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Gouvernance

RDC : l’APLC milite en faveur d’une loi spéciale anti-corruption

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L’Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC) poursuit son plaidoyer en faveur d’une loi spéciale anti-corruption en République Démocratique du Congo (RDC).

Au cours de la première édition du Congrès des experts comptables congolais qui s’est clôturée le vendredi 12 juillet 2024, le Coordonnateur intérimaire de l’APLC a évoqué quelques avancées enregistrées dans la lutte contre la corruption en RDC.

Michel Victor Lessay a noté en effet la création de l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption, et la redynamisation des services traitant diverses matières à savoir : la Coordination de l’Innovation pour le changement des mentalités (CICM);
L’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Éthique Professionnelle (OSCEP); L’Inspection Générale des Finances (IGF);
La Cellule Nationale de Renseignements Financiers(CENAREF); La Direction de Reddition des Comptes (RDC); La Cour des comptes (CDC); Le Réseau National des Parlementaires Africains de Lutte Contre la corruption et les Actions proactives des organisations de la société civile.

Pour lui, ces initiatives expriment la volonté politique des autorités congolaises.

Par ailleurs, l’APLC insiste sur le renforcement de l’arsenal législatif de la République Démocratique du Congo avec notamment la mise en place d’une loi spéciale anti-corruption et une loi portant protection des lanceurs d’alerte afin de poursuivre le combat pour le changement des mentalités.

L’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption ambitionne de travailler pour la réduction des pratiques de corruption d’au moins 60% d’ici 2026 et implémenter une culture de l’intégrité dans le secteur public, privé, dans les milieux de la société civile et de la population.

Depuis sa mise en place en 2024, l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption a déjà traité 57 dossiers de détournement des deniers publics, 7 dossiers de coulage des recettes publiques, 14 dossiers de spoliation des immeubles et 22 dossiers de fraude fiscale.

L’APLC est un service spécialisé au sein du Cabinet du Chef de l’Etat, créé par ordonnance N° 20/013 bis du 17 mars 2020, en conformité avec la Constitution de la République Démocratique du Congo, la Convention des Nations-Unies contre la corruption, la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption et
le Protocole de la SADC de lutte contre la corruption.

L’ordonnance portant sa création la désigne comme l’autorité nationale de référence en matière de lutte contre la corruption en RD Congo. Elle coordonne tous les services et organismes publics en charge de la lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux, et faits y assimilés.

Mitterrand MASAMUNA

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