin à décembre 2011 en RDC par les experts congolais, issus des différents ministères et de la Banque Centrale du Congo, avec le concours des experts coréens.

    Ces consultations ont donné lieu à ce qu’il convient d’appeler aujourd’hui :  » Le plan Stratégique National de Développement pour la République Démocratique du Congo  » dont nous avons l’insigne honneur de porter l’existence à l’attention du public par vos médias interposés « .

    Avec ce plan, l’action gouvernementale ne devra plus répondre uniquement à l’appel des urgences ou de la stabilité politique et économique, mais elle devra s’inscrire, comme l’a si bien précisé le Chef de l’Etat lors de son dernier discours sur l’état de la Nation, dans le cadre d’un plan stratégique pluriannuel de développement du pays. Un plan qui sert de cadre prospectif d’orientation des politiques de développement sectorielles qui matérialisent et concrétisent la vision du Président de la République, non seulement sur le Congo d’aujourd’hui, mais aussi sur celui de l’an 2030 et voire même du centenaire de son indépendance.

    Voilà pourquoi, après la brève communication de ce jour sur ce plan stratégique national de développement, ce dernier sera transmis au Gouvernement en vue de sa présentation détaillée et de sa mise en œuvre.
    Que retenir de ce Plan ?

    I. DU CONTEXTE ET DE LA METHODOLOGIE DE CONCEPTION DU PLAN STRATEGIQUE

    1. C’est en marge du Sommet bilatéral du mois de mars 2010 que le Président de la République, Joseph KABILA, avait demandé à son homologue coréen de partager avec la RDC l’expérience sud-coréenne en matière de développement.
    2. En réponse à cette demande de SE Joseph KABILA, la Corée a mené, en collaboration avec les experts congolais, un programme de partage de connaissances en 2010 et a lancé en 2011 un véritable projet de consultation politique à travers l’Agence Coréenne de Coopération Internationale (KOICA).
    3. Plusieurs experts coréens de haut niveau et de divers secteurs ont participé à ce travail qui a couvert les thématiques suivantes : Développement industriel, Agriculture, Pêche, Infrastructures, Energie, Ressources Minérales, Fiscalité, Finances, Investissements Directs Etrangers, Ressources Humaines, Sciences et Technologies.
    4. Ce projet est unique en ce que des experts coréens de haut niveau, eux-mêmes chargés de politiques de développement coréen, ont participé à l’élaboration de plans de développement d’un autre pays (la RDC).
    5. Il a abouti à ce Plan Stratégique National qui permet à la RDC de disposer d’une orientation et d’un cadre de politiques de développement sectoriel ayant pour but de fixer une vision nationale et de la concrétiser.
    6. Quelle a été la méthodologie suivie ?

    II. METHODE DE TRAVAIL
    1. Le projet a visé pour la partie coréenne à apporter des conseils à la partie congolaise sur les pratiques politiques plutôt que de se concentrer sur la mise à disposition de la partie congolaise d’un modèle théorique prêt à porter. Dans l’élaboration de ce plan, la méthodologie de travail a consisté plutôt en des réunions stratégiques des experts (en RDC et en Corée), des formations en Corée des experts congolais, des études de terrain à travers des visites des institutions sectorielles (Port de Matadi, Douanes, Office National des Routes, Centre de pisciculture de tilapia, …) par les experts et enfin par des ateliers de restitution (dont le final en novembre 2011).
    2. Le rôle majeur des experts coréens n’était donc pas non plus de rédiger et de déposer eux-mêmes un rapport final de consultation, mais d’encourager les experts congolais à participer activement à la définition des stratégies phares de leur propre pays. En matière de plans d’action concrets, ce sont également les fonctionnaires de la RDC qui devaient avoir l’initiative de la réflexion et de la délibération, en vue d’éviter d’avoir in fine un développement pensé par les Coréens.
    3. Dans un contexte où le pays manque de données statistiques nécessaires à l’élaboration de plans de développement, et d’expériences sur l’établissement de plans de développement, l’essentiel a été donc d’enrichir les compétences et les savoirs des experts congolais pour qu’ils puissent concevoir leurs propres plans de développement national. En définitive, les experts coréens ont appuyé leurs homologues congolais pour l’élaboration des plans de développement national et des mesures concrètes. Les plans et les stratégies finaux ont été déterminés par le biais de longues discussions avec les experts congolais.

