Finance
RDC : les dépenses publiques chiffrées à 2.272,2 milliards de CDF au 25 septembre 2024

Les dépenses publiques de la République Démocratique du Congo (RDC) sont évaluées à 2.272,2 milliards de CDF au 25 septembre 2024, représentant un taux d’exécution de 85 % par rapport aux prévisions de 2.675,4 milliards de Francs congolais (CDF).
Les dépenses courantes ont atteint 1.871,3 milliards de Francs congolais (CDF), dépassant de 14 % les prévisions mensuelles.
Cette augmentation est principalement due aux salaires des agents et fonctionnaires de l’État, qui s’élèvent à 787,9 milliards de Francs congolais (CDF), suivis des frais de fonctionnement des institutions et ministères, soit 521,0 milliards de CDF et des subventions chiffrées à 464,0 milliards de Francs congolais.
En revanche, les dépenses en capital n’ont été exécutées qu’à hauteur de 39 % de leur programmation mensuelle fixée à 488,1 milliards de Francs congolais (CDF). Ce faible niveau d’exécution soulève des inquiétudes quant aux investissements nécessaires pour le développement infrastructurel du pays.
Par ailleurs, les recettes fiscales mobilisées au cours de cette période se sont élevées à 1.717,0 milliards de Francs congolais (CDF), soit seulement 60,3 % des prévisions.
Les impôts directs et indirects ont contribué pour 1.163,7 milliards de CDF, tandis que les recettes douanières et parafiscales ont respectivement généré 389,2 milliards de Francs congolais et 162,3 milliards de Francs congolais (CDF).
Le même document de la BCC renseigne que la balance des opérations financières affiche un déficit préoccupant de 555,2 milliards de Francs congolaise (CDF) au 25 septembre 2024, contrastant avec un excédent prévu de 169,8 milliards de Francs congolais.
Ce déficit a été compensé par l’utilisation des marges de trésorerie antérieurement constituées et par des ressources provenant des titres publics.
Les experts soulignent que ce déficit pourrait avoir des répercussions sur la capacité du Gouvernement de la RDC à financer ses engagements sociaux et économiques.
Les retards dans l’exécution des dépenses en capital pourraient également entraver la croissance économique à long terme.
La situation budgétaire actuelle reflète les défis auxquels fait face le Gouvernement congolais pour équilibrer ses finances publiques tout en répondant aux besoins croissants de la population.
La nécessité d’une gestion rigoureuse et transparente des ressources est plus que jamais pressante.
Le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a récemment annoncé des mesures visant à améliorer la collecte des recettes et à rationaliser les dépenses. Ces efforts sont cruciaux pour restaurer la confiance dans les institutions financières du pays.
Bien que la RDC ait réalisé des progrès dans l’exécution budgétaire jusqu’à présent, les défis structurels demeurent. Une attention particulière doit être accordée à l’optimisation des dépenses en capital pour garantir un développement durable et inclusif.
Mitterrand MASAMUNA







