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RDC : Une journée ville morte occasionne des pertes sèches de 10 millions USD à Kinshasa

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RDC : Une journée ville morte occasionne des pertes sèches de 10 millions USD à Kinshasa 1

Il est évident qu’une journée « ville morte » peut être politiquement « réussie » peu importe la raison pour laquelle elle a été décrétée. Cependant, sur le plan économique, c’est une journée « gaspillée », même si elle se réveille généralement à vers 14 heures. Des Experts évaluent ces pertes qui ne seront pas compensées à environs 10 millions de dollars américains lorsque Kinshasa tourne au ralentie pour certains et paralysée pour les autres.

Face à l’appel à une journée ville morte, les kinois se livrent à un arbitrage déterminant. Il s’avère qu’ils apprécient entre « sortir en prenant son propre risque personnel » et éventuellement « évaluer l’opportunité qu’ils perdent ». Si leur choix est tout à fat individuel, la vérité est que le manque à gagner est énorme.

10 millions USD en fumée !
Contacté par Zoom Eco, l’analyste Economique et stratège, Al Kitenge évoque trois paramètres d’analyse pour évaluer les pertes sèches journalières qui de manière sévère vont largement au dessus de 10 millions de dollars américains.

Premièrement, c’est le transport. « Dans la ville de Kinshasa, il y a près deux millions de personnes qui, chaque jour, empruntent un moyen de transport pour aller et revenir. Et chacun dépense en moyenne 1 000 FC soit 1 dollar. Rien que ça, c’est à peu près 2 millions USD », constate Al Kitenge.

En second lieu, vient le commerce général qui évoluant dans une ville pas très riche en dépit de son nombre assez important d’habitants. A ce niveau, le centre d’affaire de Kinshasa enregistrerait des pertes estimées entre 5 à 6 millions de dollars pour n’avoir pas fonctionné un seul jour.

Et de poursuivre : « En fin, ce sont les salaires qui seront payés pour des gens qui n’auront pas travaillé dans les différentes sociétés. Donc, la journée ville morte va être payée simplement parce que ce n’est pas de leur faute s’il n’y a pas eu travail ».

Dès lors, il s’avère que les grands perdants sont les opérateurs économiques du secteur privé et les débrouillards kinois qui vivent au jour le jour. L’impact de cette perte sera également ressenti par l’Etat qui, par définition, ne produit pas d’argent, mais le collecte sur la richesse créée par les privés.

Il y a lieu d’admettre la vérité selon laquelle : les congolais comme les autres citoyens des pays africains ont le devoir de travailler au minimum 10 heures par jour de manière quasi permanente sur l’année. Cela signifie que les congés et les journées fériées inutiles occasionnant des pertes en termes de compétitivité et d’opportunité devraient être supprimés.

Avec plus de conscience de ce qui les concerne, les kinois travailleraient un peu plus et seraient plus regardants. Si le drame de ce pays est que tout est politique, le peuple est en réalité pris en étau par des opérateurs politiques de tous bords, y compris pour des raisons qui ne changent pas d’un seul mètre sa vie. Il y a lieu de le savoir et de les leur dire !

Zoom Eco

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