    III. ELEMENTS ESSENTIELS DU PLAN
    1. Le plan a été élaboré en 3 parties comme suit : (i) Politiques et Stratégies du développement de la RDC (ii) Actions à entreprendre (iii) Conclusion.

    2. Tableau synthétique du Plan
    Politiques et Stratégie du développement de la RDC
    o Dans cette première partie, le plan prévoit la définition de la vision et l’objectif du développement :  » RDC, Centre de la Prospérité en Afrique « . Faire de la RDC un pays à revenu intermédiaire à travers l’augmentation du revenu national à 2.000$ par habitant d’ici 2035.
    o L’augmentation de la taille du  » gâteau économique  » à travers 3 secteurs phares comme moteurs de la croissance nationale : industrialisation des secteurs de base, développement du vaste terrain agricole et amélioration de la productivité du secteur minier et industriel y relatif.

    3. phases importantes sont ici à réaliser :
    (i) La réforme des bases pour la croissance
    (ii) L’accélération de la croissance
    (iii) La restauration de l’équilibre pour le développement durable

    4. Actions à entreprendre
    a)Pour le Développement industriel
    II est prévu la création des zones économiques industrielles et franches qui permettront la création d’emplois et la substitution des importations. 11 s’agit également d’attirer et de soutenir les Investissements Directs Etrangers (IDE) qui permettront le développement des exportations, en plus de la création d’emplois.
    b) Pour le Développement de l’agriculture et de l’industrie des produits de la pêche
    II est question de promouvoir les fermes familiales ainsi que leur mécanisation et encourager l’accueil des fonds étrangers pour le développement de l’agriculture industrielle. Pour la pêche : il faudra mettre en place un organisme administratif central pour la gestion du secteur et accorder des soutiens financiers au secteur qui doit viser la consommation locale et les exportations.
    c)Pour la Gestion budgétaire
    Le premier point de fixation demeure la Fiscalité : il faudra ici baisser à terme le taux d’imposition sur les sociétés (40% à 30%) et simplifier le cadre juridique fiscal. Taxer davantage des produits de luxe et les produits pétroliers. Il faudra par ailleurs, une réforme de la TVA et envisager d’élargir son application à tous les consommateurs y compris aux PME. Il faudra enfin auditer les régies financières et les informatiser.
    Le deuxième point de fixation ici c’est la Gestion des finances publiques : il est prévu de fortifier l’outil de contrôle, avoir un même organisme de gestion des recettes et des dépenses pour un meilleur suivi du budget et renforcer l’application et la perception de l’impôt foncier
    d) Quant au Développement des infrastructures
    II est prévu l’adoption d’une stratégie de développement centrée sur les pôles urbains et concentrée sur les grandes infrastructures comme la voirie (routes) et les ports.
    e)S’agissant du Développement de l’énergie et des ressources naturelles
    L’action consistera à achever la rénovation et la réparation des installations de production électrique. Modifier les tarifs d’électricité et améliorer le taux de recouvrement de la SNEL. Recourir par ailleurs aux PPP et BOT pour le financement du développement du secteur. Attirer les industries de transformation de bois. Rénover les jardins botaniques et zoologiques et développer l’éco-tourisme. Certifier les réserves des ressources minérales et promouvoir la transformation locale.
    f) Enfin, concernant le Développement des ressources humaines
    II faudra améliorer le niveau d’éducation scolaire et renforcer la part de la formation technique et professionnelle dans le système éducatif. Développer le système d’éducation civique et sociale  » sur mesure  » pour la conscientisation civique de la population.
    Au niveau de la Fonction Publique : l’objectif demeure celui de former des talents et d’améliorer l’efficacité de l’administration et des projets gouvernementaux.

