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Afrique

Afrique subsaharienne : la croissance régionale attendue à 4,3 % en 2026

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L’Afrique subsaharienne devrait enregistrer une croissance de 4,3 % en 2026, après 4,1 % en 2025. Cette progression, renseigne l’institution de bretton Woods, masque toutefois une réalité plus dure : près de la moitié de la population resterait dans l’extrême pauvreté.

Dans son rapport « Africa Economic Update — Building AI Readiness », publié en octobre 2026, la Banque mondiale relève de 0,3 point sa prévision de croissance par rapport à avril.

Les perspectives s’améliorent dans 35 économies sur 47, soit près de trois quarts des pays étudiés. Mais seules 21 enregistreraient une accélération par rapport à 2025 : une prévision révisée à la hausse ne signifie donc pas nécessairement une croissance plus rapide que l’année précédente.

La consommation des ménages, les investissements et la reprise agricole soutiennent l’activité.

La consommation contribuerait à hauteur de 1,6 point à la croissance, contre 1 point pour l’investissement. Ensemble, ces deux moteurs expliqueraient environ 60 % de la progression régionale.

La transition énergétique et le développement des infrastructures numériques entretiennent également la demande de minerais, notamment le cuivre et le cobalt.

Ces débouchés alimentent les recettes d’exportation des pays producteurs. Leur portée sociale reste cependant limitée.

Les activités extractives créent peu de liens directs avec l’emploi et les revenus des ménages, souligne le rapport.

L’écart apparaît dans les chiffres : malgré une croissance régionale de 4,3 %, le PIB par habitant ne progresserait que de 1,8 %. L’augmentation de la population absorbe une partie des gains économiques, dont la répartition demeure inégale.

Au seuil de 3 dollars par jour, exprimé en parité de pouvoir d’achat de 2021 pour tenir compte des différences de prix, la pauvreté toucherait 47,8 % de la population en 2026, puis 47,1 % en 2027. Ce recul de 0,7 point resterait trop lent pour empêcher le nombre de personnes pauvres d’augmenter.

La RDC afficherait une croissance de 5,4 % en 2026, contre 5,7 % en 2025. Elle dépasserait la moyenne régionale de 1,1 point, tout en ralentissant.

Les ménages subiraient aussi une pression accrue sur leurs dépenses. L’inflation médiane régionale passerait de 3,7 % en 2025 à 5,5 % en 2026, portée notamment par les carburants, les engrais et les produits alimentaires.

Parallèlement, le remboursement de la dette réduit les moyens disponibles pour les infrastructures et les services sociaux.

Le service de la dette extérieure publique et garantie par l’État représentait déjà 1,6 % du PIB pour le pays médian en 2024, soit près du double de son niveau de 2008.

Le défi reste celui de transformer la croissance en emplois et en améliorations durables du niveau de vie, soutient le rapport.

Flory MUSISWA

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