    Quelques observations sont formulées dans ce Plan :
    En effet, comme on peut bien le constater, la réussite de ce Plan Stratégique de Développement est basée sur des exigences majeures :
    a) Leadership de vision
    Le plan met l’accent sur le rôle du leadership politique lequel demeure primordial dans la réalisation de tout plan de développement. En RDC, la mission du leadership est très importante car l’identité nationale n’est pas encore fortement ancrée et la citoyenneté responsable laisse encore à désirer. L’élaboration et la mise en œuvre des stratégies de développement devront donc être garanties par la volonté politique et la résolution ferme du Chef d’Etat et des autres dirigeants.
    b) Consolidation des fondements de la stabilité politique
    Après une longue période de conflits, il est conseillé de garantir la stabilité politique et sociale notamment en couvrant les besoins de base de la population, en créant des emplois et en assurant une gouvernance basée sur un ordre public bien assuré.
    c) Formation d’un régime de l’administration de développement et des principaux acteurs du développement
    La mise en place d’un système efficace d’administration de développement qui gère les politiques du développement et mobiliser les acteurs (hommes d’influence, savants, journalistes, …) qui vont amplifier l’étendue du développement est ici recommandée.
    d) Vérification de l’avancement sur les terrains concernés par les politiques et établissement d’un système de feedback
    Le suivi régulier et le feedback de la mise en œuvre sont conseillés comme déterminants dans l’administration du développement
    e)Définition d’un modèle de rôle du développement national
    La démarche ici ne consistera pas à explorer un modèle nouveau mais à s’inspirer des modèles exemplaires et réussis dans d’autres pays.
    f) Investissement répondant aux critères de la compétitivité future à l’ère de la mondialisation
    Le Gouvernement devra s’assurer que les investissements réalisés, quel que soit leur montant ou source de financement, utilisent bien les technologies et les commodités des standards internationaux.
    g) De l’engagement au désengagement
    L’Etat devra s’engager enfin dans la phase de l’accélération de la croissance à travers les politiques de développement stratégique pour éradiquer la pauvreté. Lorsque la phase de l’accélération est dépassée, l’Etat devra se désengager pour laisser le marché et la communauté (secteur privé) prendre le relais de la croissance afin d’assurer un développement durable.

    IV. CONCLUSIONS
    1. Ce Plan Stratégique trouve une première mise en œuvre dans les orientations faites récemment par le Chef de l’Etat au Gouvernement, et adoptées en Conseil des Ministres le 26 janvier dernier dans le cadre des 28 Mesures Economiques Urgentes, sur la nécessité imminente d’ouvrir de nouvelles pistes dans notre politique économique, dans le sens de la diversification économique de la RDC, qui par ailleurs dispose de plusieurs richesses naturelles, afin d’assurer la stabilité et la croissance économiques du pays, et de continuer ainsi l’œuvre de la reconstruction de SE Monsieur le Président de la République.

    2. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la mise en œuvre des orientations proposées dans ce plan exige :
    o Une Couvernance de haut niveau (impliquant la Présidence de la République) pour le suivi, le contrôle et l’orientation dans l’exécution du Plan Stratégique ;
    o La mise en place d’un fonds national d’investissements qui permettra de créer un effet de levier dans la mobilisation des financements pour les projets importants du pays ;
    o La mise en place d’une cellule nationale chargée du montage et de la gestion des projets bancables jusqu’à la mobilisation des financements de ceux-ci ;
    o La Présidence de la République demeurera impliquée dans le processus de suivi de la mise en œuvre de ce Plan Stratégique par le Gouvernement à travers l’ouverture d’un  » guichet  » à l’écoute des investisseurs pour stimuler les Investissements Directs Etrangers.

    Kinshasa, le 22 février 2016

    Le Cabinet du Président de la République
    Prof Néhémie MWILANYA WILONDJA Directeur de Cabinet

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